NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (29/04/2013)

ESPAGNE

  • Niveau inégalé du chômage: 27,16% de la population active, représentant 6.202.700 personnes, au terme du 1er trimestre, selon les données de l’Enquête de Population Active. Le nombre de ménages dont tous les membres sont au chômage avoisine les 2 millions.
  • Projet de réformes dans le système de retraites: le Gouvernement a soumis aux partenaires sociaux la possibilité de reculer l’âge de départ en retraite au-delà de 67 ans, de substituer l’indexation des pensions sur l’Indice des Prix à la Consommation par une indexation sur le rapport recettes/dépenses du système de Sécurité Sociale, et de supprimer la revalorisation automatique des pensions.
  • La crise du secteur de presse s’accentue: selon les dernières données, les ventes des périodiques papier continuent de baisser en mars. Sur un an, tous les titres sont touchés, sauf le quotidien La Razón: le nombre de lecteurs d’El País diminue ainsi de 13%, d’El Mundo de 15%, d’ABC de 14%, et de La Gaceta de 46%. Quant aux investissements publicitaires dans la presse quotidienne, ils chutent de 18% en avril.
  • Au terme de la restructuration du secteur bancaire, 3 entités se partageront 70% du marché national: selon déclarations du directeur général commercial du Banco Santander, il s’agirait du groupe Santander avec 14% du total d’agences, du BBVA avec 11% des agences, et de Caixabank. Une fois achevé le processus de restructuration, il ne resterait que 7 ou 8 établissements bancaires en activité.
  • Bonifications fiscales exceptionnelles pour les agriculteurs et éleveurs affectés par les aléas météorologiques: en vertu d’un arrêté du Ministère des Finances, leurs bases d’imposition au titre de l’exercice 2012 sont réduites dans la mesure où ils ont subi les effets de la sécheresse, des incendies et des inondations: à l’échelle nationale pour les producteurs de fleurs et plantes d’ornement, d’olives, pour les apiculteurs, et pour les éleveurs de bovins laitiers, de lapins, de moutons et de chèvres pour leur lait et leur viande; dans certaines régions et pour certains produits.
  • Amélioration du déficit budgétaire en 2012: selon les données d’Eurostat, il a atteint 7,1% du P.I.B., contre 8,96% en 2011. Ce déficit n’inclut pas les aides publiques au secteur bancaire; en les prenant en compte, le déficit s’élève à 10,6% du P.I.B. (9,4% en 2011), soit le niveau le plus élevé de l’Union Européenne. Le chiffre donné par Eurostat signifie implicitement que Bruxelles n’exigera pas un effort additionnel pour compenser les aides publiques aux banques.
  • Sursis à la suppression de l’Indice de Référence des Prêts Hypothécaires (IRPH) des banques et caisses d’épargne: elle est ajournée dans l’attente d’un autre indice de substitution élaboré par la Banque d’Espagne et le Ministère de l’Economie. 10 à 15% des hypothèques indexées sur cet indice sont concernées représentant 1 à 1,5 millions d’emprunteurs. Entretemps, le recours à l’utilisation de l’euribor (ce qui serait à l’avantage des emprunteurs, en raison du bas niveau de cet indice), ou de l’euribor augmenté de l’écart avec l’IRPH, ou d’autres indices, est envisagé.

FRANCIA

  • El paro laboral bate su record desde 16 años: 3,224 millones de parados sin actividad alguna a fines de marzo (3,195 millones en 1997, la cifra historicamente más alta hasta ahora), o sea 10,2% de la población activa. Sin embargo, con respecto a esa época, la situación actual es un poco mejor, pues la población activa ha aumentado, con lo que la tasa de paro es ligeramente inferior (10,8% en 1997).
  • Industriales y distribuidores aceptan pagar un mayor precio por la leche a los productores: el mediador designado por el Ministro de Agricultura con el consenso de todas las partes, ha recomendado que los distribuidores abonen a los industriales, a partir del 1° de junio próximo, un incremento de 3 céntimos por litro de leche de consumo y de 2 céntimos para la leche integrada en productos lácteos. Asimismo, el mediador ha solicitado una elevación de 2,5 céntimos por litro del precio pagado a los productores, los cuales se hallan enfrentados con una subida de 30% de los precios de los alimentos para animales.
  • Descenso moderado de los precios de viviendas de segunda mano en París, pese a la caída de las ventas: según el colegio de notarios de Ile-de-France, los precios han bajado del 0,2% entre diciembre 2012 y febrero 2013 comparativamente con el mismo periodo 2011/2012, cuando las ventas han caído del 37% en ese mismo periodo. El descenso de precios ha sido mayor en el conjunto del Ile-de-France (- 0,7%) con un retroceso de las ventas del 26%.
  • Pese a la crisis, los salarios netos reales han progresado más que en las principales economías europeas: según un estudio del Consejo de Análisis Económico, desde 2008, los salarios han venido creciendo a un ritmo anual de 0,8% en el sector privado. En cambio, las subidas salariales han sido moderadas en los Países Bajos, y los salarios han disminuído en Italia, España y Reino Unido. Ello obedece a que las empresas francesas prefieren reducir la plantilla antes que las retribuciones, para salvaguardar el clima social y la motivación de los trabajadores. El estudio apunta a que, considerando la productividad que tiende a estancarse, esa situación puede contribuir a un empeoramiento del paro laboral consecutivo a la pérdida de competitividad.
  • Menores salidas de vacaciones previstas en primavera por motivos económicos: para las vacaciones escolares de primavera (entre el 13 de abril y 13 de mayo), 22% de francesas han previsto salir contra 25% en 2012, según un reciente sondeo. 41% de los que se quedan alegan motivos económicos (35% en 2012), 34% indican ahorrar para otras vacaciones (21% en 2012). 75% de los que se van han optado por destinos en Francia, y 16% han escogido países vecinos en Europa. Más de 33% se alojan gratuitamente (en familia o con amigos), 25% se alojan en hoteles, 15% en viviendas alquiladas, 8% en campamentos, 8% en albergues y 3% en aparthoteles.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (22/04/2013)

ESPAGNE

  • Essor des exportations: au cours des 2 premiers mois de 2013, elles ont progressé de 5% par rapport à la même période de 2012, alors qu’ont reculé celles de l’Allemagne (- 1,6%), de la France (- 3,4%), du Royaume-Uni (- 4,2%) et de l’Italie (- 5,8%). Quant aux importations, elles ont diminué de 2,4%, de sorte que le déficit commercial pour cette période a baissé de – 36,8% (contre – 33,6% en 2012).
  • La BCE (Banque Centrale Européenne) étudie une formule pour stimuler les crédits bancaires aux Pme: actuellement, la BCE fournit des liquidités aux banques contre remise par celles-ci d’actifs collatéraux (créances sur des tiers), mais sur la base de la valeur individuelle de chaque créance apportée, minorée en fonction de son degré de risque, alors que la minoration est moindre pour un titre apporté représentatif d’un paquet de créances non individualisées. Le BCE étudie la possibilité d’acquérir des créances titrisées sur les Pme, notamment auprès des banques espagnoles, ce qui, en abaissant ainsi le coût de refinancement, inciterait ces banques à augmenter leurs crédits aux Pme.
  • Accroissement de la richesse financière nette des ménages: selon la Banque d’Espagne, au 4ème trimestre 2012, les actifs financiers nets (après déduction des dettes) des ménages s’étaient accrus de 5,98% par rapport à la même période de 2012. La croissance avait été supérieure au 3ème trimestre (+ 7,8%) mais négative dans les 2 premiers trimestres de cette année-là. Cette évolution reflète la hausse de l’épargne et, corrélativement, l’affaiblissement de la consommation.
  • L’activité industrielle toujours au point mort: selon l’INE (Institut National de Statistiques), en février pour le 4ème mois consécutif, les ventes ont baissé de – 2,8% en données désaisonnalisées par rapport au même mois de 2012, et les commandes de – 5,6%. Tous les secteurs ont été touchés, surtout celui des biens de consommation durables (- 16,6%). Le marché intérieur accuse le coup avec un recul des ventes de – 10,7%.
  • Légère baisse des créances douteuses des banques mais la Banque d’Espagne s’oppose à la récupération des provisions pour créances non utilisées: en février, le niveau des créances douteuses bancaires a baissé, se situant à 10,4% (10,8% en janvier). Ce recul est dû aux cessions d’actifs douteux à la SAREB, la « bad bank », tout comme la baisse intervenue en décembre 2012 (de 11,4 à 10,4%). Mais le niveau des créances douteuses reste élevé et les prévisions en la matière assez pessimistes compte tenu de la prolongation de la crise, aussi la Banque d’Espagne, tout en écartant pour l’instant l’éventualité de nouvelles provisions obligatoires, a interdit la récupération des provisions devenues excédentaires.
  • Le gouvernement projette d’élargir la libéralisation du commerce de détail: la dispense de licence préalable serait accordée à des établissements de plus de 300 m2 (plafond actuel), ce dont seraient bénéficiaires les petits supermarchés, et étendue à d’autres activités de commerce au détail.

FRANCIA

  • La Autoridad para la Competitividad preconiza la supresión de las tarifas reguladas del gas: manifiesta que las tarifas reguladas (basadas en contratos a largo plazo indexados en los precios del petróleo) resultan más elevadas que los precios de mercado, y que los operadores alternativos a los « históricos » (como GDF Suez) suelen ser más baratos que estos últimos. Según la Autoridad, la liberalización formal del mercado no ha plasmado en una verdadera competencia, debido a la deliberada falta de información de los consumidores (particulares y profesionales), lo que lleva a que 90% de los franceses siguen siendo clientes de EDF (electricidad) y de GDF Suez (gas) y a que los nuevos operadores, tanto nacionales como extranjeros, se ven « disuadidos » de entrar en el mercado.
  • Disminución de la actividad de « camping » en 2012: según datos profesionales, las pernoctaciones fueron 105,9 millones contra 106,8 el año anterior. Las previsiones para 2013 apuntan a una estabilidad en relación con 2012. La duración media de la estancia de los veraneantes en camping es de 5,3 días con una tarifa media de 94 € en camping 1 estrella a 288 € en camping 5 estrellas. El camping, que agrupa a 8.500 sitios con una facturación global de 2.000 millones € de los que 41% corresponden a 9% de los sitios pertenecientes a grupos o cadenas hoteleras, es el primer modo de alojamiento turístico de los franceses.
  • Las previsiones económicas del Gobierno cuestionadas por el FMI y por el Alto Consejo de Hacienda Pública: el FMI estima una contracción del P.I.B. de 0,1% en 2013 y un crecimiento de 0,9% en 2014, mientras el Alto Consejo no descarta un ligero retroceso del P.I.B. en 2013 y un crecimiento inferior a 1,2% en 2014. El Gobierno tiene previsto + 0,1% en 2013 y + 1,2% en 2014.
  • Pesimismo del sector agroalimentario para 2013: en 2012, facturó + 2,3% más que en 2011 y su balanza comercial exterior generó un excedente de 9.200 millones €. Pero ha perdido su puesto de 4° exportador mundial a favor del Brasil, ha suprimido 3.200 empleos y tiene prevista la supresión de otros 5.000 en el 1er semestre de 2013, principalmente en el sector de las industrias charcuteras y platos cocinados debido a la escasa rentabilidad y al escándalo de la carne de caballo. La previsión de facturación para 2013 apunta a un aumento del 0,5% solamente con una baja de producción de 1%.
  • Suspensión de la obligación de publicar sus cuentas anuales para las pequeñas empresas: el Primer Ministro ha anunciado que las empresas de menos de 10 asalariados y con facturación inferior a 700.000 € quedarán exentas de esa obligación. Para aquellas con facturación inferior a 8 millones € y plantilla laboral comprendida entre 11 y 50 asalariados, la obligación será aligerada. Esa decisión afecta en conjunto a 1.400.000 empresas con plantilla laboral de 0 a 50 asalariados.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (15/04/2013)

ESPAGNE

  • Les systèmes de rémunération analogues aux « stock options » mis en place par les Pme et les entreprises nouvellement créées bénéficieront d’avantages fiscaux: ces avantages sont prévus par la Loi sur les Entrepreneurs (Ley de Emprendedores) qui sera approuvée dans les prochaines semaines, a déclaré le Directeur général de l’Industrie et des Pme. Le but poursuivi est de faciliter aux Pme le recrutement de collaborateurs qualifiés en les faisant participer aux bénéfices escomptés.
  • Les promoteurs immobiliers pourront vendre sur le marché libre les Logements de Protection Officielle (VPO, équivalents des HLM français) qu’ils détiennent en stock: ainsi le prévoit le Plan Etatique du Logement 2013-2016 entré en vigueur. Faute de moyens financiers, les Pouvoirs publics ne peuvent intégrer ces logements dans le patrimoine immobilier public pour les mettre en location avec des loyers sociaux. En revanche, les promoteurs qui choisissent cette option doivent restituer toutes les aides publiques reçues au titre de ces logements. Le but est de faciliter la résorption du stock de logements en vente, parmi lesquels figurent de nombreux VPO.
  • Obligation de certification énergétique pour tous les logements vendus ou loués pour plus de 4 mois, à partir du 1er juin 2013: cette mesure figure dans le Plan Etatique du Logement 2013-2013. La validité du certificat énergétique est de 10 ans. Toutefois, aucune sanction n’est prévue pour les vendeurs ou loueurs qui n’ont pas fait certifier le logement.
  • Durcissement des conditions requises pour bénéficier du régime des préretraites volontaires: le Décret-Loi est présenté à l’approbation des députés. Pour passer volontairement en préretraite, un minimum de 35 ans de cotisations sera nécessaire. En cas de préretraite imposée, le minimum d’années cotisées sera de 33 ans. L’objectif est d’alléger la charge budgétaire au titre des préretraites et aussi de préserver le capital d’expérience et de connaissances apporté aux entreprises par les travailleurs les plus âgés.
  • Recul de la production industrielle en février pour le 4ème mois consécutif: selon l’INE (Institut National de Statistiques), elle a diminué de 6,5% par rapport au même mois de 2012 (- 4,9% en janvier). Tous les secteurs sont en baisse: les biens non durables de consommation (- 5,9%), les biens intermédiaires (- 10,5%) en raison essentiellement des produits de béton armé, et les biens d’équipement (- 7,8%) suite à la baisse de production des armatures métalliques pour la construction et des composants pour véhicules à moteur.
  • Hausses salariales négociées inférieures à l’inflation: la moyenne des hausses salariales négociées dans le cadre des conventions collectives dans les 2 premiers mois de 2013 est de 0,55% au regard d’une inflation de 2,4%. Les nouvelles conventions collectives conclues dans cette période prévoient une hausse salariale moyenne de 0,27/0,28%.

FRANCIA

  • Ayudas públicas transitorias a favor de los productores de leche: por hasta 44 millones € ha anunciado el Primer Ministro, para satisfacer las peticiones reclamando medidas urgentes. Con objeto de poner fin a la situación de inferioridad de los ganaderos en sus negociaciones de precios con la gran distribución, están previstas medidas concretas en el proyecto de ley sobre el consumo que será presentado el 24 de abril próximo.
  • Obligación legal para las agencias de viaje y compañías aéreas de informar los viajeros sobre compañias en lista « negra » de la Unión europea: ha sido adoptada la ley correspondiente. Desde 2005, ciertas compañías cuyos aparatos no son considerados seguros para los pasajeros figuran en una lista « negra » y tienen prohibido volar en el espacio aéreo europeo. En los trayectos que incluyen una correspondencia susceptible de dar lugar a la utilización de una de esas compañías, las agencias de viaje y las demás compañías deben prevenir a los viajeros y proponerles soluciones alternativas, so pena de incurrir en una penalidad de 7.500 € y contraer una responsabilidad por poner deliberadamente en peligro la vida ajena.
  • Proyecto de limitar la duración del régimen de autoempresario: el Gobierno se plantea el limitar a unos años solamente el beneficio de ese régimen cuando se utiliza para ejercer una actividad principal, con objeto de impulsar la creación de empresas clásicas con mayor potencial de crecimiento. Para el ejercicio de actividades secundarias, la duración se mantendría ilimitada. El régimen se aplica actualmente a los asalariados, personas en paro, jubilados o estudiantes que desarrollan una actividad principal o complementaria para incrementar sus rentas, con trámites simplificados y ventajas fiscales. Los artesanos reprochan a ese régimen de distorsionar la competencia.
  • Las empresas preveen un leve aumento de sus contrataciones laborales en 2013: 1.613.000 contrataciones, o sea + 0,3% con respecto a 2012 (frente a + 4,3% en 2012 con respecto a 2011), según una encuesta de la Agencia pública Pôle Emploi. 18% de los empresarios han indicado que preveían al menos 1 contratación en el año, mediante contrato indefinido en la mitad de los casos. Recolectores agrícolas, agentes de mantenimiento, camareros, aprendices cocineros, ayudantes sanitarios, vendedores o cocineros son las actividades donde se contrata más. Según Pôle Emploi, ello refleja el fuerte peso en la economía francesa de las actividades turísticas y de los servicios a la persona.
  • Crecimiento económico y comercio exterior siguen siendo puntos negros: según el Banco de Francia, el crecimiento económico en el 1er trimestre 2013 se estima en + 0,1%. Asimismo ha empeorado el déficit de la balanza comercial: 6.010 millones € en febrero (5.650 millones € en enero) debido a un notable retroceso de las exportaciones no compensado por la disminución de importaciones.

ENDURECIMIENTO DEL RÉGIMEN FISCAL FRANCÉS APLICABLE A LAS AYUDAS ENTRE EMPRESAS

Por Felipe Sáez
Vicepresidente de la Cámara Oficial de Comercio de España en Francia (COCEF)   

Las segunda y tercera leyes rectificativas de Presupuestos para 2012 han modificado el régimen fiscal aplicable a las ayudas que las empresas pueden concederse entre sí. La Administración tributaria ha recogido en su normativa las nuevas disposiciones, añadiendo una modificación propia.

Para mayor claridad, se examinará separadamente la situación de la empresa que otorga la ayuda y la de la empresa beneficiaria de la misma.

Desde el punto de vista de la empresa que ayuda, se mantiene el principio de que, para ser deducibles fiscalmente, una ayuda o una ventaja acordadas deben dimanar de una gestión normal, esto es, conllevar una contrapartida para la empresa que las otorga.
Asimismo, la subvención de una empresa a otra sigue teniendo fiscalmente la consideración de una condonación de crédito. Y la renuncia a percibir ingresos en operaciones con terceros (préstamos sin interés, ventas o prestaciones de servicios no facturadas o facturadas a precios por debajo de lo normal), aún cuando no sea asimilada a una condonación de crédito, conlleva el mismo efecto tributario que esta última.

No ha variado el criterio para apreciar el carácter normal de una ayuda. Esa normalidad queda patentizada si se acredita que la ayuda beneficia al negocio de la empresa que la otorga y genera para dicha empresa una contrapartida real y suficiente.
Además, para ser deducible fiscalmente, el crédito condonado no debe constituir un elemento del precio de coste de la eventual participación de la sociedad ayudante en la empresa ayudada, con arreglo a la jurisprudencia del Consejo de Estado. Tal sería, por ejemplo, el caso de la condonación de un crédito a una sociedad en situación patrimonial positiva relacionado con la toma de una participación, de modo que pudiera considerarse dicha condonación como un complemento del precio de compra de esa participación.

La empresa ayudante debe justificar la condonación de su crédito, por ejemplo en base a existir relaciones comerciales con la empresa ayudada, al carácter complementario de las actividades de ambas empresas, a una clientela común, o bien, dándose las anteriores circunstancias, para permitir a la empresa ayudada mantenerse en actividad a pesar de una situación patrimonial negativa.
Todo ello para descartar la presunción de que la ayuda obedece a motivos exclusivamente financieros, como lo sería aquella concedida a filiales con las cuales no hay relaciones comerciales únicamente para salvaguardar el valor de la participación, si se hallan en situación patrimonial negativa, o para incrementar dicho valor si se hallan en situación patrimonial positiva.

La novedad introducida por las leyes rectificativas de Presupuestos antes mencionadas consiste en que, a partir del 4 de julio de 2012, las ayudas concedidas por unas empresas a otras son deducibles fiscalmente tan solo si son de índole comercial y cumplen con las condiciones generales antes expuestas, o sea revestir un carácter normal. Los criterios para valorar la índole comercial de una ayuda, determinados hasta ahora por la jurisprudencia y la doctrina administrativas, siguen siendo válidos: por ejemplo, la condonación de un crédito originado por las relaciones comerciales y que ha sido concedida para conservar mercados o fuentes de abastecimiento.
Cuando la ayuda es de índole a la vez comercial y financiera, tiene la consideración de comercial si predominan marcadamente los motivos comerciales de dicha ayuda.

Por lo tanto, las condonaciones de créditos de índole puramente financiera así como, en general, aquellas ayudas cuya naturaleza no sea comercial (incluyendo la asunción de deudas de empresas que no pueden atenderlas en cumplimiento de avales prestados a dichas empresas) dejan de ser deducibles fiscalmente a partir del 4 de julio de 2012.
En caso de empresas vinculadas, sigue aplicándose la jurisprudencia del Consejo de Estado referente al impacto de las ayudas, sean comerciales o financieras, sobre el valor de la participación en la empresa ayudada. La ayuda otorgada a una filial cuya situación patrimonial es positiva originará un aumento del valor de la participación detentada en esa filial y será susceptible de incidir en el resultado (plus o minusvalía) de la posterior cesión de dicha participación. El aumento de valor de la participación se determina multiplicando la cuantía total de la ayuda por el porcentaje de participación detentado en la filial.
Si la situación patrimonial es negativa antes o lo permanece después de la ayuda, esta última no incrementa el valor de la participación.

Así, las ayudas no comerciales a filiales en situación patrimonial positiva no incrementan o solo parcialmente –según el porcentaje de participación- el valor de las participaciones en dichas filiales, a la vez que la totalidad de esas ayudas no es deducible. Ello puede penalizar doblemente a la empresa ayudante: en el ejercicio en que concede la ayuda, por el reintegro de la misma en su base imponible; y en el ejercicio en que cede su participación, por resultar una base imponible mayor a efectos de plusvalía potencial o menor a efectos de minusvalía potencial puesto que todo o parte de la ayuda no incrementa el valor de la participación.

Ahora bien, las pérdidas irrogadas por condonaciones de créditos de índole no comercial seguirán siendo deducibles después del 4 de julio de 2012, siempre y cuando dichas condonaciones sean concedidas: – en virtud de un acuerdo amigable de la empresa ayudada con sus acreedores, constatado u homologado por el Presidente del Tribunal en el marco de un proceso de conciliación (art. L. 611-8 del Código de Comercio); – a aquellas empresas incursas en procesos de refinanciación (arts. L 620-1 a L 628-7) o bien en procesos concursales en sus distintas fases, de convenio con los acreedores (arts. L. 631-1 a L 632-4) o de liquidación judicial (arts. L 640-1 a L 644-6).

Como otra novedad, en su doctrina, la Administración tributaria ha ampliado el carácter deducible a aquellas condonaciones de créditos concedidas a empresas ubicadas en países miembros de la Unión Europea que estén incursas en uno de los procesos de insolvencia mencionados en el anexo A del Reglamento europeo CE 1346/2000 del 29 de mayo de 2000. En el caso de España, se trata de los antiguos procesos de suspensión de pagos y de quiebra, refundidos en el nuevo concurso de acreedores por la reforma de la Ley Concursal.
Para determinar la fracción deducible de sus créditos condonados a empresas de la Unión Europea, las empresas francesas deben basarse en la situación patrimonial neta de esas empresas comunitarias, valorada con arreglo a la normativa local.

Las ayudas así otorgadas a empresas en procesos de conciliación, refinanciación o concursales siguen siendo deducibles, con arreglo a la jurisprudencia anterior, por hasta un importe igual al de la situación patrimonial negativa de esas empresas y, en lo que respecta al eventual excedente de la ayuda sobre la cuantía de dicha situación patrimonial negativa, proporcionalmente al porcentaje global de participación detentado por los demás socios aparte la empresa ayudante. Si la situación patrimonial es ya positiva antes del otorgamiento de la ayuda, esta última es deducible proporcionalmente tan solo al nivel de participación detentado por los demás socios aparte la empresa ayudante.
Así, por ejemplo, la pérdida irrogada por la condonación de un crédito de 50.000 € a una empresa participada en 80% con déficit patrimonial de 30.000 €, será deducible en : 30.000 € + (30.000 x 20%) = 36.000 €. Si la empresa ayudada tuviera un excedente patrimonial, la pérdida por la condonación sería deducible en: 30.000 x 20% = 6.000 €.

Desde el punto de vista de la empresa beneficiaria, la ayuda constituye en principio un ingreso de explotación integrado en la base imponible del ejercicio durante el cual ha sido recibida. La ayuda es imponible, cualquiera que sea su índole y aunque no sea deducible para la empresa ayudante.

Ahora bien, al igual que en la anterior normativa, se halla exenta aquella ayuda no deducible procedente de la sociedad matriz según la define el art. 216 A del C.G.I. (sociedad con participación mínima del 5 %) siempre y cuando la filial beneficiaria se obligue a ampliar su capital por importe igual como mínimo al de la ayuda recibida. Ello es aplicable también a la ayuda bajo forma de subvención pero no bajo forma de renuncia a ingresos (por ejemplo, préstamo sin intereses).

Para que la ayuda esté exenta fiscalmente, la ampliación de capital debe cumplir con los siguientes requisitos: – estar reservada preferentemente a la sociedad matriz por el importe mínimo antes mencionado, sin perjuicio de que los demás socios puedan también acudir a dicha ampliación en la parte no reservada; – estar desembolsada íntegramente antes del cierre del segundo ejercicio siguiente al de la recepción de la ayuda; – estar desembolsada en efectivo o por conversión de créditos, de los cuales ha de ser directamente titular la sociedad matriz, pudiendo los mismos hallarse integrados por los saldos acreedores de cuentas a nombre de la sociedad matriz en los libros de la filial.

En las relaciones entre empresas francesas y españolas vinculadas, cada parte se halla sujeta a la normativa de su país de ubicación. Por consiguiente, el nuevo régimen fiscal francés afecta únicamente las empresas francesas, en tanto ayudan a empresas españolas y en tanto reciben ayudas de estas últimas.

Así, las filiales francesas que reciben ayuda de su matriz española bajo forma de condonación de créditos no tributan por dicha ayuda, siempre y cuando esta última no sea deducible por la matriz, la participación de dicha matriz sea igual o superior a 5 %, y amplíen su capital cumpliendo los requisitos señalados más arriba.
Ello se corresponde con la normativa española, la cual considera la condonación de créditos efectuada por una matriz a sus filiales como una aportación de fondos propios, bien a modo de compensación de pérdidas si la situación patrimonial de las filiales es negativa o bien incrementando el valor de sus participaciones si esa situación patrimonial es positiva, no teniendo la consideración de un gasto deducible.

En cuanto a las matrices francesas que ayudan a sus filiales españolas, no pueden deducir aquellas ayudas de índole financiera.
Para las filiales españolas, la parte de dichas ayudas que se corresponda proporcionalmente al porcentaje de participación de la matriz integra directamente los fondos propios, por lo que no tributa, mientras que el resto de las ayudas tiene la consideración de ingresos sujetos al Impuesto sobre Sociedades.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (08/04/2013)

ESPAGNE

  • Ambitieux Plan Intégral du Logement et des Sols: présenté par la Ministre des Travaux Publics, le projet de loi prévoit une enveloppe budgétaire de 2,4 milliards € comportant notamment: – des aides financières pour faciliter les prises en location, sous la forme du financement d’une fraction des loyers pour les ménages avec un revenu annuel inférieur à 22.300 €, l’accession à la propriété étant de plus en plus malaisée en raison de la crise; – des lignes de financement de l’ICO (Institut de Crédit Officiel) pour la rénovation des édifices et des logements ainsi que des subventions pour les aménagements entraînant des économies d’énergie; – majorité simple requise, au lieu des 2/3, requise pour la validité des décisions des assemblées de copropriétaires en matière d’installations (ascenseurs, élévateurs, rampes) destinées à améliorer l’accessibilité des immeubles aux handicapés et personnes diminuées physiquement.
  • La privatisation de la RENFE (SNCF espagnole) marque le pas: très peu d’offres intéressantes pour les lignes touristiques (Tren de la Fresa, Transcantábrico, Al Andalús) car peu rentables. Quant aux lignes de marchandises, elles sont potentiellement rentables mais une grande partie ne dessert pas les ports, aussi beaucoup d’entreprises, notamment dans l’alimentation, préfèrent utiliser la route. Selon les syndicats, le Ministère des Travaux Publics a anticipé de 2 ans les exigences européennes de suppression des subventions, avec la prochaine fermeture de 779 rames hebdomadaires sur un total de 3.374, et de 172 gares sur les parcours de moyenne distance, ce qui affectera 1 million de voyageurs. Les opérateurs (Deutsche Bahn, SNCF, ALSA) ne sont guère intéressés à reprendre les lignes peu rentables.
  • 1 contrat unique au lieu de 39 pour l’adjudication des services de nettoyage urbain et de maintenance des lieux publics et espaces verts: a décidé la Mairie de Madrid, qui espère économiser ainsi 10%, soit 256 millions €. Le contrat aura une durée de 8 ans, prorogeable 2 ans, comportera un contrôle de qualité et son paiement s’effectuera en fonction des résultats.
  • La chaîne d’électroménagers DARTY se retire d’Espagne: en juin 2013, ses 43 magasins actuels, employant 650 personnes, cesseront leurs activités. DARTY a perdu 90 millions € en Espagne depuis son implantation en 2007 jusqu’à la clôture du dernier exercice 2012/2013.
  • Amélioration des sources de refinancement des banques espagnoles: ces dernières retrouvent la confiance des investisseurs étrangers, suite aux mesures de restructuration du secteur et à l’apport européen de 40 milliards € au titre du plan de sauvetage bancaire. De grands établissements comme HSBC, Royal Bank of Scotland, Barclay’s, Bank of America ou Citygroup ont rouvert leurs lignes de financement aux banques espagnoles sur le marché des repos. Les banques espagnoles se refinancent ainsi à des taux plus avantageux qu’auprès de la Banque Centrale Européenne: 0,5% à 3 mois au lieu de 0,75%.

FRANCIA

  • Deterioro de la competitividad turística: según el informe 2013 del Foro Económico Mundial, en el ranking de competitividad turística Francia ha retrocedido del 3er al 7° puesto en 2012 detrás de Suiza, Alemania, Austria, ESPAÑA, Reino Unido y EE.UU. Pese a seguir siendo el primer destino turístico mundial con 81,4 millones de visitantes (56,2 millones para España), Francia se sitúa en 3er lugar para los ingresos generados por esa actividad (39.100 millones €) detrás de EE.UU. (83400 millones €) y de ESPAÑA (43.000 millones €). Faltan inversiones importantes, la acogida desea frecuentemente que desear, la formación de personal en el sector es insuficiente así como el volumen de alojamientos.
  • Los Grandes Almacenes de lujo LE PRINTEMPS van a ser propriedad de inversores quataríes: éstos se proponen comprar las participaciones del Deutsche Bank (70%) y del grupo italiano Borletti (30%), debiendo formalizarse la operación de aquí al verano. La plantilla de 3.400 asalariados sería conservada pero los sindicatos temen por los empleados de los almacenes fuera de la región parisina, ya que dichos almacenes son inquilinos de los locales y no es seguro que los inversores quataríes deseen mantenerlos.
  • El Gobierno adopta las previsiones de Bruselas para su crecimiento en 2013 y 2014: así lo ha manifestado el Ministro de Economía. En lugar de un incremento del Producto Interior Bruto de 0,8% en 2013 y de 2,0% en 2014, las previsiones oficiales se situarán en + 0,1% y + 1,2% respectivamente ateniéndose a los datos de Bruselas. En cuanto al déficit presupuestario, se situaría en 3,7% del PIB para 2013 (en lugar de los 3% anunciados), aplazándose hasta 2014 el objetivo de colocarlo por debajo de 3% del PIB.
  • Los asalariados tendrán representantes en los consejos de administración: así lo ha votado la Asamblea Nacional en el marco del proyecto de ley sobre aseguramiento del empleo. Habrá 2 representantes con derecho a voto en los consejos de administración de 12 miembros como mínimo, y 1 solo en los consejos con menos de 12 miembros, siendo esa disposición aplicable a las empresas con plantilla superior a 5.000 asalariados. 200 empresas y 4 millones de asalariados se hallan concernidos por esta normativa.
  • La bonificación fiscal para fomento de la competitividad y del empleo queda integramente disponible para las empresas: la Administración tributaria ha admitido que dicha bonificación no integre la base imponible y, por lo tanto, no contribuya a incrementar la tributación por el Impuesto de Sociedades (IS) ni la cuota sobre el valor añadido de las empresas (elemento de la contribución económica territoria) ni la contribución social de solidaridad. En esa misma línea, si bien contra de la doctrina administrativa, el Consejo de Estado acaba de sentenciar que sobre el IS a deducir para el cálculo del beneficio neto que determina la participación, no debe imputarse ninguna bonificación fiscal.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (03-04-2013)

ESPAGNE

  • Malgré de mauvais résultats apparents, le marché automobile se maintient grâce au plan PIVE 2: les immatriculations totales en mars ont baissé de 13,9% par rapport au même mois de 2012. Mais selon les professionnels, ce résultat est faussé par l’incidence saisonnière de la Semaine Sainte (3 jours ouvrables en moins). A égalité de jours ouvrables, les immatriculations se situeraient au même niveau qu’en 2012, et les professionnels soulignent que le PIVE 2 (Programme de Stimulation de Véhicules Efficients) contribue puissamment à freiner la contraction du marché. Le seul point noir est celui des immatriculations de véhicules d’entreprises, qui a chuté de 32,9% en mars.
  • Notable recul du tourisme intérieur: selon l’INE (Institut National de Statistiques), le volume des voyages des résidents a diminué en février de 14,4% par rapport au même mois de 2012. Les nuitées extra-hôtelières (appartements, campings et gîtes ruraux) ont baissé de 2%, dont 8,4% pour les résidents et 0,5% pour les étrangers. En incluant les hôtels, les nuitées baissent globalement de 6,2% en février, dont 14,4% pour les résidents et 1,4% pour les étrangers. Cependant, dans les 2 premiers mois de 2013, le volume des dépenses des touristes étrangers s’est accru de 5,1% par rapport à la même période de 2012.
  • Nouvelle baisse des ventes dans le commerce de détail: les ventes ont reculé de 10,6% en février par rapport au même mois de 2012 (- 8,8% en janvier), pour le 32ème mois consécutif. Par modes de distribution, les ventes des commerces individuels ont baissé de 13%, celles des grandes surfaces de 11,1%, celles des petites chaînes de 11,5% et celles des grandes chaînes de 4,1%.
  • Les exportations prennent le relais de la consommation des ménages comme contributeurs du PIB: selon le Secrétaire d’Etat au Commerce, il s’avère difficile que les ménages consomment massivement dans les prochains mois ou même les prochaines années, étant donné le niveau élevé du chômage. La consommation interne pèse de moins en moins comme facteur contributif du Produit Intérieur Brut, en raison de l’essor des exportations qui représentent actuellement 33% du PIB, un niveau jamais atteint qui traduit la récupération de la compétitivité espagnole.
  • Prochaine convention avec l’Andorre pour éviter les doubles impositions: les Ministres des Finances espagnol et andorran ont convenu d’engager les négociations pour signer une convention en ce sens. Actuellement, il existe avec l’Andorre un accord pour l’échange d’informations fiscales, ce qui a permis de supprimer ce pays de la liste des paradis fiscaux au regard de la réglementation espagnole.
  • Les Conservateurs des Hypothèques sollicitent pouvoir à nouveau contrôler la validité des clauses des contrats hypothécaires: cette faculté leur avait été retirée en 2007 pour ne pas retarder la formalisation des transactions immobilières, alors en plein essor. Actuellement, ils ne peuvent donc s’opposer à l’inscription de clauses abusives.

FRANCIA

  • Deuda y déficits públicos en 2012 superiores a las previsiones: la deuda pública ha batido un nuevo record, situándose en 90,2% del PIB (contra 89,9% previsto). El déficit presupuestario corresponde a 4,8% del PIB (frente a 4,5% previsto). El gasto público representa 56,6% del PIB, habiendo crecido en volumen de 0,7% (en lugar de 0,5% previsto) debido al desarrollo de inversiones por los colectivos locales (regiones).
  • El super impuesto de 75% sería a cargo de las empresas: al haber sido vetado en su primera modalidad a cargo de los particulares por el Consejo Constitucional, el Presidente de la República ha anunciado que contempla la aplicación de un impuesto por hasta el 75% sobre aquellas empresas que paguen retribuciones superiores a 1 millón €.
  • El Estado pagará más rapidamente sus proveedores: ha sido publicado un decreto del Ministerio de Economía, con efecto a partir del 1° de mayo próximo, acortando a 30 días el plazo máximo de pago de los contratos referentes a pedidos públicos (organismos con delegación de servicios públicos, contratos mixtos en partnership con la Administración pública); en caso de demora,, se pagarán intereses al tipo del Banco Central Europeo incrementado en 8 puntos porcentuales y una indemnización fija de 40 €. Este plazo reducido no se aplica a los establecimientos públicos de sanidad ni a las entidades públicas, que mantienen sus actuales plazos de pago (50 y 60 días respectivamente).
  • El continuado descenso del consumo no hace prever una próxima reactivación de la economía: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadística), el gasto de los hogares ha bajado un 0,2% en febrero con respecto a enero (- 0,9% respecto a diciembre), debido a una caída de las compras de géneros textiles, de confección y de cuero (- 6,1%). Según datos profesionales, las ventas del comercio especializado (excluida la alimentación) han bajado un 5%.
  • Situación y perspectivas óptimas del sector de apoyo a las personas dependientes: los excelentes resultados publicados por 3 empresas gestoras de asilos de ancianos, con aumentos de beneficios comprendidos entre 7 y 21 %, reflejan la buena situación de ese sector de actividad. 75% del mercado se halla detentado por el sector público y las asociaciones, pero el Estado carece de recursos para atender las 117.000 demandas de plazas, lo que proporciona un gran potencial de crecimiento para los grupos privados. En efecto, en los próximos 30 años, doblará el número de personas con más de 65 años de edad y aumentará en 4 o 5 veces más el número de personas de más de 85 años de edad.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (25-03-2013)

ESPAGNE

  • Nullité de la clause « plancher » concernant le taux d’intérêt applicable aux prêts hypothécaires si le contenu du contrat n’est pas clair: ainsi a jugé la Chambre civile de la Cour de Cassation. La clause « plancher » définit le seuil minimum en deçà duquel ne peut descendre le taux d’intérêt applicable au contrat, quel que soit le niveau de l’euribor. Si le contrat de prêt recèle d’autres clauses d’interprétation difficile par l’emprunteur, la clause « plancher » n’est pas applicable. Cette sentence n’est pas rétroactive.
  • 30 avril 2013, dernier délai pour déclarer le patrimoine et avoirs situés à l’étranger: selon un arrêté du Ministère des Finances. Passé ce délai sans déclaration, les biens dont l’existence sera révélée par la suite à l’Administration seront inclus d’office pour leur valeur dans l’assiette imposable au titre du dernier exercice non prescrit. Jusqu’à présent, dans ce cas de figure, seuls venaient s’ajouter à l’assiette imposable les revenus tirés de ces biens.
  • Développement des acquisitions immobilières par les Russes: en raison de la baisse continue des prix alliée au pouvoir d’achat croissant des Russes. Leur intérêt d’achat vise essentiellement les biens situés sur la côte méditérranéenne. En 2012, selon les régistres officiels, ils ont acheté 2.399 propriétés dans toute l’Espagne, soit 8 fois plus qu’en 2006.
  • Les Baléares ont enregistré en 2012 le plus faible recul du P.I.B. de toutes les Communautés Autonomes: – 0,3%, à égalité avec l’Europe des 27 (-0,3%), face à—1,4% pour l’ensemble de l’Espagne. Elles devancent la Galice (- 0,9%), la Catalogne et les Canaries (- 1,0%), toutes ces régions bénéficiant de la bonne tenue du secteur Services. A Madrid et dans la Cantabrie (- 1,3%), l’évolution a été voisine de celle du pays dans son ensemble, le recul le plus accusé se produisant en Castille-La Manche (-3%), les Asturies (- 2,5%), l’Extrémadure (- 2,2%) et La Rioja (- 2,1%). Le Pays Basque a le P.I.B. nominal per capita le plus élevé (30.829 €), suivi de Madrid (29.385 €), de la Navarre (29.071 €) et de la Catalogne (27.748 €), le P.I.B. par habitant de l’Espagne étant de 22.772 €; aux 2 derniers rangs viennent l’Andalousie (16.960 €) et l’Extrémadure (15.394 €).
  • Réduction du déficit commercial en janvier 2013: la baisse est de 4,3% par rapport à la même période de 2012, le déficit se situant à 3,5 milliards €. Il résulte d’un accroissement des exportations (+ 7,9%) supérieur à celui des importations (+ 5,7%). Le taux de couverture des importations s’établit à 83,6% (81,9% en janvier 2012). L’excédent commercial avec l’Union Européenne a augmenté de 52%, dont 9,2% avec la zone euro. Par destinations des exportations, la part de l’Union Européenne a été de 63,5% (contre 66% en janvier 2012), les plus fortes progressions concernant les ventes en Asie (43,8%), en Afrique (16,6%), Amérique Latine (15,1%) et Amérique du Nord (4,1%). Par secteurs, les biens d’équipement (20,7% du total), les produits alimentaires (16,2%) et les véhicules (14,4%) sont en tête.

FRANCIA

  • Auge de los establecimientos « fast food » cuyo crecimiento supera al de los restaurantes tradicionales: según un reciente estudio, en 2012 la cifra de negocios de los « fast food y de las cafeterías y bares vendedores de comidas en mostrador se ha elevado a 34.000 millones €, o sea 54% del total del sector, en incremento de 3,97% respecto de 2011. Ello se debe a precios más competitivos (7/8 € por comida) que los de los restaurantes tradicionales con servicio en mesa (15/20 € de promedio por comida), y a una notable mejora de calidad de los productos. Los restaurantes « fast food » han incrementado en 8 años su facturación del 73,5%.
  • Pésimos pronósticos de vacaciones: según un reciente estudio especializado, 3 millones de franceses menos que en 2012 tomarían vacaciones en 2013 (40 millones en lugar de 43). Solo 48% de franceses se proponen tomar verdaderas vacaciones (53% en 2012) y 44% piensan irse el próximo verano (47% en 2012). El presupuesto medio ha bajado de casi 13% (2.000 € frente a 2.300 € en 2012; en los últimos 4 años, el presupuesto se ha reducido en 11%.
  • El precio, 1er criterio de compra en la alimentación: para 78% de franceses; le siguen la calidad de sabor para 46%, la fecha de caducidad para 44%,, las costumbres de familia y de salud para 36%, la composición de los productos para 33% y el origen de los mismos para 29%. El presupuesto medio mensual para alimentación (incluyendo restaurantes) es de 396 €, pero varía bastante ya que los hogares cuyos ingresos superan 3.500 € gastan unos 539 € y aquellos con ingresos inferiores a 1.000 € gastan unos 222 €. 87% compra en la gran distribución, 5% en los mercados, 2% en los productores, y el resto en las tiendas minoristas.
  • Acuerdo entre industriales de la alimentación y gran distribución para mantener precios estables en 2013: concluyendo así las negociaciones anuales de tarifas para este ejercicio. Esa estabilidad global encubre situaciones bastante contrastadas según los productos: suben los precios de la carne, aceite, harinas y algunos productos lácteos por el alza de las materias primas agrícolas, así como algunas bebidas y espirituosos por la subida de impuestos; bajan, en cambio las tarifas de productos a base de azucar, café y chocolate por la reducción de precio de esas materias primas. Las tarifas de ciertos productos de charcutería han sido incrementadas de 4% si son fabricados por Pymes, permaneciendo al mismo nivel si son fabricados por grandes grupos industriales.
  • Ligero incremento del poder adquisitivo en 2012: según datos del Ministerio de Trabajo, el crecimiento anual del índice del salario mensual de base ha sido mayor (+ 2,1%) que el de la inflación (+ 1,2%). A fines de diciembre 2012, 83,9% de los asalariados trabajaban a tiempo completo, y 16,1% a tiempo parcial.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (11/03/2013)

ESPAGNE

  • Projet de loi pour faciliter l’accès des entreprises réciproquement au marché boursier en continu et au marché boursier alternatif (M.A.B.): le Ministère de l’Economie peaufine un texte assouplissant les conditions d’accès au marché boursier en continu (marché primaire) pour les Pme déjà cotées sur le marché secondaire alternatif M.A.B. Le projet assouplirait également les conditions d’accès au MAB, pour y faciliter l’entrée d’entreprises actuellement cotées en Bourse (marché continu) mais dont la faiblesse de capitalisation et du volume de négociation sur leurs titres les exposent à être radiées de la cote. Les entreprises auraient ainsi davantage de facilités pour se refinancer sur les marchés.
  • Possibilité de création d’entreprises au capital de 1 euro: cette mesure est prévue dans le projet de loi d’appui aux entrepreneurs. Actuellement, le capital minimum requis (cas des S.a.r.l.) est de 3.000 €. Le projet subordonnera cette facilité à certaines conditions, telles que la prohibition de distribuer des dividendes ou d’accorder des crédits aux tiers tant que l’entreprise ne sera pas convenablement capitalisée.
  • Malgré la réforme du droit du travail, les conclusions d’accords au niveau des entreprises sont freinées par les Communautés autonomes: la réforme avait établi la prééminence de ces accords sur les conventions collectives de branche au niveau provincial, régional ou national, afin de faciliter la flexibilisation des relations sociales. Mais, outre que les partenaires sociaux syndicaux se montrent fréquemment peu enclins à sortir du cadre des conventions collectives au niveau provincial car leurs structures respectives se situent à ce niveau, les administrations communautaires rechignent à autoriser la référence aux accords d’entreprises faute souvent d’avoir institué les organismes adéquats de médiation en cas de conflit.
  • Pescanova, la 1ère entreprise espagnole de pêche, en procédure de conciliation: l’entreprise a demandé le bénéfice de cette procédure, faute d’obtenir le refinancement d’un crédit bancaire échu concernant l’acquisition d’une filiale au Chili. Pescanova n’a pu encore réaliser cet actif, pourtant très rentable, ce qui lui aurait permis d’apurer une part importante de sa lourde dette. 10.000 emplois sont en jeu, dont 9.000 en mer sur la flotte hauturière.
  • L’industrie touristique espagnole, la plus compétitive du monde après celles de la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche: selon le rapport du Forum Economique Mondial à Davos, en raison des prix compétitifs, de l’expérience acquise et de l’implication des pouvoirs publics dans cette activité. Autres facteurs de supériorité de cette industrie: le patrimoine culturel (1er rang), capacité et préparation pour la célébration des foires et expositions, variété et modernité de ses équipements sportifs, excellence des infrastructures touristiques (capacité hôtelière, facilités de location de voitures, grand nombre de guichets bancaires automatiques) et des infrastructures de transport aérien et terrestre.

FRANCIA

  • El paro laboral a su mayor nivel desde 1999: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadística) ha alcanzado 10,2% en la metrópoli en el 4° trimestre 2012 (igual que en 1999) y 10,6% incluyendo los departamentos ultramarinos. El desempleo en los jóvenes (menores de 25 años) alcanza un nivel record de 25,7% (21,2% a mediados de 1999).
  • Descenso de la atractividad y competitividad turísticas: según el informe del Foro Económico Mundial , Francia ha retrocedido del 3er al 7° puesto en el « ranking » mundial. El motivo estriba en que el turismo ocupa un lugar menor entre los sectores económicos prioritarios del país.
  • Incremento del déficit comercial en enero: según datos de las Aduanas, el déficit ha aumentado del 8,2% con respecto a diciembre 2012 debido principalmente al retroceso de las exportaciones de material de transporte (aviones, automóviles); las importaciones han disminuido, aunque en menor proporción, sobre todo las de productos de la industria automovilística, petróleo refinado, productos químicos y minerales. Con España, disminuyen levemente las exportaciones (aeronaútica) y en mayor grado las importaciones (automóviles, petróleo refinado).
  • La cadena Carrefour ha triplicado su beneficio neto en 2012: de 410 millones € en 2011 ha pasado a 1230 millones € en 2012. Ello se debe a beneficios atípicos procedentes de cesiones de activos, al desarrollo de actividades en Argentina y Brasil, y a una ligera mejora de su negocio en Francia. Paralelamente, ha reducido su endeudamiento neto en un 50%. No obstante, el resultado operativo en Europa ha disminuido de 20,6%, lastrado por la caída de las ventas en España y en Italia, y de 10,3% en Asia debido a los mayores costes en China por las subidas de salarios.
  • Perspectiva de disminución de los precios de viviendas en los próximos trimestres: según los profesionales, pese a haberse mantenido elevados hasta ahora debido a la insuficiente oferta frente a una demanda en constante auge, existe el riesgo de un fuerte aumento de la oferta por parte de hogares con importante patrimonio inmobiliario pero con insuficientes rentas, lo cual ocasionaría un descenso de los precios. Si a ello se añadiera una subida de los tipos de interés, podría entonces producirse una burbuja inmobiliaria por su impacto sobre la capacidad de reembolso de los deudores de préstamos inmobiliarios.
  • Los suministradores nacionales históricos de electricidad y gas siguen dominando ampliamente el mercado: más de 90% de la población se abastece con EDF (Electricidad de Francia) y GDF (Gas de Francia) Suez, pese al libre acceso al mercado para los demás suministradores. 92% de los puntos consumidores de electricidad representando 69% del consumo nacional están abonados a las tarifas reglamentadas. La competencia es mayor en el gas, principalmente en los consumidores empresariales, destacando desde 2012 el grupo italiano Eni que ha comprado al operador Altergaz.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (04/03/2013)

ESPAGNE

  • Le coût du travail par unité de production a baissé plus fortement en Espagne que dans l’Union Européenne: selon l’INE (Institut National de Statistiques), il a diminué de 5,8% sur 1 an au 4ème trimestre 2012 en raison d’une baisse des rémunérations salariales de 8,5 % (-1,3% au 4ème trimestre 2011). Selon Eurostat, au 3ème trimestre 2012 par rapport à la même période de 2010, le coût nominal unitaire du travail avait augmenté de 4,8% dans l’Europe des 27, de 3,1% dans la zone euro, alors qu’il diminuait de 5,1% en Espagne. Sur la même période, le coût avait augmenté en France (+ 4,2%), en Allemagne (+ 4,5%) et en Italie (+ 4%). Il s’ensuit une spectaculaire amélioration de la compétitivité qui facilite le développement des exportations ainsi que le tourisme étranger.
  • Sensible baisse du déficit des Communautés Autonomes: selon le Ministre des Finances, il a été de 1,7% du PIB en 2012 contre 3,3% en 2011. Le déficit est à son plus bas niveau depuis 2008, bien que supérieur encore à l’objectif de 1,5% fixé par le Gouvernement central. Valence, la Catalogne, les Baléares, Murcie et l’Andalousie ont dépassé l’objectif. Ce dernier a été fixé pour 2013 à 0,7% du PIB.
  • Amélioration des résultats des entreprises: selon l’INE, leur excédent brut d’exploitation a progressé de 2,2% en 2012 avec des rémunérations salariales en diminution de 5,4% et des impôts nets en augmentation de 5,6%.
  • Recul du P.I.B. en 2012: selon l’INE, il a diminué de 1,42% , face à une légère croissance de 0,42% en 2011. Ce recul découle de la baisse de la demande interne (-3,9% ) compensée par une hausse de la demande extérieure nette (+ 2,5%). Consommation et investissements sont en berne, le seul élément positif étant le secteur extérieur, encore que la forte baisse des importations consécutive à l’atonie de l’activité (- 5% contre + 3,1% pour les exportations) en a été le principal facteur.
  • Réformes pour promouvoir la concurrence dans la distribution des carburants: la durée des contrats d’exclusivité entre les compagnies pétrolières et les exploitants de stations-services sous marque mais assumant le risque commercial (revendeurs) est réduite de 5 à 1 an, afin de pouvoir changer plus rapidement de fournisseur à des prix plus compétitifs. En outre, pour les exploitants sous marque en régime d’agence rémunérés à la commission (la compagnie pétrolière assume le risque), est interdite toute clause contractuelle fixant ou recommandant un prix maximum de référence ainsi que l’indexation sur ce prix de la commission. Enfin, les compagnies pétrolières détentrices de plus de 30% de part de marché dans une province ne peuvent y ouvrir de nouvelles stations-services ni souscrire de nouveaux contrats d’exclusivité, cependant que les commerçants indépendants, groupements de commerçants, centres et parcs commerciaux, points de contrôle technique des véhicules, zones ou polygones d’activités sont habilités à ouvrir des stations-services.

FRANCIA

  • Proyecto de prima para fomentar el cambio de vehículos funcionando con gasoil según las antiguas normas: el propósito es mejorar la calidad del aire ya que esa clase de gasoil es muy contaminadora. El Gobierno vacila si atribuir la prima para adquirir vehículos nuevos o de segunda mano funcionando con gasolina o vehículos de gasoil según las nuevas normas, menos contaminador, pues los propietarios de los antiguos coches de gasoil disfrutan generalmente de escasas rentas. Asimismo, el Tribunal de Cuentas ha preconizado la igualdad de tributación entre el gasoil (0,42 céntimos/litro) y la gasolina (0,60 céntimos/litro), ya que esa diferencia representa unos menores ingresos fiscales de 7.000 millones €. Los coches al gasoil antiguo representan 27% del parque de vehículos en circulación.
  • Honda crisis en el sector de la carne porcina: según los últimos datos profesionales, de 10 a 15% de los ganaderos cesarán su actividad en 2013 ya que los precios pagados por los mataderos y los industriales, pese a haber aumentado, no cubren sus costes. 65% de dichos costes lo integran los piensos cuyos precios han aumentado del 50% en los 4 últimos años. Por su parte, los mataderos sufren el impacto tanto de esa subida de precios como de la reducción de actividad de los ganaderos, hallándose con capacidad excedentaria y con dificultad, al igual que los industriales, para repercutir la subida de precios a la gran distribución. Los mataderos se ven asimismo enfrentados a los españoles y alemanes, más competitivos por emplear mano de obra extranjera más barata (40% de los trabajadores en los mataderos españoles), lo cual propicia las importaciones de carne porcina de esos países por parte de los industriales franceses.
  • Aplazamiento de la puesta en vigor de la « ecotasa » sobre los vehículos pesados: hasta el 1° de octubre 2013, según el Ministro de Transportes ya que el sistema no se halla todavía apto a funcionar. Este tributo, cuyos ingresos van destinados a la mejora del medio ambiente, se recadaurá sobre los camiones de 3,5 toneladas y más que circulen en las carreteras francesas no sujetas a peaje, con arreglo a un baremo kilométrico.
  • El precio, primer motivo de compra para los consumidores y factor determinante de la imagen de las cadenas distribuidoras: según un reciente estudio, 35% de los encuestados considera determinante el precio en su decisión de compra, especialmente en la alimentación y en la electrónica. En la alimentación, en caso de subidas de precios, 18% declaran su intención de reducir su gasto y de cambiar de cadena distribuidora, y 35% de comprar en promoción. La cadena Leclerc tiene la mejor imagen relacionada con el precio, seguida muy atrás por Intermarché, Auchan y Carrefour. En cambio, en la confección o en los muebles, aunque el precio sea importante va unido a otros factores como la calidad del producto y/o los servicios acompañatorios.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (25-02-2013)

ESPAGNE

  • Paquet de mesures en faveur des jeunes autoentrepreneurs et des entreprises: le Décret-Loi approuvé par le Gouvernement prévoit notamment: – les jeunes de moins de 30 ans devenus travailleurs indépendants peuvent continuer de percevoir les allocations chômage; – pour les travailleurs indépendants de moins de 30 ans, forfait mensuel de 50 € au titre des charges sociales durant les 6 premiers mois d’activité , puis abattement de 50% sur l’assiette minimale de cotisations durant les 6 mois suivants, puis abattements et bonifications diverses sur les charges sociales durant les 18 mois suivants; – les sociétés nouvellement créés, sans condition d’âge pour leurs fondateurs, seront assujetties à l’Impôt sur les Sociétés au taux réduit de 15% s sur la fraction de leur base imposable jusqu’à 300.000 € et aux taux de 20% sur le reste de la base, pendant les 2 premiers exercices; – possibilité pour les compagnies d’assurances et les fonds de pension d’investir dans des titres émis par les Pme et cotés au Marché Alternatif Boursier, et pour les fonds de pension d’investir, jusqu’à 3% de leurs actifs, dans des entreprises de capital-risque; – suppression du plafonnement à hauteur du capital et des réserves, pour les placements sur les marchés des titres de dette (obligations et autres) émis par les sociétés.
  • Prolongation du Plan de Paiement Fournisseurs et réglementation des délais de paiement interentreprises: le même Décret-Loi cité supra prévoit, pour faciliter le règlement des factures de fournisseurs sur les Communautés autonomes et les municipalités antérieures au 01/01/2012 et encore en souffrance, une dotation additionnelle de 2,7 milliards € et la possibilité d’y adhérer pour les municipalités du Pays Basque et de la Navarre. Pour les transactions privées, le Décret établit à 30 jours le délai de paiement par défaut, le délai contractuel ne pouvant excéder 60 jours naturels; les intérêts de retard seront égaux au taux de financement de la B.C.E. (Bque. Centrale Européenne) augmenté de 8 points.
  • Possibilité, à partir de 2014, d’acquitter la TVA sur encaissement: annoncée par le Président Rajoy dans le débat sur l’état de la Nation, cette mesure sera applicable sur option mais ne concernera que les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 2 millions € (la réglementation communautaire l’interdisant aux autres entreprises). Cette limitation compliquera son application dans les relations entre entreprises ayant opté et les autres.
  • Les exportations à leur plus haut niveau depuis 41 ans: selon le Secrétaire d’Etat au Commerce, Jaime García Legaz, avec 222,6 milliards € soit une croissance de 3,8% en 2012, supérieure à celles de la France (+ 3,1%), de l’Allemagne (+ 3,6%) ou de l’Italie (+ 3,7%) dans la même année. Trois facteurs: la meilleure compétitivité des entreprises espagnoles, la pénétration dans des marchés hors zone euro, et l’élargissement du nombre d’opérateurs, à quoi s’ajoutent la réduction des coûts unitaires du travail et la modération dans l’évolution des autres coûts.

FRANCIA

  • En el Salón de Agricultura, el presidente Hollande promete normas para identificar la clase de carnes utilizadas en preparados cocinados: actualmente, la mención de su categoría solo es obligatoria para las carnes vendidas trinchadas y las frutas y legumbres, a tenor de la normativa europea. Esa no obligatoriedad ha facilitado la introducción de carnes de caballo en preparaciones supuestamente a base de carnes vacunas o porcinas. El grupo de distribución Carrefour se ha comprometido a indicar la categoría de carnes contenidas en sus preparados cocinados y a utilizar solamente carnes francesas.
  • La Cámara de Comercio americana en París rechaza todas las acusaciones del presidente de Titan contra los trabajadores franceses: su directora general ha manifestado que los « seudo obreros » bien pagados y trabajando solo « tres horas al día » no corresponden a la realidad. « Casi 4.000 empresas americanas están presentes en Francia y vienen aquí por el talento y la competencia de su mano de obra y de sus ingenieros » ha comentado, añadiendo que « desde hace 12 años que llevamos un barómetro de opinión entre las empresas americanas, se menciona frecuentemente la calidad de la mano de obra francesa como una de las fuerzas de Francia ».
  • El Gobierno proyecta economizar 2.000 millones € mediante la reorganización de las ayudas públicas a las empresas: actualmente, esas ayudas ascienden a 55.000 millones € y, según varios estudios, son demasiado numerosas y complejas en su aplicación, por lo que resultan frecuentemente ineficientes. Las ayudas a la innovación, sobre todo la deducción fiscal por I&D, recogen en cambio 71% de opiniones positivas y son un factor principal de la atractividad de Francia para las empresas extranjeras. Por contra, las ayudas públicas y privadas a la exportación, según un reciente sondeo, son escasamente utilizadas por 22% de los encuestados, debido a su complejidad.
  • Nuevo retraimiento de la actividad global en febrero: según un estudio del gabinete Markit, la leve descelaración en la actividad industrial de manufacturados se ha visto compensada por una intensificación de la baja de actividad en el sector de servicios.
  • Primera reunión de la Banca Pública de Inversión (B.P.I.): ha celebrado su primer Consejo de Administración. Con recursos públicos de 42.000 millones €, el BPI financiará las Pymes innovadoras mediante créditos y préstamos (20.000 millones €), avales (12.000 millones €) e inversiones en fondos propios (10.000 millones €). En cada región, en una ventanilla única, la BPI agrupará los servicios del Fondo Estratégico de Inversiones que participa en sociedades francesas estratégicas, del banco público Oseo (Pymes innovadoras), y de la CDC Entreprises. A la diferencia de algunas de estas entidades, el BPI financiará sobre todo a largo plazo sin privilegiar altas rentabilidades.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (18-02-2013)

ESPAGNE

  • Net recul de l’inflation en janvier: par rapport à décembre, elle a diminué de 1,3%, soit la plus forte baisse mensuelle des 50 dernières années. L’IPC (Indice des Prix à la Consommation), en taux annuel, a été de 2,7%. (2,9 % en décembre). Habillement et chaussures, avec une chute de 14,7% de l’indice de leur prix, ont déterminé essentiellement ce recul.
  • Baisse du volume d’affaires du secteur industriel: – 2,5% en 2012 par rapport à 2011, avec une diminution des commandes de – 1,7%. Cette évolution défavorable a affecté surtout les biens de consommation durables (- 11,4%), les biens d’équipement (- 8,4%) et les biens intermédiaires (- 6,5%). En revanche, le volume d’affaires du secteur énergétique a fait un bond de + 19%.
  • Chute du niveau d’épargne des ménages: en 2012, les remboursements de dettes ont dépassé les revenus épargnés, de 6,6 milliards €. Cette situation découle de la baisse des revenus disponibles par suite de la crise (gel des salaires, chômage) et de la priorité donnée à la réduction ou à l’apurement de l’endettement. Mais elle entraîne des effets négatifs, puisque les apports aux plans de retraites n’ont dépassé que de 58 millions € les amortissements des dettes.
  • La Sécurité Sociale pourra effectuer une saisie-arrêt des comptes bancaires des assujettis, par voie télématique: jusqu’à présent, la saisie par cette voie était limitée à 6.000 € ; au-delà de ce montant, la saisie requérait le déplacement d’un fonctionnaire dans l’établissement teneur des comptes saisis. A partir du 1er mars 2013, la saisie télématique pourra s’effectuer sans limitation aucune de montant.
  • Les ménages investissent 80% de leur épargne dans l’immobilier: selon le rapport 2012 de l’Association des Institutions d’investissement collectif et de Fonds de pension. Ils investissent dans les logements en propriété (83% de l’habitat) plutôt que dans les logements en location (17% de l’habitat).
  • Environ 25% des demandeurs de logements en location sont susceptibles de ne pouvoir régler les loyers par la suite: selon une étude réalisée à Valence, Séville, Madrid et Bilbao par un organisme d’assurances. Le motif principal en est l’instabilité de l’emploi mais également le fait que les maints demandeurs visent des logements excédant leur capacité économique. La crise a stimulé le marché de la location mais a aussi accru le volume des loyers impayés.
  • Baisse de 11,3% des ventes de logements en 2012: selon l’INE (Institut National de Statistiques), contre 17,7% en 2011. Ce ralentissement de la baisse s’explique par la disparition, à partir du 1er janvier 2013, de l’avantage fiscal lié à l’acquisition de logements. Les ventes de logements neufs ont reculé de 9,3% et ceux de logements anciens de 13,2% par rapport à 2011. La progression des ventes a été la plus marquée en Aragon (+ 61%) et en Extrémadure (+ 54%), et la baisse à la Navarre (- 32%), le Pays Basque (- 27%) et La Rioja (- 26%).

FRANCIA

  • Resultados decepcionantes de los saldos en la confección: a pesar de importantes promociones desde el inicio del periodo, la facturación ha disminuido con respecto a 2011 en 55% de las tiendas del Ile-de-France, según la Cámara de Comercio e Industria de París. 47% de los comerciantes indican un descenso de la cesta media de compras. Otra característica nueva de los saldos: las compras se han concentrado en los primeros días, a la diferencia de otros años, derrumbándose a partir de la 2a semana.
  • Crecimiento económico nulo en 2012: frente a 1,7% en 2011, según los últimos datos del INSEE (Instituto Nacional de Estadística). Ello imposibilita reducir el déficit presupuestario a 3% del PIB a fines de 2013, por lo que el Gobierno ha solicitado un alargamiento del plazo a Bruselas. Asimismo, el Gobierno va a replantearse el objetivo de 0,8% de crecimiento en 2013.
  • Pérdida record para PSA Peugeot Citroën: debido en gran parte a depreciaciones de activos, ha registrado una pérdida neta en 2012 de 5.030 millones €., la mayor de su historia. No obstante, descarta toda ayuda del Estado y mantiene sus previsiones para 2013, incluyendo medidas como nuevas ventas de activos inmobiliarios, redistribución de los mercados para cada una de sus dos marcas –Peugeot y Citroën- , retorno al equilibrio de su tesorería operativa en 2014. Su endeudamiento neto actual es de 3.000 millones € . Su filial bancaria PSA Finance ha titulizado gran parte de sus créditos con la garantía del Estado por hasta 7.000 millones €.
  • Absoluta prioridad en adelante a la reducción del gasto público: así lo preconiza el Tribunal de Cuentas en su informe anual entregado al Gobierno y al Presidente de la República. El Tribunal requiere del Gobierno que aclare detalladamente las medidas que piensa tomar para ello, y lamenta que las recientes subidas de las retenciones fiscales hayan incrementado la complejidad e inestabilidad del sistema tributario, « en perjuicio de las empresas y de los inversores ».
  • Disminución del volumen de ventas de medicamentos en 2012: según una encuesta, la disminución afecta tanto a los medicamentos recetados (- 1,5%) como aquellos en venta libre (-0,2%). Ello se debe a un mayor control de las prescripciones médicas. La facturación de los medicamentos recetados ha disminuido de 2,4%, debido asimismo a las reducciones de precios y al uso creciente de los medicamentos genéricos, mientras ha aumentado (+ 3%) la de los medicamentos libres.
  • Retroceso de la producción industrial en 2012: de—2,2% en conjunto, más acentuado en el sector manufacturado (- 2,7%) según los últimos datos. En 2011, ambos datos eran positivos (+ 1,7% en conjunto y + 3% en el sector manufacturado). Las previsiones son negativas para el 1er trimestre 2013: de—0,1 a—0,2%. El nivel de actividad fabril es inferior en 13,8% al del 1er semestre 2008, antes de la crisis.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (11-02-2013)

ESPAGNE

  • Préavis de grève de 15 jours du personnel au sol et des cabines de la Compagnie IBERIA: les arrêts de travail d’une durée de 24 h. sont prévus pour les journées du 18 au 22 février, du 4 au 8 mars et du 18 au 22 mars. Ils ont été décidés pour protester contre le plan de restructuration incluant lke licenciement de 4.500 salariés.
  • Nouvelle aide financière de l’État aux créanciers des Administrations publiques: le Ministère des Finances négocie avec les banques le financement des créances en souffrance des entreprises sur les Administrations publiques à hauteur de 2.500/3.600 millions €. En 2012, l’Etat avait injecté plus de 26.000 millions € pour rembourser les créances en souffrance des fournisseurs sur les administrations locales et les Communautés Autonomes.
  • L’insuffisance de crédit, une menace pour les exportations: devant l’essor des exportations, la CESCE (Compañía Española de Crédito y Caución), principal organisme d’assurance-crédit à caractère mixte public-privé, se trouve confrontée au risque d’une pénurie de ses ressources car les banques ont vu se réduire leur propre capacité de financement et ont de plus en plus recours à la garantie de l’assureur. En 2012, sur 9 milliards € de garanties disponibles, 3,5 milliards € ont été exécutées. En 2013, CESCE dispose des mêmes ressources, mais la demande est beaucoup plus forte et risque de poser des problèmes.
  • Forte cure d’austérité en 2013 pour les Communautés Autonomes: le projet de Loi de Finances les concernant prévoit une baisse des rentrées fiscales de 6,1%, un déficit ne devant pas dépasser 0,7% du P.I.B. (contre 1,5% en 2012), et des besoins de financement de 48 milliards €, soit le double des ressources du F.L.A. (Fondo de Liquidez Autonómica) le Fonds d’aide aux Communautés. Après la réduction au strict minimum des investissements (- 50% dans les 3 dernières années), les restrictions vont porter sur les dépenses courantes de fonctionnement: santé (- 6,8%), éducation (- 8,6%) , services sociaux (- 13,3%), compression d’effectifs (- 6% de charges salariales).
  • Le taux de couverture des importations supérieur à 90% en 2012: a déclaré le Secrétaire d’État au Commerce, « le meilleur niveau de couverture depuis 30 ans ». En 2012, le secteur extérieur a contribué au P.I.B. pour 2,5 points et sa base s’est accrue de 12% par rapport à 2011, comptant actuellement 130.200 entreprises exportatrices. L’Espagne maintient des balances commerciales excédentaires avec la France, le Royaume Uni, l’Italie et l’Autriche, et a réduit de 60% son déficit commercial avec l’Allemagne rendant possible l’équilibre des échanges avec ce pays à un horizon de 2 ans.
  • Les entreprises immobilières demandent la remise en vigueur du décret-loi 10/2008: aux termes duquel, pour une durée exceptionnelle de 2 ans, les pertes issues de la dépréciation d’actifs n’intégraient pas le calcul de la situation nette de l’entreprise aux fins de son éventuelle dissolution.

FRANCIA

  • Reducción del déficit comercial en 2012: tras el record de -74.000 millones € en 2011, se ha situado en 67.200 millones €. Sin la energía, el déficit ha pasado de 28.700 millones € a 15.300 millones € (- 46,7%). El incremento de las exportaciones ha sido mayor que el de las ventas (+ 3,2% y + 1,3%), pero ambos han sido inferiores a los de 2011 (+ 8,4% y + 12,3%), debido a la atonía de la actividad económica. En realidad, la reducción del déficit procede sobre todo del retroceso de las importaciones, más que del desarrollo de las ventas. Aeronaútica y productos agrícolas conforman los mayores excedentes, el automóvil y la energía los principales déficits. 59% de las ventas han sido en Europa, contra 61% en 2011. El sector exportador ha aumentado ligeramente (+ 2,6%), integrando 119.000 empresas.
  • Descenso de la facturación de las agencias de viajes: según el sindicato profesional, las ventas turistícas de ocio en 2012 han disminuido del 4,3% y su clientela en ese segmento del 5,1%. Las ventas en distancias medias han caído del 8,8% (- 0,6% en distancias largas), por la crisis y la pérdida de poder adquisitivo., y también porque los clientes recurren cada vez menos a las agencias, organizando ellos mismos sus viajes y siendo más frecuentes las estancias gratis en casas de sus familiares. España sigue siendo el primer destino en distancias medias.
  • Auge de las ventas de bisutería en oro de 9 quilates: de 100.000 unidades en 2008, han pasado a 1.600.000 en 2011 y a 4.100.000 en 2012, debido a la crisis y al fuerte alza de las cotizaciones del oro (+ 23% en 2011 y + 14% en 2012). En número de piezas, el oro de 9 quilates es el número uno de las ventas, si bien en valor predomina el oro de 18 quilates (1.900 millones € en 2012, contra 400 millones para el oro de 9 quilates). Ese éxito del oro de 9 quilates ha permitido frenar la caída de las ventas de bisutería en oro en genral, que han pasado de 18 millones de unidades en 2002 a menos de 9 millones en 2012. Las ventas de oro de 18 quilates han sufrido un descenso de 19% en 2012.
  • Aumento de la oferta de viviendas de lujo: debido al creciente número de expatriaciones de ricos propietarios por motivos fiscales. El líder de las inmobiliarias de prestigio, el grupo FEAU, anuncia tener en cartera 5.000 millones € de bienes en venta, contra 3.200 millones € un año antes. Ello ocasiona una disminución de los precios, si bien el mercado está desequilibrado por la retirada de la clientela tradicional italiana o española recelosa del entorno fiscal francés. No obstante, de momento, la clientela quatarí, libanesa, brasileña y del Oriente Medio sigue estando activa en ese mercado.
  • Los salarios de los funcionarios seguirán congelados en 2013: así lo ha anunciado el Ministro de la Función Pública, salvo los de una pequeña categoría (126.000 sobre 5,20 millones en total).

En Francia, un impuesto pagado en el extranjero no es deducible del impuesto francés de sociedades a tipo reducido

Por Felipe Sáez
Administrador, Encargado de Relaciones Exteriores, de la Cámara Oficial de Comercio de España en Francia (COCEF)
Delegado en Francia del Gabinete RIEPTO CONSULTORÍA SLL, Madrid

El artículo 220 del C.G.I. (Código General de Impuestos) señala: « 1 a) … la retención en origen a la cual han dado lugar las rentas de capitales mobiliarios… percibidos por la sociedad o entidad jurídica, es deducida de la cuantía del impuesto a su cargo a tenor del presente capítulo. No obstante, la deducción por ese concepto no puede exceder la parte de ese impuesto correspondiente al importe de dichas rentas….. b) En lo que respecta a las rentas de fuente extranjera mencionadas en los artículos 120 a 123, la deducción está limitada al importe de la bonificación correspondiente al impuesto retenido en origen en el extranjero…tal y como previsto en los convenios internacionales… ».

Ahora bien, la documentación administrativa (instrucción 4 H-5411), que determina las modalidades de aplicación de las disposiciones legales, puntualiza al referirse a las deducciones de impuestos franceses que han gravado rentas de fuente francesa: «  93 Pero cuando la deducción no puede realizarse, íntegramente o parcialmente, sobre la cuantía del impuesto de sociedades adeudado en el ejercicio de que se trata, al tipo normal, se admite que el excedente no deducido pueda serlo, en su caso, del impuesto de sociedades adeudado al tipo reducido que grava: – de una parte, las plusvalías a largo plazo; – de otra parte, las plusvalías generadas por ciertas operaciones de construcción (C.G.I., art. 219 II y III)… ».

En cuanto a las deducciones de impuestos extranjeros que han gravado rentas de fuente extranjera, la documentación administrativa (instrucción 4 H-5411) se limita a recoger el contenido del art. 220, 1 b) del C.G.I.: « 95 En lo concerniente las rentas de fuente extranjera mencionadas en los artículos 120 a 123, la deducción está limitada al importe de la bonificación correspondiente al impuesto retenido en origen en el extranjero … tal y como previsto en los convenios internacionales (C.G.I., art. 220, 1 b). ». y a precisar:  » … No obstante, el importe de la deducción no debe exceder la parte del impuesto francés correspondiente a las rentas que han dado lugar a deducción. ».

Como puede observarse, la documentación administrativa (punto 93), contrariamente a la normativa legal, contempla la posibilidad de deducir del Impuesto de Sociedades francés a tipo reducido aquellos impuestos –también franceses- que hayan gravado las rentas mobiliarias de fuente francesa y que no hayan podido ser deducidos, total o parcialmente, de dicho Impuesto de Sociedades a tipo normal.
Pero esa posibilidad, la documentación (punto 95) no la contempla para los impuestos extranjeros que hayan gravado rentas de fuente extranjera imponibles en Francia.

En base a esa disparidad de criterio, el banco Crédit Agricole recurrió contra la Administración tributaria por abuso de poder, solicitando del Consejo de Estado la anulación del punto 95 y el mandamiento a dicha Administración para que ampliara a los impuestos extranjeros la posibilidad de deducción contemplada en el punto 93 de la doctrina administrativa.

El Consejo de Estado ha considerado que, ateniéndose a la propia redacción del art. 220 1 a)
del C.G.I., la retención en origen que ha gravado las rentas de capitales mobiliarios es deducible únicamente del Impuesto de Sociedades a tipo normal, ya que dichas rentas están sujetas a este último y no al mismo impuesto a tipo reducido,
En efecto, dicho art. 220 1 a) se refiere al « … impuesto a su cargo a tenor del presente capítulo … », siendo el citado capítulo el 2°, el cual trata del Impuesto sobre beneficios de Sociedades, y puntualiza que la deducción no puede exceder « … la parte del impuesto correspondiente a dichas rentas … », o sea el Impuesto de Sociedades a tipo normal.

El mencionado art. 220 1 a) establece, pues, la norma de que el impuesto habiendo gravado las rentas de capital mobiliario de una sociedad es deducible solamente del impuesto al cual están sujetas dichas rentas, o sea el Impuesto de Sociedades a tipo normal. Y al no distinguir los impuestos en origen, según sean franceses o extranjeros, esa norma resulta aplicable a ambos.
El apartado 1 a) resulta así conforme al derecho comunitario, al determinar el mismo trato para impuestos franceses y extranjeros.

La circunstancia de que el apartado 1 b) del mismo art. 220 no enuncie esa norma para la deducción de los impuestos extranjeros, no afecta el alcance de la misma. En efecto, dicho apartado tan solo define el modo de determinación de la deducción con arreglo a los convenios internacionales, pero no el propio modo de deducción ya definido por el apartado 1 a).

Por consiguiente, al reproducir simplemente el contenido del art. 220 1b) del C.G.I., el punto 95 de la doctrina administrativa no vulnera la ley.

En cuanto al punto 93 de la doctrina administrativa, sí que no es conforme a la ley [art. 220 1 a) del C.G.I.], puesto que concede la posibilidad de deducir del Impuesto de Sociedades a tipo reducido aquellos impuestos extranjeros sobre rentas de capitales mobiliarios que no han podido deducirse del Impuesto de Sociedades a tipo normal.

Por ello, el Consejo de Estado ha considerado que, aún cuando, en base al art. L 80 A del L.P.F. (Libro de Procedimientos Fiscales), pueden beneficiar de la interpretación más favorable del art. 220 1 a) por la Administración, los sujetos pasivos no adquieren el derecho a requerir que su campo de aplicación se amplíe a las deducciones de impuestos extranjeros.
En efecto, el Consejo ha entendido que el juez administrativo, si bien puede anular una doctrina administrativa que vulnera la ley, no puede en cambio mandar a la Administración amplíe el campo de aplicación de una doctrina contraria a la ley, como es el punto 93.

En consecuencia, el Consejo de Estado, en su decisión del 29 de octubre de 2012, ha acordado desestimar las dos demandas del Crédit Agricole.

Esta sentencia confirma el principio que la jurisprudencia del Consejo ha venido desarrollando desde hace tiempo. Según el mismo, si bien el Impuesto de Sociedades constituye un tributo único, se aplica, con tipos distintos, a bases imponibles que conforman sub-conjuntos diferentes: resultados imponibles al tipo normal y plusvalías netas a largo plazo imponibles al tipo reducido.

Varias decisiones han confirmado ese principio. Así, un impuesto francés habiendo gravado cánones procedentes de cesión o de concesión de patentes, estando sujetos dichos cánones al Impuesto a tipo reducido sobre las plusvalías a largo plazo, ha sido juzgado que no puede deducirse del Impuesto de Sociedades a tipo normal que grava los resultados ordinarios (C.E., sentencia del 19/03/1980).
Y el tribunal administrativo de apelación de Versalles ha juzgado que los impuestos extranjeros son deducibles solamente del Impuesto de Sociedades a tipo normal al cual están sujetas las rentas que originan la deducción de dichos impuestos y no del Impuesto de Sociedades a tipo reducido, bien se trate de intereses de préstamos (T.A.A. Versalles, 07/12/2010) o de productos de acciones u obligaciones (T.A.A. Versalles, 12/04/2012).

Las empresas españolas con filiales en Francia que, a su vez, tengan participaciones o activos mobiliarios en otros países generadores de rentas, deben tener en cuenta esa especificidad de la normativa francesa en su planificación fiscal.

En principio, con arreglo al art. 32.2 de la L.I.S. (Ley de Impuesto de Sociedades), esas empresas pueden deducir en España los impuestos extranjeros efectivamente pagados por las sociedades no residentes en las que participan directa o indirectamente, por los beneficios con cargo a los cuales dichas sociedades han satisfecho dividendos.
El impuesto es deducible en la parte imputable a dichos beneficios de los cuales provienen los dividendos distribuidos por las filiales directas, siempre y cuando las participaciones directas de dichas filiales sean, al menos, de 5 % y hayan sido mantenidas ininterrumpidamente durante 1 año anteriormente a la exigibilidad de los dividendos distribuidos.
Así, una empresa española con filial en Francia detentada a 100 %, la cual a su vez detenta una participación del 90 % en una sociedad belga, podría deducir el impuesto satisfecho por la sociedad belga en la proporción de 72 % correspondiente a su nivel de participación indirecta en dicha sociedad con el consiguiente derecho a beneficios, los cuales integran, vía dividendos, los beneficios de la filial francesa pagadora, a su vez, de dividendos a la matriz española. Tan solo, la deducción cumulativa de los impuestos extranjeros no puede exceder de la cuota íntegra que correspondería pagar en España por esos dividendos directos e indirectos.

Si la filial francesa no puede deducir los impuestos extranjeros a tenor de la jurisprudencia antes comentada del Consejo de Estado, la matriz española podrá, en principio, deducir una mayor cuantía de impuestos extranjeros (el impuesto belga en proporción a su participación indirecta de 72 %, y el impuesto francés incrementado por la no deducción del impuesto belga).

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (04-02-2013)

ESPAGNE

  • Baisse de l’inflation: selon les données avancées par l’INE (Institut National des Statistiques), le taux annuel d’inflation en janvier serait de 2,6% (face à 2,9% en décembre). Quant aux prix à la consommation, ils ont baissé de 1,4% par rapport à décembre 2012. Les prix énergétiques (electricité et combustibles) ont contribué essentiellement au recul de l’inflation.
  • Recul du P.I.B. en 2012: selon les données avancées par l’INE, à fin décembre 2012, le P.I.B. s’est contracté de 1,8% en variation annuelle. Il s’agit de la baisse la plus importante depuis le 3ème trimestre 2009. En variation moyenne sur 1 an, le recul du P.I.B. est cependant limité à 1,37 %.
  • Mesures envisagées pour renforcer la protection des débiteurs hypothécaires: parmi ces mesures annoncées aux députés par le Ministre de l’Economie, figurent: le plafonnement des intérêts de retard à 3 fois le taux de l’intérêt légal (4% actuellement); l’application de ces intérêts de retard après 3 mois successifs de non remboursement (1 mois actuellement); limitation à 30 ans de la période pendant laquelle les créances hypothécaires peuvent être titrisées; prohibition aux banques d’utiliser les créances hypothécaires à échéance supérieure à 30 ans pour émettre des bons hypothécaires.
  • Important désendettement des hôpitaux publics à l’égard de l’industrie pharmaceutique: selon les chiffres du syndicat patronal Farmaindustria, les créances du secteur pharmaceutique sur les hôpitaux publics ont diminué de 50% en 2012 (3.212,8 milliards €) par rapport à 2011 (6.369,3 milliards €). Le délai moyen de paiement reste élevé, avec 261 jours et, en dépit du plan de paiement aux fournisseurs financé par l’État appliqué en 2011, les créances en souffrance sur les Communautés Autonomes demeurent importantes.
  • Les ventes du commerce au détail poursuivent leur repli: selon l’INE, les ventes des détaillants ont diminué de 6,8% en 2012 par rapport à l’année antérieure. Depuis 30 mois, les ventes ne cessent de diminuer. A prix constants, la variation a été de 10,2 %. Les ventes alimentaires ont reculé de 5,1% et les ventes au détail dans les autres secteurs, de 13,9%.
  • Mesures en faveur des entreprises: le Ministre de l’Emploi a annoncé la prochaine mise en place d’un forfait de cotisations patronales de 50 € pendant 6 mois pour les jeunes créateurs d’entreprises de moins de 30 ans. En outre, jusqu’à 30 ans pour les hommes et 35 pour les femmes, ceux qui démarrent une activité de travailleur indépendant paieront 30% en moins de cotisations pendant les 2 années suivantes à la période initiale précitée de 6 mois.
  • Forte diminution du déficit de la balance courante de paiements: selon la Banque d’Espagne, il s’est réduit de 60% dans les 11 premiers mois de 2012. Le facteur principal en est la contraction de 33% du déficit de la balance commerciale pendant cette période.

FRANCIA

  • GOODYEAR cierra su factoría en Amiens: 1.173 puestos de trabajo peligran, mientras el Gobierno intenta convencer a la Firma TITAN, potencial comprador de las instalaciones, de reanudar las negociaciones a ese respecto, suspendidas en el otoño pasado. El Grupo GOODYEAR tiene otras 4 implantaciones industriales en Francia.
  • Ligero descenso del consumo de particulares en 2012 y estancamiento previsto en 2013: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadísticas), el consumo de particulares ha disminuido de 0,2% en 2012, debido principalmente al retroceso del consumo de bienes manufacturados (- 0,8%), la mayor disminución desde 1993. Hasta ahora, el consumo de particulares viene siendo el principal factor del crecimiento.
  • Proyecto de crear en los supermercados una sección de productos « made in France »: preconizada por el Ministro de la Recuperación Productiva, esta idea ha sido recogida por la cadena de distribución LECLERC que ha iniciado su experimentación en varios de sus almacenes. Decenas de productos alimenticios franceses han sido agrupados bajo una bandera nacional en la que figura una inscripción « productos fabricados en Francia ». Las demás cadenas de distribución manifiestan, no obstante, escepticismo sobre el éxito comercial de esa iniciativa. Consideran que ya valorizan los productos nacionales mediante etiquetajes o marcas celebrando el origen regional o local. Además la mayor parte de los productos alimentarios son de origen francés y, para aquellos no alimenticios, se plantea un problema de precio y de insuficiente oferta de bienes integramente fabricados en Francia.
  • El Ministerio de la Vivienda se propone instituir una garantía de las rentas de alquileres impagadas: se trata de un sistema de seguros contra los riesgos de impagos de alquileres, cuyo coste asumirían los arrendadores. Tres modalidades son contempladas: obligatoriedad de asegurarse para todos los arrendadores; o gravamen de 2% (corresponde a la tasa global de impagos) sobre todas las rentas de alquiler para nutrir un fondo nacional de seguro; o bien, obligación para los aseguradores de ofrecer esa garantía , debiendo los arrendadores suscribirla so pena de quedar sujetos al pago de un tasa penalizadora por importe disuasivo.
  • Creación de un fondo estatal de apoyo a las pymes de la industria nuclear para su expansión internacional: dotado de 153 millones € por el Estado y grandes empresas del sector nuclear (Areva, EDF, Alstom, etc.), participará en pymes para ayudarles a exportar su « know-how » tecnológico y darse a conocer en salones internacionales. 30.000 pymes, subcontratistas de los grandes grupos, se hallan concernidas.
  • El crédito fiscal de competitividad creará mitad menos empleos que los esperados por el Gobierno: según el OFCE, 145.000 empleos en 2017 en lugar de 300.000 previstos por el Gobierno (23.000 en 2013, en lugar de 32.000).

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (28-01-2013)

ESPAGNE

  • Nouveau régime de taxation des actes de procédures litigieuses: sont désormais redevables tous les justiciables demandeurs –entreprises ou particuliers- sauf ceux bénéficiaires de la justice gratuite (< 14.000 €/an de revenus bruts); sont imposables les actes des procédures civiles (sauf celles portant sur les droits fondamentaux ou familiaux à l’exclusion du divorce, et sur les demandes volontaires des débiteurs pour la mise en place d’une procédure collective), des procédures contentieuses-administratives, et des procédures sociales (sauf en 1ère instance). Le niveau des taxes a aussi été relevé, surtout celles frappant les actes de procédure en appel et en cassation. Les demandeurs récupèreront les taxes si les défendeurs sont condamnés eux dépens.
  • Projet d’accorder un permis de résidence aux acquéreurs étrangers non communautaires de logements pour plus de 160.000 €: le permis de séjour serait transitoire pour 3 ans maximum et n’impliquerait pas l’autorisation de travailler, de scolariser les enfants ni de bénéficier des prestations sociales. L’objectif est de faciliter les investissements étrangers pour réduire le stock de logements neufs invendus, qui s’élevait à plus de 676.000 fin 2011. Parmi les étrangers non communautaires, les plus intéressés sont les Russes, les Norvégiens et les Chinois.
  • Création d’un Bureau National de Fiscalité Internationale pour détecter les abus fiscaux des multinationales: selon le Ministre des Finances, la fiscalité espagnole favorise les déductions de charges par rapport à d’autres pays qui imposent moins les recettes, ce qui incite les multinationales à localiser leurs recettes dans ces pays et les charges dans leurs filiales espagnoles. C’est le cas de Yahoo, Apple, Google, Facebook, Microsoft, Ebay et Amazon qui ont acquitté en 3 ans 25 millions € d’impôts pour des chiffres d’affaires de milliards d’€.
  • Renault augmente la production des filiales espagnoles créant 1.300 emplois: le plan industriel sur 10 ans prévoit la fabrication de 4 nouveaux modèles d’automobiles à Palencia et une hausse de 30 % de la production de moteurs à Valladolid et de boîtes de vitesse à Séville, ce qui induira 1.300 emplois nouveaux. C’est la contrepartie du « pacte social » conclu avec les syndicats, portant sur les coûts du travail, la flexibilité, l’emploi et les avantages sociaux, afin d’assurer la compétitivité des usines Renault en Espagne.

FRANCIA

  • Incremento de la demora en los pagos de empresas en el 3er trimestre: el promedio de demora ha sido de 11,8 días (11,5 días en el anterior trimestre), siendo 32,3% las empresas cumplidoras (33,3% anteriormente). Las moras superiores a 15 días representan 31,6%, 1 punto más que antes, y solamente 9,7% de Pymes y grandes empresas pagan sin demora. 42,8% de pymes aplazan sus pagos de 1 a 15 días y 28,9% de 15 a 30 días, mientras que la Administración pública demora 22,6% de sus pagos entre 15 y 30 días.
  • Crisis en la charcutería industrial, 4 empresas en régimen concursal desde septiembre: según la FICT (Federación de Industriales Charcuteros), 500 empleos peligran de inmediato y, a plazo, hasta 1500 empleos. El sector padece la subida de sus costes de producción debido al alza de precio de la carne porcina (+ 10%) y a que la gran distribución no repercute ese alza al consumidor, no variando sus precios de compra a los industriales charcuteros.
  • La deducción sobre cuota para las empresas (« crédit d’impôt ») para la competitividad laboral será incluida en la Ley rectificativa del Presupuesto 2012 y no en la Ley de Presupuesto 2013: ha anunciado el Primer Ministro. El objetivo es que las empresas puedan ostentar en el transcurso de 2013 un crédito contra el Estado, que facilite su financiación bancaria. La cuantía de la deducción para 2013 es de 10.000 millones €.
  • Los productores de leche franceses más competitivos que los belgas, italianos o alemanes: según un estudio de la asociación de ganaderos irlandeses, ello se debe al precio inferior de las tierras agrícolas, a niveles de arrendamientos que les garantizan estabilidad, y un mayor apoyo financiero de los bancos.
  • Francia lidera el « ranking » mundial de la creatividad cultural y artística: según una encuesta de Havas, Ernst & Young y HEC entre 1000 líderes económicos y de opinión internacionales. La encuesta coloca a Francia en el 7° puesto, por la estabilidad de su sistema, sus éxitos económicos, su capacidad innovadora, su creatividad cultural y artística, su calidad de vida, y la calidad de su entorno. No obstante, el papel económico del diseño es reducido en Francia, donde se valora más el aspecto técnico y tecnológico de los productos.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (21-01-2013)

ESPAGNE

  • Polémique sur les modalités de fonctionnement de la « bad bank »: le futur président de l’Eurogroup a reproché à la SAREB (nom de la « bad bank ») l’absence d’un business plan pour liquider les actifs cédés (plus de 3 milliards €). En effet, le Gouvernement prétend que cette cession s’effectue de manière rentable pour la SAREB (15% en moyenne sur le délai de 15 ans prévu pour la réalisation de tous les actifs), alors que Bruxelles souhaite une liquidation rapide des actifs cédés –éventuellement en abaissant les prix- pour rentrer dans ses fonds prêtés. Par ailleurs, il semblerait que les actifs immobiliers auraient été cédés à un prix incluant toutes les charges (fiscales, financières et, même, les charges de copropriété), ce qui alourdit d’autant le coût pour les contribuables.
  • Les créances douteuses des banques continuent de croître: selon la Banque d’Espagne, leur taux en novembre 2012 a été de 11,38%, un record historique. En 2012, malgré un recul du volume des crédits de 5,7%, le volume des créances douteuses a fait un bond de 42%. Les crédits immobiliers avaient reculé de 7,6% alors que les créances douteuses de nature immobilière avaient augmenté de 30%.
  • Repli de l’activité industrielle: selon l’INE (Institut National des Statistiques), dans les 11 premiers mois de 2012, les ventes ont diminué en moyenne de 2,3% et les commandes de 1,6% par rapport à la même période de 2011. Les facteurs principaux de ce repli ont été les ventes de biens intermédiaires (- 7%), notamment celles des biens d’équipement (- 6,8%), ainsi que leurs commandes (- 7,8%); de même, les ventes de biens durables de consommation (- 12,4%).
  • La Cour de Justice de l’Union Européenne condamne l’Espagne pour usage abusif de la TVA à taux réduit: la CJUE reproche l’application du taux réduit aux équipements médicaux et produits sanitaires en général, aux appareils pour animaux handicapés, et aux substances utilisées pour la fabrication des médicaments. La directive communautaire en la matière prévoit le taux réduit uniquement aux équipements, appareils et autres instruments médicaux pour usage des personnes handicapées, ainsi qu’aux produits pharmaceutiques pour assistance sanitaire, prévention de maladies et traitements médicaux. Si les médicaments proprement dits demeureront assujettis au taux super réduit de 4%, en revanche les équipements, appareils et instruments médicaux autres que pour personnes handicapées, actuellement imposés au taux de 10%, devront être assujettis à la TVA commune de 21%.
  • Les prix de l’immobilier d’habitation baisseront de 20% dans les 4 prochaines années: selon une étude de Standard & Poor’s, qui estime cette période le délai nécessaire pour résorber le stock de logements excédentaires non vendus. S’ajoutant à la baisse cumulée des prix de 26% depuis 2008, il en résultera, au final, une réduction de 46%. Après la baisse de 9,5% en 2012, les prix chuteront de 7,8% en 2013 et de 6% en 2014, en raison de l’offre massive de la « bad bank ».

FRANCIA

  • La Comisión Europea reduce en 50% las subvenciones a los exportadores franceses de pollos congelados: de 21,70 € por 100 kilos de pollos, las ayudas pasan a 10,80 €. La Comisión arguye que la situación del mercado es dinámica (entre 2008 y 2011, las exportaciones han crecido un 44%). Las subvenciones se aplican a las exportaciones hacia los antiguos Estados de la URSS, Angola, Arabia Saudí, Kuweit, Bahrein, Quatar, Oman, Emiratos Arabes Unidos, Jordania, Líbano, Irak, Irán. Los exportadores franceses protestan alegando que sus costes de producción son mayores que los de sus principales competidores: Brasil, EE.UU, Tailandia, China. Las firmas Doux (en procedimiento colectivo) y Tilly-Sabco son las más afectadas por esa medida.
  • La desaceleración de la inflación proseguirá en 2013: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadística), los precios al consumo han aumentado de promedio un 2% entre 2011 y 2012 (2,1% entre 2010 y 2011) y esa tendencia debería continuar en 2013 por el impacto de la crisis y el deterioro del mercado laboral. El banco Natexis estima a + 1,4% el nivel de inflación en 2013.
  • Morosidad en el mercado del juguete: las ventas han retrocedido de 2% en 2012 (+ 6% en 2011, + 5% en 2010 y + 3% en 2009), por primera vez desde hace 4 años, y pese a los buenos resultados obtenidos en las fiestas de fin de año. Las compras tienden a concentrarse en las grandes ocasiones (Navidad, cumpleaños), reduciéndose las pequeñas compras impulsivas (premio a buenas notas, por ejemplo), así como en las ofertas promocionales. A ello se une una oferta menos atractiva en 2012. Los profesionales no auguran una notable mejoría para 2013, si bien esperan que el éxito de las tabletas pre-escolares o de productos bajo licencia como Monstruos, o Compañía 2 así como el repunto de los Pokemon y Tortuga Ninja reactive la demanda.
  • El Grupo papelero finlandés UPM pone en venta fábricas suyas en Francia: ha anunciado su propósito de vender rapidamente (en un plazo máximo de 6 meses) sus factorías de papel en Docelles (Vosgos) y Aigrefeuille (Charente Maritime), así como una unidad comercial en Lagord, al lado de La Rochelle). La factoría de Docelles tiene una capacidad de producción de 160.000 toneladas anuales de papel. La de Aigrefeuille, más pequeña (45 asalariados), está especializada en la transformación de la madera. El grupo también está en proceso de venta, desde octubre, de su factoría papelera Stracel en Estrasburgo (Alsacia), que cuenta con 250 asalariados. Ante la contínua caída de la demande de papel para imprimir debido a la crisis, UPM se ha visto obligado a reducir su capacidad productiva en Finlandia, Alemania y Francia. Un competidor suyo, el finlandés Stora Enso, ha anunciado en octubre 2012 su propósito de vender su factoría papelera en Corbehem (Pas-de-Calais), que emplea 350 asalariados.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (14-01-2013)

ESPAGNE

  • Plafonnement de la rémunération des dépôts bancaires par la Banque d’Espagne: son Gouverneur a enjoint aux banques de ne pas offrir aux déposants des taux de rémunération supérieurs à 2,75%. Les établissements enfreignant cette directive encourent une pénalité sous la forme d’une augmentation de leur coefficient de core capital (actuellement de 9%). Malgré cela, beaucoup d’entités continuent d’offrir des taux supérieurs à 3%.
  • Chute de la production industrielle en novembre: l’indice de la production industrielle a diminué de 7,3% selon l’INE (Institut National des Statistiques). Le repli est dû principalement au secteur des biens d’équipement (- 12,9%), essentiellement les éléments métalliques de la construction et les véhicules à moteur et composants. Les biens intermédiaires (- 7,4%) et les biens de consommation non durables (- 6,1%) sont les deux autres principaux facteurs de cette évolution.
  • 69% des entreprises espagnoles considèrent le marché latino-américain comme « le plus rentable »: selon une récent étude, suivi par le marché européen (53%) puis par le marché chinois (44%) estimé susceptible de procurer d’importants bénéfices.
  • Les services découlant de la gestion discrétionnaire des portefeuilles d’investissement assujettis à la TVA de 21%: à partir du 1er janvier 2013, selon résolution de l’Administration fiscale. Jusqu’à présent, ils étaient exonérés mais une sentence de la CJUE (Cour de Justice de l’Union Européenne) du 19 juillet 2012 avait confirmé leur assujettissement. Les gestionnaires ne sont pas affectés par cette mesure, mais seulement les investisseurs titulaires de patrimoines conséquents qui recourent le plus à ces services.
  • Les transporteurs routiers de marchandises ne seront pas assujettis à « l’Eurovignette »: selon un communiqué de la CETM (Confederación Española de Transporte de Mercancías), le Ministère des Travaux Publics s’est engagé à ne pas appliquer sur le territoire espagnol le système de « l’Eurovignette », c’est-à-dire un droit de péage spécial pour les camions circulant sur les autoroutes.
  • Citroën produira 2 nouveaux modèles dans ses usines espagnoles: le site de Vigo (Galice) produira à partir du 2ème semestre 2013 les modèles C4 Picasso et C4 Grand Picasso, et le site de Madrid, à partir de 2014, un nouveau modèle en cours de montage.
  • Morgan Stanley recommande d’investir en Espagne et en Suisse en 2013: dans son dernier rapport, en début d’année, Morgan place l’Espagne en 2ème rang derrière la Suisse comme destination recommandée pour les investissements (l’Allemagne vient en 3ème rang et la France est 12ème). Les motifs ? Le solde de la balance courante de paiements est le meilleur depuis 1998, l’implantation des entreprises espagnoles dans des pays à fort potentiel de développement comme ceux d’Amérique Latine, la probabilité d’une prochaine demande d’aide à l’Union Européenne qui fera baisser la prime de risque de 75 à 155 points.

FRANCIA

  • Ciertos contratos laborales de duración determinada sujetos a mayores cotizaciones: la Confederación patronal y los 5 principales sindicatos han acordado el principio de elevar la cuota patronal por seguro de paro, de 3 puntos para los contratos inferiores a 1 mes y de 1,5 punto para los de menos de 3 meses. Serían afectados unicamente aquellos contratos concertados para hacer frente a un incremento de actividad.
  • La lencería femenina ha resistido a la crísis pero las tendencias de compra se modifican: según los organizadores del Salón de la Lencería en París, las compras globales han disminuido de 2,2% con respecto a 2011, siendo las jovenes de 15-24 años las que más gastan por el efecto moda. En cambio, la tendencia creciente entre los demás tramos de compradoras es la adquisición de productos con utilidad práctica y duraderos en el tiempo. Ello se combina con la tendencia a hacerse con productos de calidad, de confección artesana y refinados.
  • Divergencia entre las estimaciones económicas del Banco de Francia y del INSEE (Instituto Nacional de Estadísticas): según el Banco de Francia, hay una ligera recesión ya que estima en – 0,1% el descenso de la actividad económica en el 4° trimestre (tras – 0,1% en el anterior trimestre). Pero el INSEE había estimado que, en el 3er trimestre, la actividad había progresado de + 0,1% y disminuido de – 0,2% en el 4° trimestre 2012. Tecnicamente, no habría, pues, situación de recesión.
  • Repunte de la producción industrial en noviembre pero la situación del sector permanece frágil: + 0,5% con respecto a octubre, según el INSEE (+ 0,2% en la industria fabril, no inclusives la energía y la minería). No obstante, entre septiembre y noviembre, la actividad industrial global ha disminuido en – 1,8% con respecto a los 3 meses anteriores; en el sector fabril, ha bajado de – 2,2% , en el material de transporte de – 5,9% y de – 11% en el refinado.
  • La BPI (Banque Publique d’Investissement) favorable a una nacionalización temporal de Pymes en dificultad: así lo ha declarado su Director General, Nicolas Dufourcq. La BPI, entidad pública para financiar las Pymes, se haría cargo de aquellas que padecen problemas de supervivencia hasta tanto encontraran un inversor que tomara su control.
  • Retroceso de la inflación en 2012: según el INSEE, se ha situado en 1,3% para ese año (frente a 2,5% en 2011). El aumento de los precios al consumo se ha centrado en los de del tabaco (+ 6,9%), de la energía (+ 2,6%) y de la alimentación (+ 2,3%). En este último sector, las subidas de precios han sido especialmente elevadas en los productos frescos (+ 7,7%), entre los cuales han destacado las frutas frescas (+ 8,2%) y las legumbres frescas (+ 11,2%).

LA SUPRESIÓN DEL « GARANTE » FISCAL DE I.V.A. EN FRANCIA NO FAVORECE A LOS EXPORTADORES ESPAÑOLES

Por Felipe Sáez
Administrador, Encargado de Relaciones Exteriores, de la Cámara Oficial de Comercio de
España en Francia (COCEF)
Delegado en Francia del Gabinete RIEPTO CONSULTORÍA SLL, Madrid

A tenor del artículo 283, 1 del C.G.I. (Código General de Impuestos), cuando una entrega de bienes o una prestación de servicios imponibles al IVA en Francia son realizadas por un sujeto pasivo ubicado fuera de Francia, el adquirente, el destinatario o el tomador de esas operaciones, titulares de un número de identificación al IVA en Francia, son los que tienen obligación de abonar ese impuesto.

Ahora bien, la Instrucción administrativa 3 A-9-06 del 23/06/2006, que determinaba las modalidades de aplicación de ese mecanismo de autoliquidación tributaria, había previsto una tolerancia.
Previa conformidad escrita respectivamente del vendedor no residente y de su cliente identificado al IVA en Francia, dicho impuesto adeudado legalmente por este último podía ser declarado y liquidado en su nombre y por cuenta de él en la declaración del vendedor de bienes o del prestador de servicios no ubicado en Francia.

La tolerancia quedaba supeditada a que el proveedor no residente nombrara un « garante » sujeto pasivo establecido en Francia, el cual debía hallarse habilitado a tal efecto por la Administración tributaria francesa. Dicho « garante » debía obligarse ante esa Administración: a remitirle la declaración de IVA establecida a nombre del vendedor; a liquidar el IVA neto, previa compensación entre el IVA adeudado por el vendedor en nombre propio, aquél liquidado por él en nombre y por cuenta de sus clientes, y el IVA deducible correspondiente a los gastos del vendedor para realizar las operaciones generadoras del derecho a deducción; y a devolver, en su caso, los reembolsos indebidos en concepto de crédito IVA.
Asimismo, el vendedor de bienes o prestador de servicios extranjero debía solicitar un número de IVA francés, haciéndolo figurar en sus facturas junto con el nombre del « garante » y el importe del IVA que recaudaba en nombre y por cuenta de sus clientes.
No obstante todo lo anterior, el deudor legal del IVA seguía siendo el cliente identificado a dicho impuesto en Francia y, si el « garante » no cumplía su obligación de pago a nombre y por cuenta del vendedor, el cliente quedaba sujeto a dicho pago.

Ese sistema brindaba ventajas tanto a los vendedores extranjeros como a sus clientes franceses.

A los vendedores, les reportaba una ganancia en su tesorería puesto que podían recuperar inmediatamente el IVA deducible que gravaba sus adquisiciones, al hacerlo figurar en su declaración compensándolo con el IVA que adeudaban por sí mismos o en nombre y por cuenta de sus clientes, sin tener que aguardar su cobro al término del largo procedimiento de reembolso.
Además, ese mecanismo favorecía la labor comercial de las empresas extranjeras ya que, al hacerse cargo del impuesto, con reducido impacto en sus costes como se ha visto debido a la posibilidad de compensación, podían proponer precios efectivos más baratos, ampliando así su potencial de mercado en Francia.

Por su parte, los clientes, aparte de poder abastecerse en mejores condiciones de coste con el consiguiente alivio en su tesorería, se veían descargados del trámite administrativo de autoliquidación del impuesto, evitando el riesgo de penalidad en caso de descuido en realizarlo o de hacerlo fuera de plazo.
El sistema les permitía también optimizar la gestión de sus compras, dándoles la posibilidad de cubrirse de las variaciones de los precios comerciales de mercado adquiriendo oportunamente volúmenes importantes para integrar en existencias « de precaución » con un coste inferior en 19,6%, 7% o 5,5% al normal de mercado.

Desgraciadamente, el Tribunal de Justicia de la Unión Europea, en sentencia del 15 de diciembre de 2011, ha considerado esa tolerancia contraria a lo dispuesto por la directiva europea 2006/112/CE sobre IVA, especialmente en sus artículos 168, 204 y 214.

Según el Tribunal, la tolerancia vulnera el artículo 168 de la directiva al permitir una compensación entre el IVA deducible soportado por el sujeto pasivo para sus operaciones y el IVA recolectado por él en nombre y por cuenta de sus clientes. En efecto, dicho artículo señala que el IVA deducible puede imputarse únicamente en el IVA adeudado legalmente en Francia por el sujeto pasivo no residente.

En cuanto a la figura del « garante », el Tribunal europeo la ha declarado contraria al artículo 204 de la directiva que prohíbe el obligar un sujeto pasivo establecido en otro Estado miembro de la Unión europea a nombrar un representante fiscal. Hay obligación en la medida en que la derogación al régimen de autoliquidación del IVA queda supeditada a que el sujeto pasivo no residente nombre un « garante » que deba ser habilitado por la Administración tributaria, según señala la instrucción fiscal francesa.

Por último, el Tribunal ha estimado que vulnera el artículo 214 de la directiva europea la obligación para el sujeto pasivo no residente de identificarse a efectos del IVA ante la Administración francesa. La directiva, en efecto, estipula que los Estados miembros no pueden imponer al sujeto pasivo no residente que realiza entregas de bienes o prestaciones de servicios, para las cuales el IVA es adeudada únicamente por el destinatario o el tomador, el identificarse individualmente.

En consecuencia, la Administración francesa, por una Instrucción n° 3 A-5-12 del 7 de junio de 2012, ha anulado el título IV de la Instrucción 3 A-9-06 donde queda recogido el régimen de tolerancia antes comentado. Y ello con efecto a partir del 1° de octubre de 2012.

De esa fecha en adelante, los proveedores no residentes no deben hacer mención, en las facturas a sus clientes identificados al IVA en Francia, el nombre del « garante » y, por el contrario, hacer figurar claramente que el IVA es adeudado por el cliente refiriéndose explícitamente a los artículos 194 de la directiva europea o 283,1 del C.G.I.
Asimismo, los proveedores no residentes han tenido que tramitar el cese de la habilitación del « garante » por la Administración francesa.

El impacto negativo de la supresión de la figura del « garante » para el proveedor no residente puede quedar atenuado cuando dicho proveedor sigue identificado al IVA en Francia en concepto de otras operaciones, como son las exportaciones a partir de ese país, y sigue obligado a presentar una declaración de IVA. En ese caso, en efecto, tiene la posibilidad de utilizar el procedimiento de las compras en franquicia de IVA.

En todo caso, la eliminación de este mecanismo no facilita las ventas españolas a Francia.

Diciembre 2012

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (08-01-2013)

ESPAGNE

  • Le Ministère de l’ Économie veut regrouper les participations industrielles des banques nationalisées au sein d’un organisme public: le but est de faciliter la recherche de synergies afin de faciliter leur cession aux investisseurs privés. Il s’agirait d’une structure analogue à celle de l’ancienne SEPI (Sociedad Estatal de Participaciones Industriales). Bruxelles devra donner son accord.
  • L’absorption des banques filiales Banesto et Banif par le Banco Santander entraînera la perte de 3.000 emplois: l’opération se déroulera sur 3 ans et 700 guichets seront fermés.
  • Léger recul du chômage en décembre: – 1,2% par rapport au mois précédent. En 1 an, il a augmenté de 9,6%. L’agriculture et les services ont enregistré les plus fortes baisses (- 1,6%) tandis que l’industrie et la construction subissaient des hausses modérées (+ 0,5%). Le chômage a diminué dans 13 communautés autonomes, avec en tête l’Andalousie, Madrid et la communauté de Valence.
  • Réestructuration des « Paradores » touristiques: au terme d’un accord direction/syndicats, 355 salariés sont licenciés, 1 « parador » fermé définitivement (Puerto Lumbreras, près d’Alméria), 27 fermés temporairement pendant 2, 3 ou 4 mois, et 13 n’auront plus de service de restauration.
  • Hausse de l’Impôt local sur les Biens Immobiliers (IBI): 75% des municipalités ont élevé son taux de 10% afin de réduire leur déficit budgétaire.
  • 2,9% d’inflation en 2012: selon les données provisoires de l’Institut National de Statistiques (INE). Ce chiffre est à confirmer le 15 janvier 2013, avec les données définitives.
  • Baisse de 6,9% en 2012 des prix de l’habitat neuf: depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, les prix ont chuté de 33,5%.
  • Hausse du Salaire Minimum Interprofessionnel de 0,6%: en 2013, il s’établit à 752,85 €/mois (sur 12 mois). A titre comparatif, le salaire minimum mensuel (sur 12 mois) est actuellement de 1.801,49 € au Luxembourg, 1.472,42 € en Belgique, 1.461,85 € en Irlande, 1.456,20 € aux Pays-Bas, 1.430,22 € en France.
  • Nouveau régime d’éxonération fiscale pour lesSOCIMI (Sociétés Cotées d’Investissements sur le Marché Immobilier): à l’instar des S.I.I.L. françaises,les Socimi seront désormais exonérées de l’Impôt sur les Sociétés sur leurs revenus tirés du développement de leur objet social. Sur les dividendes distribués à ceux de leurs actionnaires ayant une participation supérieure à 5% mais pour lesquels le taux d’imposition est nul ou inférieur à 10%, les Socimi s’acquitteront d’un impôt spécial de 19%. Autre nouveauté: les actions des Socimi pourront désormais être se négocier également au MAB (Marché Alternatif Boursier), ce qui facilitera leur diffusion auprès des Pme. Enfin sont supprimées: l’interdiction d’un financement externe supérieur à 70% des actifs et l’obligation de détention minimale de 3 immeubles.

FRANCIA

  • Virgin Megastore, la emblemática cadena distribuidora de productos culturales, en suspensión de pagos: desde hace años, venía cumulando pérdidas. 26 almacenes en toda Francia se cierran y 1.000 empleados irán al paro.
  • Nivel historicamente bajo del tipo medio de los créditos inmobiliarios: 3,23% en diciembre, por debajo del anterior « record » de noviembre 2010 (3,25%). Nunca se ha llegado a tan bajo nivel, desde la guerra. Ello ha permitido a los bancos limitar la caída de su volumen de préstamos inmobiliarios (- 33,1% respecto de 2011). La reducción de tipos afecta por igual la vivienda de segunda mano (de 3,97% en febrero a 3,23% en diciembre) y la vivienda nueva (de 3,93% a 3,22% en el mismo período).
  • La reducción de precios, objetivo prioritario en 2013 de la mayoría de departamentos de compras de las empresas: según un estudio de la gran escuela empresarial Hautes Etudes Commerciales (HEC), 73% de los profesionales se han marcado ese objetivo., de los cuales 93% en la industria fabril pero solamente 47% en los sectores de la energía, del agua y de los resíduos. Las empresas públicas y parapúblicas prefieren comprar menos y mejor que menos caro. El estudio señala asimismo que, para 2013, 32% de los profesionales se proponen incrementar sus compras en los países de bajo coste, frente a 40% para 2012., debiéndose esa baja a malas experiencias en esos países y a los gastos de transporte que encarecen el coste global de las compras.
  • Iberdrola se desprende de todos sus parques eólicos terrestres en Francia: ha anunciado la cesión de su filial Iberdrola Renovables France, propietaria de 32 parques terrestres, por 350 millones € + un pago condicionado de 50 millones €. Conserva los parques « off shore » y aquellos parques en vías de desarrollo. Los compradores son General Electric (40%), el asegurador alemán Munich Re (40%), y EDF Energies Nouvelles (20%) filial de EDF (Electricité de France). Iberdrola reorienta sus inversiones hacia los mercados con fuerte demanda (Reino Unido, Brasil), desinvirtiendo en los demás mercados para hacer frente a su elevada deuda.
  • RTE (Red de Transporte de Electricidad) podrá reducir el volumen de suministro de fluido a empresas grandes consumidoras en caso de peligro de « black out » en la red: el decreto correspondiente ha sido ya publicado y surte efecto desde fines de diciembre. Concretamente, las empresas industriales grandes consumidoras se obligan voluntariamente a disminuir inmediatamente, entre 60 a 300 MW, su consumo eléctrico a petición de RTE durante un tiempo entre 15 minutos a 1 hora. En contrapartida, EDF les abonará, con cargo a los demás consumidores, una retribución de unas decenas de céntimos de euro por año. Las instalaciones de las industrias química y del aluminio son las más concernidas por esta medida.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (17 – 12 – 2012)

 ESPAGNE

  • Projet d’activation de l’impôt sur les dépôts bancaires au 1er trimestre 2013: il semble que le Gouvernement projette de mettre effectivement en application cet impôt récemment créé, à un taux compris entre 0,3 et 0,5% (actuellement à taux zéro), au cours du 1er trimestre 2013.
  • Chute de 50% du bénéfice cumulé en septembre pour les entreprises cotées à l’IBEX35: en excluant Arcelor Mittal qui n’est pas représentatif à la Bourse de Madrid, les 28 sociétés non financières cotées ont dégagé, au cours des 9 premiers mois de 2012, une marge nette sur chiffre d’affaires de 4,8% (contre 7,2% antérieurement). Le bénéfice des 6 banques cotées a chuté de 60% et, en y incluant Bankia, le résultat de ce secteur serait déficitaire. Le bénéfice global des 34 sociétés a donc diminué de 49,6%.
  • Les retards de paiement s’accumulent dans les Communautés Autonomes: selon les dernières données du Ministère des Finances, l’ensemble des CC.AA. était redevable, fin septembre, d’environ 13 milliards € aux fournisseurs, alors que les prévisions tablaient sur 11 milliards. Ce chiffre est inférieur de 5,8 milliards à celui de la même période de 2011. Castille-La Manche, la Catalogne et Madrid ont réduit leur endettement, alors que La Communauté Valencienne et Murcie l’ont augmenté. Le fait nouveau est que les Administrations régionales recouvrent difficilement leurs créances sur les entreprises et les ménages: 3,1 milliards € d’accroissement de créances impayées au cours du premier semestre 2012.
  • Hausse du nombre de créations d’entreprises: selon Dun & Bradstreet, sur les 11 premiers mois de l’année, 81.193 entreprises ont été créées, soit 4% de plus que dans la même période de 2011. D&B indique que ces données conduisent à un niveau de créations d’entreprises le plus élevé depuis 2007. En revanche, 25.851 entreprises ont fermé depuis janvier 2012, soit + 18% que dans la même période de 2011 , cependant que 3.757 procédures collectives se sont produites, soit 32% de plus.
  • Les prix des logements libres poursuivent leur baisse, ceux des sols se maintiennent stables: selon l’INE (Institut National de Statistiques), les prix des logements libres ont chuté de 15,2% au 3ème trimestre par rapport à la même période de 2011, soit le plus fort recul depuis 2007. Par rapport au 2ème trimestre 2012, la baisse a été de 3,8%. Selon les catégories, les prix des logements neufs ont baissé de 13,6% et ceux des logements anciens de 16,4% sur un an. En revanche, les prix moyens des sols n’ont baissé que de 0,7% au 3ème trimestre par rapport à la même période de 2011, s’établissant à 168,4 €/m2.
  • La banque Barclay’s recommande d’investir en Bourse espagnole: selon leurs analystes, « c’est l’opportunité du siècle » car l’indice IBEX35 se maintient à un niveau inférieur à 35% à celui de 2010 et les actions espagnoles offrent une rentabilité par dividende supérieure à 5%.

FRANCIA

  • La agencia Fitch mantiene la nota AAA: no obstante, la conserva con perspectiva negativa, en función de la amplitud y del ritmo de las reformas económicas. La agencia augura un crecimiento de 0,3% en 2013 y 1,1% en 2014 (0,8 y 2% respectivamente según el Gobierno).
  • La actividad del sector económico privado sigue bajando en diciembre: según el indice PMI, el cual se sitúa en 45 puntos, por debajo de 50 puntos que marca la divisoria entre expansión y contracción de la actividad. Ese nivel podría señalar, en el último trimestre, el mayor retroceso de la economía francesa desde hace 4 años. El volumen de las actividades nuevas ha sufrido el mayor descenso desde principios de 2009.
  • Desaceleración de la inflación en noviembre: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadísticas), el indice de precios al consumo ha retrocedido de 0,2% en noviembre en relación con octubre (contra un aumento de 0,2% en octubre), o sea un incremento anual de + 1,4% en lugar de + 1,9%. Ello se debe principalmente a la baja de los combustibles. La inflación francesa es inferior a la de la zona euro (+ 2,2%).
  • Reestructuración del grupo Darty, centrándose en Francia, Bélgica y Países Bajos: el grupo inglés de almacenes especializados en los electrodomésticos y material audiovisual de hogar se replantea el mantenimiento de parte de su red internacional, a la vista de las pérdidas sufridas estos últimos tiempos. Considera estratégicos los mercados francés, belga y holandés, pero no así los de Italia, España, República checa y Eslovaquia donde acumula pérdidas.
  • Año decepcionante para las agencias de viaje e inquietudes para 2013: según la asociación profesional Ceto, las causas estriban, aparte la crisis, en la lenta reactivación del turismo hacia los países donde se produjo la « primavera árabe » y, sobre todo, la tendencia cada vez mayor de los clientes a organizar por sí solos sus viajes. En 2011/2012, las agencias han hecho viajar 25.000 personas menos que en 2010/2011. Oriente Medio y el sur de Europa como destinos se hallan en retroceso. Los viajes a precio fijo (avión y hotel), que representan 60% de la facturación, han disminuido (- 3,8%) mientras que las ventas de billetes solos (40% de la actividad) han progresado (+5%). Los pedidos para el invierno 2012/2013 han disminuido en un 10%.
  • Previsiones pesimistas para el sector de obras públicas en 2013: según el presidente de la Federación nacional de Obras Públicas, el sector perderá 5.000 puestos de trabajo debido a una disminución de su volumen de actividad, del 2,5%, después de haber perdido 3.000 empleos en 2012. En este año, el volumen de actividad ha disminuido de 1,5%, situándose en su más bajo nivel desde hace 10 años.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (11 – 12 – 2012)

ESPAGNE

  • Mise à l’étude de nouvelles interconnexions des réseaux électriques espagnol et français: REE (Red Eléctrica Española) et RTE (Réseau de Transport d’Electricité) ont signé un accord prévoyant l’établissement de nouvelles lignes interconnectées dans le golfe de Gascogne, au lieu de passer par les Pyrénées. REE commencera incessamment l’étude des fonds sous-marins par où passeront les lignes.
  • Les entreprises espagnoles ont la liquidité la plus élevée en Europe: selon une étude de Standard & Poor’s, la crainte de ne pouvoir se financer en externe a amené les entreprises espagnoles, en 2012, à se constituer des trésoreries élevées. Le ratio de trésorerie sur le total d’actifs des groupes notés par Standard & Poor’s est passé de 5,5% à la fin de 2011 à 9% actuellement. Ce ratio est supérieur à celui des entreprises italiennes (8,5%) et à celui de la moyenne des entreprises européennes (8% environ). Selon l’étude, cette tendance va se poursuivre, en raison de l’incertitude sur l’évolution du secteur bancaire, mais le revers de la médaille est que la constitution de ces trésoreries se fait au détriment des investissements, sans pour autant éviter le risque croissant de procédures collectives, du fait du considérable endettement découlant des antérieures opérations d’investissement.
  • Projet de durcissement de la fiscalité sur les assurances-vie et plans de pensions de retraites d’entreprises souscrits par les cadres supérieurs: un amendement au budget de l’État pour 2013, en cours de discussion, prévoit de ramener à 100.000 € annuels le plafond (actuellement de 300.000 €) au-delà duquel les primes abondées et versées par les entreprises sur les contrats d’assurance-vie sont immédiatement imposables chez les bénéficiaires à l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques, en tant que revenus irréguliers. Par ailleurs, l’amendement prévoit, pour les indemnités « châpeau » comprises entre 700.000 et 1 million €, que la tranche des 300.000 premiers € bénéficiant d’un abattement d’imposition de 40% sera réduite du montant de l’écart entre le total de l’indemnité et 700.000 €.
  • Substitution de la redevance numérique par une « compensation équitable » à la charge du budget de l’État: un Décret approuvé en Conseil de Ministres réglemente les modalités de versement aux titulaires de droits d’auteur, par imputation sur le budget de l’État, d’une compensation « équitable » pour le préjudice estimé résultant de l’usage privé de dispositifs et supports numériques pour copier leurs œuvres. La ligne budgétaire prévue à cet effet est de 5 millions € à titre d’avances en 2012 sur la compensation définitive qui sera calculée en 2013. Outre qu’elle est inférieure à la redevance antérieure, la compensation est supportée par la collectivité alors que la redevance ne frappait que les propriétaires de dispositifs et de supports numériques.

FRANCIA

  • Mejora de la balanza comercial en octubre: según las estadísticas aduaneras, el déficit ha bajado de 6,2 % con respecto a septiembre, y de 9,4 % cumulativamente en un año. Pese a un fuerte descenso de las ventas de material de transporte, han progresado notablemente las exportaciones de productos químicos, de refinados de petróleo, y de cereales.
  • Impuesto adicional sobre las plusvalías inmobiliarias: la Asamblea Nacional ha votado, en la Ley de Presupuestos rectificativa para 2012, una imposición de 2% sobre las plusvalías inmobiliarias comprendidas entre 50.000 y 100.000 €, de 3% sobre aquellas entre 100.000 y 250.000 € y de 6% sobre aquellas superiores a 250.000 €. Esa imposición se suma al impuesto de 19 % que grava las plusvalías inmobiliarias, salvo las referentes a la vivienda principal.
  • Coyuntura difícil para el sector naútico de recreo: según la Federación de constructores de barcos de recreo, en el ejercicio 2011/2012 las ventas han caído en un 18% y la producción en un 20% , pese a la constante afición del público para esa clase de actividades. El mercado europeo ha sufrido un notable retroceso (entre – 25 y 30%), especialmente los mercados español e italiano, en tanto que han empezado a desarrollarse los mercados brasileño y chino.
  • Nivel record del paro laboral: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadística), la tasa de paro laboral ha alcanzado 10,3% al cierre del 3er trimestre (9,9% en Francia metropolitana). Desde hace un año, la creación de empleos se halla estancada y el incremento natural de población activo ingresa integramente en el paro. Asimismo, los últimos datos de Eurostat para octubre apuntan a una tasa del 10,7% (incluyendo los departamentos ultramarinos). El desempleo de los jóvenes (entre 15 y 24 años) se sitúa en 24,2% al término del 3er trimestre, su nivel más elevado hasta ahora.
  • El liderazgo turístico de la región Ile de France (incluyendo París) amenazado por la competencia extranjera: según un estudio del CROCIS (Centro Regional de Observación del Comercio, Industria y Servicios) dependiente de la Cámara de Comercio e Industria de París, pese a su potencial turístico único en el mundo, la región se enfrenta con una creciente competencia , en cuanto a destinos turísticos, del Sureste asiático, del Oriente Medio, de Hispanoamérica y de África. En lo referente al turismo de negocios (ferias, congresos, salones monográficos), la región tropieza con una dura competencia en Europa (Berlín, Barcelona, Viena) y, más allá, aparecen nuevos competidores como Moscú, Singapore y, sobre todo, China donde han sido creados 8 parques de exposiciones.

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE-BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (4-12-2012)

ESPAGNE

  • Baisse de l’inflation en novembre: selon l’Institut National Statistique, la variation annuelle de l’indice des prix à la consommation (IPC) a reculé à 2,9%, contre 3,5 % en octobre. La cause en est la diminution du prix des carburants et des lubrifiants.
  • Création d’un impôt à taux zéro sur les dépôts bancaires: le Gouvernement veut ainsi uniformiser le régime fiscal des dépôts bancaires. Actuellement, 4 Communautés autonomes (Extrémadoure, Castille-La Manche, Andalousie et Canaries) taxent les dépôts, et d’autres Communautés envisagent de le faire. La création de l’impôt étatique obligera les 4 Communautés à supprimer leur propre imposition, car 2 administrations ne peuvent taxer le même fait imposable, et elles seront compensées financièrement par l’État central.
  • 70% de l’Impôt sur les Sociétés est acquitté par 3 entreprises de l’IBEX (indice boursier de Madrid): la banque Santander, Telefónica et Repsol. Les grandes entreprises continuent d’engranger d’importantes économies fiscales au regard du 30% restant de l’Impôt sur les Sociétés, qu’elles devraient acquitter si elles avaient gardé toutes leurs activités en Espagne et si elles ne pratiquaient pas d’importantes déductions, comme les provisions pour augmentation des fonds de commerce ou réinvestissement des plus-values.
  • L’endettement des Pme s’est réduit de 15% depuis 2006, suite à la contraction des crédits bancaires: selon une récente étude, les Pme espagnoles dépendent des concours bancaires à 80% de leurs besoins de financement, contre 65% dans le reste de la zone euro et 30% aux États-Unis. Le manque de ressources –propres ou externes– pour développer ou simplement maintenir leur activité, entraîne une perte de compétitivité pour les Pme.
  • Augmentation de la dotation publique au Fonds de Liquidité des Autonomies: elle passe de 18 à 23 milliards € pour 2013 et elle devra être utilisée par les Communautés Autonomes, en priorité pour régler les créances en souffrance de leurs fournisseurs. Dans les 9 premiers mois de 2012, en dépit du règlement de 27 milliards € de créances en retard jusqu’au 31 décembre 2011 réalisé dans le cadre du Plan de Paiement aux Fournisseurs, les Communautés Autonomes et les municipalités ont accru leur endettement envers leurs fournisseurs de plus de 10 milliards €.
  • Le Gouvernement renonce à réévaluer les retraites au titre de 2012, de l’accroissement de l’inflation par rapport aux prévisions: les pensions de retraite intègrent un taux d’inflation de 1% alors que la variation annuelle de l’IPC (Indice des Prix à la Consommation) s’établit à 2,9%, soit un écart de 1,9%. Toutefois, pour 2013, alors que le budget des retraites table sur une hausse de l’IPC de 1%, le Gouvernement a annoncé une revalorisation de 2% pour les pensions de retraite inférieures à 1.000 €/mois.

FRANCIA

  • Leve retroceso del consumo de los hogares en octubre: según el INSEE (Instituto Nacional de Estadísticas), el consumo de hogares ha aflojado un 0,2% (- 0,5% en variación anual) después de estancarse en septiembre. El descenso del consumo obedece principalmente al menor gasto en tabaco y a que ha proseguido el retraimiento en las compras de productos alimenticios.
  • Convenio transaccional entre el Gobierno y el siderúrgico indio ArcelorMittal: el grupo indio se compromete a invertir durante los 5 próximos años 180 millones € en la rama de producción de aceros, y no despide a los 629 asalariados del sitio de Florange, aunque los altos hornos seguirán sin funcionar hasta que se plasme el proyecto europeo Ulcos. Este último consiste en un procedimiento que permita a uno de ambos altos hornos ubicados en Florange producir acero con menor emisión de gas carbónico. Dentro de 15 días, las autoridades europeas informarán si retienen a Florange para experimentar ese método. Los sindicatos y los asalariados desconfían de que el grupo indio cumpla sus compromisos, recordando lo ocurrido con el sitio de Grandange.
  • El mercado del automóvil padece el peor ejercicio desde 1997: según el CCFA (Comité de Constructores Franceses de Automóviles), ya que, en noviembre, las matrículas de vehículos han disminuido de – 19,2% y de – 13,8% en los 11 primeros meses de este año. Todas las categorías de vehículos se hallan afectadas; los constructores nacionales, Peugeot Citroën y Renault registran caídas mayores que sus competidores extranjeros (- 22,9% y – 33,5% respectivamente en noviembre).
  • Se acentúa el descenso de las compraventas de viviendas de segunda mano: los notarios preveen una disminución de 25% en 2012 con respecto a 2011. Sin embargo, la evolución de los precios no es paralela: en el 3er trimestre, han bajado de – 1,1% en conjunto, aunque de – 0,2% en la región Ile-de-France y – 1,5% en el resto del país, pero han subido en París (+ 1%) alcanzando un nivel record (promedio de 8.440 € /m2). Las previsiones para 2013 apuntan a descensos de actividad (- 3%) y de precios (entre – 5 y – 10%). Todo lo cual no déja de impactar la actividad de las notarías, de las agencias inmobiliarias y de las empresas de artesanos y autonómos que intervienen en la renovación de viviendas al cambiar sus propietarios.
  • El mercado de la confección textil seguirá retrocediendo en 2013: según el IFM (Instituto Francés de la Moda),bajará de – 2,1% en 2012 y de – 2% en 2013, cayendo en volumen al nivel de hace 10 años. El mercado de prendas masculinas resiste mejor (- 0,5% en 2012, previsto – 0,1% en 2013) que el de prendas femeninas (- 3,1% en 2012, previsto – 3,5% en 2013), debido a una importante ampliación de la gama de sus ofertas. El mercado de prendas de segunda mano, con los depósitos-venta y ferias informales, ocupa un lugar creciente en las compras de artículos de vestir.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE – BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (26-11-2012)

ESPAGNE

  • Nouveau régime de taxation des actes de procédures litigieuses: sont désormais redevables tous les justiciables demandeurs –entreprises ou particuliers- sauf ceux bénéficiaires de la justice gratuite (< 14.000 €/an de revenus bruts); sont imposables les actes des procédures civiles (sauf celles portant sur les droits fondamentaux ou familiaux à l’exclusion du divorce, et sur les demandes volontaires des débiteurs pour la mise en place d’une procédure collective), des procédures contentieuses-administratives, et des procédures sociales (sauf en 1ère instance). Le niveau des taxes a aussi été relevé, surtout celles frappant les actes de procédure en appel et en cassation. Les demandeurs récupèreront les taxes si les défendeurs sont condamnés eux dépens.
  • Projet d’accorder un permis de résidence aux acquéreurs étrangers non communautaires de logements pour plus de 160.000 €: le permis de séjour serait transitoire pour 3 ans maximum et n’impliquerait pas l’autorisation de travailler, de scolariser les enfants ni de bénéficier des prestations sociales. L’objectif est de faciliter les investissements étrangers pour réduire le stock de logements neufs invendus, qui s’élevait à plus de 676.000 fin 2011. Parmi les étrangers non communautaires, les plus intéressés sont les Russes, les Norvégiens et les Chinois.
  • Création d’un Bureau National de Fiscalité Internationale pour détecter les abus fiscaux des multinationales: selon le Ministre des Finances, la fiscalité espagnole favorise les déductions de charges par rapport à d’autres pays qui imposent moins les recettes, ce qui incite les multinationales à localiser leurs recettes dans ces pays et les charges dans leurs filiales espagnoles. C’est le cas de Yahoo, Apple, Google, Facebook, Microsoft, Ebay et Amazon qui ont acquitté en 3 ans 25 millions € d’impôts pour des chiffres d’affaires de milliards d’€.
  • Renault augmente la production des filiales espagnoles créant 1.300 emplois: le plan industriel sur 10 ans prévoit la fabrication de 4 nouveaux modèles d’automobiles à Palencia et une hausse de 30 % de la production de moteurs à Valladolid et de boîtes de vitesse à Séville, ce qui induira 1.300 emplois nouveaux. C’est la contrepartie du « pacte social » conclu avec les syndicats, portant sur les coûts du travail, la flexibilité, l’emploi et les avantages sociaux, afin d’assurer la compétitivité des usines Renault en Espagne.

FRANCE

  • Incremento de la demora en los pagos de empresas en el 3er trimestre: el promedio de demora ha sido de 11,8 días (11,5 días en el anterior trimestre), siendo 32,3% las empresas cumplidoras (33,3% anteriormente). Las moras superiores a 15 días representan 31,6%, 1 punto más que antes, y solamente 9,7% de Pymes y grandes empresas pagan sin demora. 42,8% de pymes aplazan sus pagos de 1 a 15 días y 28,9% de 15 a 30 días, mientras que la Administración pública demora 22,6% de sus pagos entre 15 y 30 días.
  • Crisis en la charcutería industrial, 4 empresas en régimen concursal desde septiembre: según la FICT (Federación de Industriales Charcuteros), 500 empleos peligran de inmediato y, a plazo, hasta 1500 empleos. El sector padece la subida de sus costes de producción debido al alza de precio de la carne porcina (+ 10%) y a que la gran distribución no repercute ese alza al consumidor, no variando sus precios de compra a los industriales charcuteros.
  • La deducción sobre cuota para las empresas (« crédit d’impôt ») para la competitividad laboral será incluida en la Ley rectificativa del Presupuesto 2012 y no en la Ley de Presupuesto 2013: ha anunciado el Primer Ministro. El objetivo es que las empresas puedan ostentar en el transcurso de 2013 un crédito contra el Estado, que facilite su financiación bancaria. La cuantía de la deducción para 2013 es de 10.000 millones €.
  • Los productores de leche franceses más competitivos que los belgas, italianos o alemanes: según un estudio de la asociación de ganaderos irlandeses, ello se debe al precio inferior de las tierras agrícolas, a niveles de arrendamientos que les garantizan estabilidad, y un mayor apoyo financiero de los bancos.
  • Francia lidera el « ranking » mundial de la creatividad cultural y artística: según una encuesta de Havas, Ernst & Young y HEC entre 1000 líderes económicos y de opinión internacionales. La encuesta coloca a Francia en el 7° puesto, por la estabilidad de su sistema, sus éxitos económicos, su capacidad innovadora, su creatividad cultural y artística, su calidad de vida, y la calidad de su entorno. No obstante, el papel económico del diseño es reducido en Francia, donde se valora más el aspecto técnico y tecnológico de los productos

 

PROCÉDURES COLLECTIVES EN ESPAGNE: LES ACCORDS DE REFINANCEMENT HOMOLOGUÉS VONT-ILS S’IMPOSER A TOUS LES CRÉANCIERS ?

Par Felipe Sáez

Administrateur de la COCEF

Chargé des Relations Extérieures

La loi 22/2003 du 9 juillet 2003, amendée par la loi 38/2011 du 10 octobre 2011, a établi le cadre légal des procédures collectives relatives aux entreprises en difficulté.
Les anciennes procédures de cessation de paiements et de faillite ont été substituées par une procédure d’apurement collectif des dettes (concurso de acreedores) se concluant soit par un accord avec les créanciers qui permette la poursuite de l’exploitation soit, en tout dernier ressort, par une liquidation de l’entreprise.

Dans le nouveau régime, avant de se résoudre à engager la procédure collective proprement dite, le débiteur a la possibilité de souscrire par anticipation avec les créanciers des accords de refinancement de ses dettes. Ces accords peuvent consister en une augmentation des crédits en cours, ou au report de leur échéance, ou en leur substitution par de nouveaux financements.

Ces conventions ont la particularité qu’elles ne peuvent être résiliées, même conclues pendant la période dite « suspecte » (deux années précédant la date d’initialisation de la procédure collective), pour autant qu’elles soient assorties d’un plan de viabilité permettant la poursuite de l’exploitation à court et moyen terme, que 60% au moins de l’ensemble des créanciers y ait adhéré, qu’elles aient recueilli l’avis favorable d’un expert indépendant désigné par le greffier du Tribunal de Commerce, et qu’elles soient formalisées par devant notaire (art. 71.6).
Cependant, elles n’ont aucune force contraignante à l’égard des créanciers qui n’y ont pas adhéré ou s’y sont opposés. Ceux-ci peuvent, donc, à défaut d’être payés aux échéances initialement prévues, requérir l’ouverture d’une procédure collective à l’encontre du débiteur ou engager des procédures d’exécution des garanties qu’ils détiennent, alors même que le délai de validité de l’accord (5 années au maximum) n’est pas expiré.

Aussi, pour faciliter l’aide des banques aux entreprises en difficulté plus particulièrement dans le contexte actuel, un des amendements de la loi 38/2011 a introduit des normes spécifiques pour les conventions de refinancement conclues, avant toute procédure collective, entre les débiteurs et ceux de leurs créanciers qui sont des entités financières. Les débiteurs peuvent demander l’homologation de ces conventions par un juge, pour autant qu’elles remplissent les conditions énoncées par l’article 71.6 cité plus haut, que des créanciers représentant au moins 75% du passif envers les entités financières y aient adhéré (Disposition Additionnelle 4), et que la validité des conventions n’excède pas 3 années.
Une fois homologuées, les conventions s’imposent aussi, mais uniquement en ce qui concerne le moratoire ou rééchelonnement des dettes, aux entités de crédit n’y ayant pas adhéré ou s’y étant opposé et qui ne bénéficient pas de sûretés réelles. Ces autres créanciers peuvent, toutefois, se pourvoir contre l’homologation, mais seulement aux motifs que le minimum d’adhésions n’a pas été atteint ou que le contenu de l’accord implique pour eux un préjudice disproportionné, ce qu’il revient au juge d’apprécier. Par ailleurs, les créanciers autres que les entités financières ne sont pas tenus par ces accords, bien que la loi ne leur interdit pas d’y adhérer.

Ainsi donc, cet amendement laisse les entreprises qui connaissent des difficultés de trésorerie, exposées à une procédure collective à l’initiative d’un créancier non partie ou opposé aux accords de refinancement.

Néanmoins, l’utilisation de l’homologation judiciaire dans la mise en place des accords de refinancement a commencé à avoir des répercussions importantes pour les banques, notamment pour les banques étrangères.

D’abord, les premières décisions judiciaires ont confirmé l’obligation pour les banques créancières d’appliquer le moratoire ou le rééchelonnement de dettes stipulé par un accord de refinancement, même si elles n’y ont pas adhéré ou s’y sont opposé, dès lors que cet accord a été homologué.
Il s’ensuit que les gestionnaires des établissements bancaires doivent prendre en compte dans leur politique de crédit cette possibilité d’homologation et ses conséquences. En effet, une circulaire de la Banque d’Espagne les oblige à lui adresser un rapport trimestriel sur l’évolution de tous les accords de refinancement souscrits par ces établissements. Si la poursuite d’un accord s’avère douteuse du fait que d’autres créanciers ne l’ont pas souscrit ou y sont opposés, les banques sont obligées de provisionner leurs créances auxquelles cet accord se réfère.
Dans la mesure où la proportion des dettes financières sur le passif total est élevée et où un accord de refinancement homologué est intervenu, la probabilité d’une réaction des autres créanciers non financiers et, partant, de la nécessité de provisionner, s’avèrent moindres.

Ensuite, les conséquences de l’homologation peuvent être de nature à inciter les banques à conclure des accords de refinancement comportant l’élargissement du montant des crédits en cours ou l’octroi de nouveaux crédits, afin de permettre aux débiteurs de faire face à la plus large fraction possible de leur passif non financier et, ainsi, d’éviter au maximum l’éventualité d’une procédure collective à leur encontre de la part de ces autres créanciers .

Quant aux banques étrangères, qui sont moins enclines que les banques nationales à refinancer des entreprises locales en difficulté, cette nouvelle législation est susceptible de les rendre beaucoup plus prudentes dans l’octroi de concours.

Par ailleurs, une jurisprudence commence à se dessiner, qui admet l’extension des effets de l’homologation judiciaire à des accords de refinancement incluant des passifs non financiers.

C’est ainsi que, tout récemment, un jugement du Tribunal de Commerce de Séville a prononcé l’homologation d’un accord de refinancement avec les banques, prévoyant aussi un rééchelonnement des dettes envers la Sécurité Sociale et l’Administration fiscale ainsi qu’avec les fournisseurs.

Cette sentence est extrêmement importante dans la mesure où elle est constitutive d’une jurisprudence susceptible de rendre contraignants les accords de refinancement homologués aux créanciers non financiers, et non plus seulement aux banques et organismes financiers.

Elle renforce donc la situation des entreprises qui concluent des accords de refinancement avec leurs banquiers, en écartant l’éventualité d’une procédure collective ou, à tout le moins, en réduisant la possibilité de cette dernière.

 

DÉDUCTION DE DÉFICITS REPORTÉS D’EXERCICES PRESCRITS: DROIT D’OPPOSITION DU FISC ESPAGNOL

Par Felipe Sáez

Administrateur de la COCEF

Chargé des Relations Extérieures

Dans 2 arrêts du 20 septembre 2012, la Cour de Cassation (Chambre du Contentieux) a réaffirmé le principe selon lequel, une fois échu le délai de reprise, l’Administration fiscale n’est plus fondée à rectifier les bases imposables déclarées par les contribuables au titre d’exercices prescrits.
Et ce, même si la détermination de ces bases a influencé le niveau d’imposition d’exercices postérieurs non encore prescrits, par le biais du report des résultats déficitaires.

En revanche, et contrairement à la tendance de la jurisprudence antérieure –la sienne propre et, surtout, celle de la Cour d’Appel Nationale-, ces arrêts consacrent le principe établi par la L.G.T. (Ley General Tributaria) 58/2003 et la L.I.S. (Ley de Impuesto de Sociedades), selon lequel l’Administration est en droit de contester les modalités d’imputation sur des exercices non encore prescrits de bases imposables négatives reportées d’exercices prescrits, si la provenance et le montant de ces bases ne sont pas justifiés par la comptabilité et toute documentation adéquate

Les arrêts précités font droit à deux recours interjetés par une société contre un jugement de la Cour d’Appel Nationale (Chambre du Contentieux Administratif), en date du 28 juin 2010, la déboutant de sa réclamation formulée à l’encontre d’un redressement des résultats des exercices 2001 et 2002.
Le redressement, dans le cadre d’une vérification de ces exercices engagée en février 2006, découlait du refus par les vérificateurs du montant des imputations de bases imposables négatives reportées correspondant aux exercices 1993 à 1999 prescrits, au motif que, lors de la vérification, la société n’avait justifié ni l’origine ni le montant des bases imputées.

Les arguments présentés par les deux parties au litige se fondent sur des interprétations respectives différentes des articles 70.3 et 106.4 de la L.G.T. (Ley General Tributaria) 58/2003, lesquels reprennent le contenu de l’art. 23.5 de la Loi 43/1995 dans sa rédaction par la Loi 40/1998. Ce contenu figure, modifié, dans l’article 25.5 de la L.I.S. (Ley del Impuesto sobre Sociedades) 4/2004.

Dans son article 70.3, la L.G.T. spécifie: « L’obligation de justifier la provenance des données tirant leur origine d’opérations réalisées dans des périodes d’imposition prescrites se maintiendra durant le délai de prescription du droit à déterminer les dettes fiscales affectées par l’opération correspondante ».
L’article 106.4 stipule: « Dans les cas où les bases ou bien les impositions compensées ou en attente de compensation ou bien les déductions appliquées ou en attente d’application tirent leur origine d’exercices prescrits, leur provenance et leur quotité devront être justifiés par la production des redressements ou des déclarations dans lesquels elles figuraient, de la comptabilité, et des supports documentaires appropriés. ».
L’art. 23.5 de la loi 43/1995, dans sa rédaction de la Loi 40/1998, précisait:  » L’assujetti devra justifier, le cas échéant, par la présentation de la comptabilité et des supports documentaires appropriés, la provenance et le montant des bases imposables négatives dont il prétend l’imputation, quel que soit l’exercice où elles ont pris naissance ». Enfin, l’article 25.5 de la L.I.S. énonce: « L’assujetti devra justifier la provenance et le montant des bases imposables négatives dont il prétend l’imputation, par la présentation du redressement ou de la déclaration, de la comptabilité et des supports documentaires appropriés, quel que soit l’exercice où elles [les bases] ont pris naissance ».

La société allèguait trois motifs de cassation du redressement concernant l’exercice 2001.
D’une part, la vérification de cet exercice ne pouvait rectifier les bases imputées, puisque correspondant à des exercices prescrits (1993 à 1997), mais seulement vérifier leur quantification concrète et leur correcte imputation sur l’exercice vérifié. L’article 70.3 de la L.G.T. n’est pas applicable puisqu’il n’est entré en vigueur qu’en juillet 2004, sauf à enfreindre le principe de non rétroactivité prévu par l’art. 10.2 de cette même Loi, ainsi que par l’article 9.3 de la Constitution dans la mesure où l’imputation de bases imposables négatives est un droit acquis.
D’autre part, il y a eu infraction de l’art. 23.5 de la Loi 43/1995 dans sa rédaction par la Loi 40/1998, au sens où ses dispositions, reprises dans les articles 70.3 et 106.4 de la L.G.T. 58/2003, n’avaient pas un caractère rétroactif.
Enfin, la société allègue infraction de l’art. 53 de la L.G.T. 58/2003 du fait que, comme le prévoit cet article, la vérification, bien que considérant insuffisante la documentation présentée, n’a pas employé la méthode d’estimation indirecte de la base imposable au titre de l’exercice vérifié.

La Cour de Cassation a récusé conjointement les deux premières allégations de la société, pour les motifs ci-après. D’abord l’imputation de bases imposables négatives n’est pas un droit acquis mais éventuel et soumis à conditions, donc le caractère rétroactif de dispositions légales le concernant n’est pas anticonstitutionnel. Ensuite, l’article 23.5 de la loi 43/1995 dans sa rédaction par la loi 40/1998 stipule que l’obligation de justifier la provenance et le montant des bases imposables négatives à imputer s’applique aux bases « quel que soit l’exercice où elles ont pris naissance », ce qui rend cette obligation applicable rétroactivement aux bases des exercices 1993 à 1997.
Quant à la troisième allégation de la société concernant l’absence d’estimation indirecte, la Cour la récuse car cette estimation altèrerait le principe même de l’imputation qui se fonde sur l’existence de bases imposables négatives, telles qu’elles ressortent de déclarations ou de redressements ainsi que de la comptabilité et de supports documentaires du contribuable. Ce qui est requis uniquement c’est la vérification de la provenance et du montant des bases imposables négatives, à partir de la documentation présentée.

A cet égard, la Cour de Cassation reprend à son compte un des attendus du jugement de la Cour d’Appel Nationale objet du recours: « Et s’il est bien certain que, s’agissant d’exercices prescrits, ceux-ci ne peuvent faire l’objet de régularisations, oui ils peuvent, en revanche, être vérifiés à l’effet d’autres exercices postérieurs, contrairement à ce qui est affirmé, car les pouvoirs de vérification et d’investigation de l’Inspection des Impôts peuvent s’étendre à tous les actes, éléments et évaluations consignés dans les déclarations fiscales, sans que ces pouvoirs soient soumis à prescription, car ce qui prescrit par le temps est le droit de l’Administration à déterminer la dette fiscale par le redressement correspondant ainsi que l’action en recouvrement de la dette redressée, mais non pas le pouvoir de vérification. ».
Plus encore, la Cour fait sienne la position de la Cour d’Appel Nationale, énonçant: « … Le pouvoir de « vérification » doit être compris comme la constatation du caractère véridique de ce qui est déclaré par l’assujetti… Néanmoins, son effet [celui de l’action de vérification] ne peut outrepasser le délai [4 ans] de la prescription fixée à l’article 66 de la Loi susmentionnée [la L.G.T.] de telle sorte que, autant l’Administration peut vérifier les données déclarées par l’assujetti en configurant les éléments qui conditionnent les déclarations successives, ce qu’elle ne peut faire c’est étendre les effets de la vérification aux exercices qui se situent au-delà du délai de quatre ans, quoiqu’elle peut fixer, suite à la vérification, les faits, actes ou éléments qui déterminent le contenu des déclarations, lequel contenu se situant dans le cadre temporel de l’article 66 de la L.G.T. peut faire l’objet de vérification dont il pourrait en résulter un redressement effectué par l’Administration. ».

Concernant le redressement relatif à l’exercice 2002, la société s’était pourvue en cassation à son encontre sur le fondement de l’unité en matière de doctrine fiscale, en alléguant que l’arrêt contesté, à partir des mêmes bases juridiques, concluait différemment que des sentences prononcées antérieurement en la matière par les Cours d’Appel Nationale et de Cassation. La Cour de Cassation a rejeté ce pourvoi, en démontrant que les antérieures sentences excipées par la société faisaient application de dispositions légales différentes de celles auxquelles se réfère l’arrêt contesté, ce qui exclut la possibilité de doctrines contradictoires.

Ces deux arrêts de la Cour de Cassation paraissent devoir trancher définitivement, en faveur de l’Administration, la question de la possibilité pour cette dernière de rectifier des bases imposables négatives au titre d’exercices prescrits.
L’Administration peut remettre en cause ces bases, mais uniquement à l’occasion de leur imputation sur les résultats positifs d’exercices non prescrits et dans le cadre d’une vérification de ces derniers.

C’est une solution analogue à celle prévue par la réglementation fiscale française.
L’article 209-I du C.G.I. prévoit, en effet, qu’un déficit reporté sur les résultats d’exercices suivants peut faire l’objet d’une rectification, même s’il a été subi au cours d’un exercice prescrit du point de vue de l’établissement de l’impôt. Et selon le Conseil d’État (arrêts des 04/11/1970 et 23/06/1976), l’administration est fondée, lors de l’établissement de l’imposition due au titre d’un exercice donné, à contrôler l’existence des déficits des exercices antérieurs, même prescrits, et à en rectifier le montant, dès lors que ces déficits influent sur les résultats servant de base à l’imposition à établir.

Les contribuables en Espagne doivent donc, dorénavant encore plus que par le passé, veiller à une rigoureuse tenue de leur comptabilité et des justificatifs de cette dernière, pour ne pas encourir le risque d’une remise en cause par l’Administration fiscale espagnole de l’imputation de leurs bases négatives –même correspondant à des exercices prescrits- sur les résultats positifs d’exercices non prescrits.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE / BREVES NOTICIAS DE FRANCIA (12-11-2012)

ESPAGNE

  • Le plafond de la durée du mandat des administrateurs dits « indépendants » sera porté de 12 à 14 années: selon un projet d’arrêté Ministériel. Il s’agit des administrateurs qui n’ont pas de liens avec les gestionnaires des sociétés ni avec les associés qui en détiennent la majorité de contrôle, leur mission étant de défendre les intérêts des associés minoritaires ou, dans les sociétés cotées, des petits actionnaires détenteurs du capital « flottant ».
  • Le Trésor a couvert tous ses besoins de financement pour 2012: une émission de 4,76 milliards € (supérieure au maximum prévu de 4,5 milliards €) vient d’être couverte. Elle comprend: une tranche de 0,99 milliards € à 3 ans, à 3,66% (contre 3,96% il y a 1 mois), une tranche de 3,04 milliards € sur 5 ans, entre 4,68% et 4,77%, et une tranche de 0,73 milliards € sur 20 ans, à 6,33% (contre 4,77% en octobre 2010).
  • Projet d’imposition des « parachutes dorés » des dirigeants de sociétés: la taxation de ces indemnités, exonérées partiellement à ce jour en vertu du bouclier fiscal de 60%, pourrait s’élever jusqu’à 60 voire 75%. Le nouveau régime fiscal entrerait en vigueur à partir du 1er janvier 2013.
  • C’est le moment d’investir dans l’hôtellerie de luxe en Espagne: déclare le président de la division Europe, Afrique et Moyen Orient du groupe hôtelier STARWOOD, propriétaire de 250 hôtels dans 60 pays sous de prestigieuses enseignes (St. Régis, W, Sheraton, The Luxury Collection). Après d’importants investissements pour leur rénovation, le groupe a procédé en 2012 à la réouverture des prestigieux hôtels Alfonso XIII, à Séville, et María Cristina, à Saint Sébastien.
  • L’éventualité d’une privatisation des « paradores » de tourisme n’est pas écartée: selon déclaration du Ministre de l’Industrie, de l’Energie et du Tourisme, en raison de leur « délicate » situation financière, qui serait, toutefois, assainie au préalable. La construction de nouveaux « paradores » est arrêtée ainsi que les travaux de renouveau des existants.
  • La procédure espagnole de saisie immobilière suivie d’expulsion des occupant, considérée non conforme au droit communautaire: selon l’avocate générale près la Cour de Justice Européenne, elle ne garantit pas une protection efficace des débiteurs contre les clauses abusives des contrats de prêts hypothécaires, en ne permettant pas la suspension de la procédure contestée pour clause abusive du contrat.

FRANCIA

  • Los industriales prevén reducir sus inversiones en 2013: según el INSEE (Instituto de Estadísticas), auguran una disminución de 2% de sus gastos en bienes de equipo (en 2012, la progresión de dichos gastos se configura de sólo + 1%, en lugar de + 5% prevista).
    El Primer Ministro anuncia hasta 20.000 millones € de reducciones de impuestos sobre las empresas y una subida del IVA: las reducciones fiscales serán proporcionales a la masa salarial integrada unicamente por los salarios inferiores a 2,5 veces el Smic (Salario Mínimo) y se aplicarán durante 3 años a partir de 2014; también a partir de esa fecha, los tipos intermedio y normal del IVA pasarán respectivamente de 7 a 10% y de 19,6 a 20%, mientras pasará de 5,5 a 5% el tipo reducido sobre productos alimenticios. La disminución fiscal para empresas, equivalente a una baja de 6% de cotizaciones sociales, será compensada por una reducción del gasto público, por la subida del IVA, y por nuevos impuestos de índole ecológica a partir de 2016. Todo ello para restablecer la competitividad de Francia.
  • Proyecto de reforma de la vigente normativa sobre la « exit tax »: para conformarla al derecho europeo. El traslado a otro país de la Unión Europea de todos los activos de una empresa conllevaría la imposición de las plusvalías latentes, en un plazo de 5 años, en lugar de inmediatamente como ahora. El propósito es poder aplicar efectivamente la normativa existente, sin incurrir en su cuestionamiento y, así, disuadir las deslocalizaciones de empresas.
  • Medidas contra ciertos mecanismos de optimización fiscal en el proyecto de ley rectificativa de presupuestos para 2012: estarían concernidas las donaciones-cesiones, en las que ni los donantes ni, después, los cesionarios tributan sobre las plusvalías, al no aflorar éstas en ninguna de ambas etapas; el proyecto haría imponibles dichas operaciones cuando se realizaran en plazo inferior a 3 años. También se hallan concernidas las aportaciones-cesiones de títulos por particulares a sociedades que controlan, no tributando sobre las plusvalías latentes de dichos títulos ni los aportantes ni las sociedades, igualmente por no aflorar las plusvalías. Asimismo, en las cesiones onerosas de usufructos temporales sobre inmuebles o carteras de valores a sociedades controladas por los titulares, no tributando éstos por las plusvalías latentes, las rentas de dichos activos durante el usufructo tributarían.

 

NOUVELLES BRÈVES D’ESPAGNE (05-11-2012)

ESPAGNE 

  • Les investisseurs étrangers inquiets de l’évolution politique en Catalogne: plusieurs grandes banques d’investissement (Nomura, USB, Royal Bank of Scotland) et les agences de notation (S&P, Moody’s et Fitch) commencent à mettre en garde d’investir dans cette Communauté. Elles mettent l’accent, en cas d’une sécession, sur la difficulté pour le nouvel Etat à se financer en dehors de l’Union Européenne et à être accepté comme membre de cette Union en raison de l’opposition prévisible de l’Etat espagnol, outre que le maintien d’un secteur bancaire local autonome ne paraît pas viable. Les analystes redoutent aussi l’impact négatif d’une éventuelle sécession de la Catalogne sur la situation économique et financière du reste de l’Espagne, entraînant la hausse de la prime de risque sur les marchés.
  • Nouvelle poussée du chômage au 3ème trimestre: 25,02% de la population active est sans emploi contre 24,6% au trimestre précédent. Chez les jeunes (16-24 ans), le taux est de 52,3%, en léger recul (53,3% fin juin). L’Andalousie est la communauté autonome la plus touchée (35,4%) et, bien que traditionnellement riche, la Catalogne accuse un taux de 22,6%.
  • La Catalogne détient le record de factures impayées aux travailleurs indépendants: 809 millions € en juin, suivie par l’Andalousie (692 millions €) et la Communauté de Valence (677 millions €). A ce jour, les Administrations publiques dans toute l’Espagne doivent plus de 5 milliards € aux travailleurs indépendants. Pour ces derniers et les P.m.e., le délai moyen d’encaissement sur les administrations est de 161 jours (72 j. pour l’Administration centrale, 139 j. pour les Communautés Autonomes et 178 j. pour les collectivités locales). Valence est la Communauté qui paye dans le plus long délai (170 j. en moyenne) et le Pays Basque celle qui paye le plus rapidement (52 j.).
  • FORD transfère à Valence sa production en Belgique: le groupe automobile ferme son site belge de Genk et en transfère la production des modèles Mondeo, S-Max et Galaxy sur le site d’Almussafes, près de Valence, a partir de 2014. De source professionnelle locale, on estime que ce transfert induira la création de 1.500 emplois directs et 4.500 indirects.
  • Projet de loi (Loi de Garantie d’Unité de Marché) permettant la commercialisation d’un produit en toute région en conformité avec une norme unique: alors qu’actuellement il doit s’ajuster aux normes spécifiques de chaque Autonomie ou municipalité.

FRANCIA

  • Las transacciones y los créditos inmobiliarios disminuyen: en los 9 primeros meses de 2012, los créditos para compras de viviendas usadas han caido del 30% y se estiman 550.000 transacciones en 2012 frente a 700.000 el año anterior.
  • Pese a la crisis, los hogares prevén mantener su nivel de gastos en juguetes para Navidad: los profesionales auguran para esa época un mercado estable, incluso en leve incremento, cuando el consumo en los demás sectores se halla estancado o retrocede. En 2011, las ventas de juguetes alcanzaron 3.230 millones € (+ 6% sobre el año anterior), representando las compras de Navidad el 60 % de la facturación total. Según los profesionales, ello se debe a la atención preferente dada a los niños en los hogares, a la fuerte natalidad y, para este año, a que 40% de la oferta juguetera está compuesta de novedades.
  • El Presidente Hollande promete a los empresarios un « pacto » de competitividad pero descarta el proyecto de « choque »: ese proyecto, preconizado por el informe sobre competitividad pedido a Louis Gallois por el propio Gobierno, consiste en una disminución inmediata de las cotizaciones sociales patronales y salariales por hasta 30.000 millones €; para asegurar la financiación de la protección social, esa disminución sería compensada por incrementos del IVA y de la CSG (Contribución Social General) y por una reducción suplementaria del gasto público. El Presidente prefiere escalonar esas medidas a lo largo de los 5 años de su mandato para evitar, de momento, aumentar la carga impositiva.
  • Según un reciente estudio, 153 impuestos y otros tributos gravan las empresas francesas frente a 55 en Alemania: además del Impuesto de Sociedades, las otras imposiciones equivalen a 4,6% del Producto Interior Bruto, o sea 2,45% más que en Alemania.
  • Caída de las facturaciones de RENAULT y de PEUGEOT PSA en el 3er trimestre: – 13,3%, mientras su volumen de ventas mundial retrocede de 5,8% y, en Europa, se derrumba en un—18,4%., con una cuota de mercado en ese área historicamente débil (8,5%). Fuera de Europa, las ventas han progresado (+ 7%), aunque ello no compensa todavía. Por primera vez, uno de cada dos vehículos ha sido vendido en países no europeos. La evolución es aún peor en PSA: 20,5% menos de ventas en el 3er trimestre, con una disminución cumulativa de 15,2% desde enero.

IMPOSITION DES APPORTS DE CAPITAUX : LA COUR DE CASSATION ESPAGNOLE CONDAMNE L’ADMINISTRATION A REMBOURSER UNE SOCIETE ALLEMANDE

Par Felipe Sáez

Administrateur de la COCEF

Chargé des Relations Extérieures

Par arrêt du 02/10/2012, la Chambre du Contentieux-Administratif de la Cour de Cassation a annulé la décision adoptée en Conseil des Ministres le 06/05/2011 déboutant la demande en responsabilité patrimoniale pour infraction au droit de l’Union européenne que la succursale en Espagne d’une société allemande avait formulée à l’encontre de l’Administration, le 08/07/2010.
Egalement, par le même arrêt, la Cour a condamné cette même Administration à restituer à la succursale requérante la somme de 1.444.786,11 euros, outre intérêts de droit à partir du 08/07/2010, au titre des droits indûment perçus sur les apports de capitaux reçus en 2003 de la maison-mère allemande et employés aux activités de la succursale.

La succursale avait engagé sa demande en responsabilité de l’Administration sur le fondement d’un arrêt prononcé, le 09/07/2009, par la 4ème Chambre de la Cour de Justice de l’Union Européenne (affaire C-397/07). Cet arrêt avait condamné l’Etat espagnol pour manquement aux obligations lui incombant en vertu de la directive 69/335/CEE du 17/07/1969, au motif qu’il soumettait au droit d’apport « le capital affecté aux activités commerciales exercées sur le territoire espagnol par les succursales ou les établissements permanents de sociétés établies dans un Etat membre qui n’applique pas un droit similaire ».
Effectivement, cette imposition était stipulée par l’article 20 de la Loi de l’Impôt sur les mutations patrimoniales (Ley del Impuesto sobre Transmisiones Patrimoniales) dans sa rédaction de 1993. Mais elle avait été supprimée par la Loi 4/2008 du 23/12/2008, art. 3, qui a modifié la rédaction du dit article 20.

Cet arrêt de la Cour de Cassation ouvre de sérieuses perspectives de récupération fiscale, notamment aux sociétés établies dans les Etats membres de l’Union européenne et opérant en Espagne par l’entremise non seulement de succursales ou d’établissements permanents mais aussi de filiales, ainsi qu’aux entreprises espagnoles.

En effet, l’Administration a nié l’existence « de tout lien de causalité entre l’infraction au Droit communautaire imputable à l’État membre et le dommage infligé », au motif que « les liquidations de droits à l’origine des éventuels dommages remontent aux mois de janvier et février 2003 et n’ont fait l’objet d’aucun recours de la part de Deka ». Elle a allégué qu’il s’agit d’un acte ferme par consentement puisqu’il n’a pas été recouru formellement ni à temps.

Mais la Cour a récusé cette allégation en se référant à sa propre jurisprudence, établie en suite d’un arrêt de la Cour de Justice européenne du 26/01/2010 selon lequel « Le droit de l’Union s’oppose à l’application d’une règle d’un État membre en vertu de laquelle une action en responsabilité de l’État, fondée sur une violation de ce droit par une loi nationale constatée par un arrêt de la Cour de Justice des Communautés Européennes rendu au titre de l’article 226 CE, ne peut prospérer que si le demandeur a préalablement épuisé toutes les voies de recours internes tendant à contester la validité de l’acte administratif dommageable adopté sur le fondement de cette loi, alors même qu’une telle règle n’est pas applicable à une action en responsabilité de l’État fondée sur la violation de la Constitution par cette même loi constatée par la juridiction compétente ».
Il s’ensuit que l’action en responsabilité de l’Administration espagnole par la succursale en Espagne de la société allemande est recevable, même si la succursale n’avait engagé auparavant aucune procédure en contestation des impositions dont elle avait fait l’objet, pour autant que la violation du droit de l’Union ait été constatée par la Cour de Justice européenne.

La portée de l’arrêt de la Cour de Cassation est considérable, en ce qu’il confirme la possibilité pour toute entreprise, espagnole ou étrangère opérant en Espagne par l’entremise d’une succursale, un établissement permanent ou une filiale, d’engager directement une action recevable en responsabilité patrimoniale de l’Administration publique pour des actes violant le droit de l’Union, pourvu que cette violation ait été, au préalable, formellement reconnue par la Cour de Justice européenne, sans avoir à faire préalablement usage des procédures de contestation de ces actes et dans les délais prévus à cet effet.

L’application de ce principe, en conférant aux entreprises de l’Union Européenne une plus grande protection contre les distorsions fiscales, est de nature à faciliter les investissements directs de ces dernières en Espagne.

 

TENANTS ET ABOUTISSEMENTS DE LA NOUVELLE RÉFORME BANCAIRE EN ESPAGNE

Par Felipe Sáez,
 
Administrateur de la COCEF,
 
Chargé des Relations Extérieures

Le Décret-loi 24/2012 du 31 août 2012 « de restructuration et résolution d’entités de crédit » reflète le con-tenu du protocole d’accord (Memorandum of Understanding on the Financial Sector Policy Conditionality, MoU) que l’Espagne a souscrit avec les Ministres de Finances de la zone euro, le 20 juillet dernier, en contrepartie d’une aide financière européenne jusqu’à 100 milliards € pour recapitaliser les banques.

Ce protocole établit des directives en matière de gestion de crises d’entités bancaires, et il prévoit que la Commission Européenne, la BCE (Banque Centrale Européenne) et l’EBA (Autorité Bancaire Européenne) en contrôleront conjoin-tement l’application pendant les 18 mois durant lesquels l’aide sera versée par tranches.

Il s’agit de la troisième grande réforme bancaire en Espagne depuis le début de la crise en 2008, mais elle apparaît beaucoup plus radicale que les précédentes ainsi que comme la plus importante depuis la loi-cadre du 14 avril 1962 réglementant les activités de crédit et de banque (Ley de Bases de Ordenación del Crédito y Banca), laquelle transfor-ma profondément le secteur bancaire espagnol.

Les nouvelles mesures sont censées mettre un terme définitif à la crise sans précédent qui, depuis 2008, frappe une large part des établissements de crédit en Espagne. Rappelons-en brièvement les causes.

Alors que ces établissements avaient accumulé inconsidérément des actifs (créances ou biens, se rapportant essen-tiellement à l’immobilier) dont la valeur s’est dépréciée du fait de l’éclatement de la bulle immobilière et de la réces-sion économique qui s’en est ensuivie, ils ont vu se tarir leurs possibilités de refinancement sur les marchés, sinon à des taux excessifs, en raison de la défiance des investisseurs à l’égard de leur solvabilité compte tenu du contexte énoncé. Cette défiance a été aggravée par la détérioration de la qualité du risque souverain de l’Espagne découlant de sa situation économique, eu égard à la forte corrélation existante entre la solvabilité des banques et celle de l’Etat du fait de la forte proportion de titres de la dette publique détenue par ces dernières et de la garantie des dépôts bancai-res assumée par les pouvoirs publics.
Le Décret intègre, avec des modifications, les apports des réformes de 2009 (création du FROB, fonds public d’aide aux banques) et de 2010 (restructuration du réseau de Caisses d’épargne). Il reprend également, en les aménageant pour leur assurer une réelle efficacité, les mécanismes existants antérieurement de contrôle et d’intervention des établis-sements bancaires. Surtout, il introduit le régime de « résolution » (selon la terminologie communautaire) dans lequel les entités qui s’avèrent non viables font l’objet d’un processus spécifique d’extinction, sans recourir aux procédures collectives normales.

Concomitamment, le Décret contient des mesures pour accroître la transparence du marché et protéger les petits investisseurs. Chaque émission de participations préférentielles, d’instruments convertibles ou de dette subordonnée doit être réservée exclusivement, à hauteur de 50 % au minimum de son total, aux clients ou investisseurs profession-nels dont le nombre ne doit pas être inférieur à 50. En outre, si les entités émettrices ne sont pas cotées, la valeur nominale unitaire des participations préférentielles et des titres de dette subordonnée doit être, au minimum, de 100.000 €. Pour les autres émissions, la valeur nominale minimum est de 25.000 €.

Par ailleurs, dans un souci de faciliter l’obtention de ressources par les banques, le Décret supprime la pénalisation imposée aux entités qui offrent aux déposants des rémunérations supérieures à des limites déterminées périodique-ment par les Pouvoirs publics.

Enfin, le Décret prévoit, avec effet à partir du 1er janvier 2013, une augmentation du coefficient de solvabilité des établissements bancaires, le niveau des fonds propres « durs » passant de 8 à 9 %.

La minutieuse régulation du processus de restructuration et d’assainissement des entités bancaires établit trois types de procédures, correspondant à trois niveaux de situation en difficulté.

Toutes ces procédures ont pour objectifs communs: – assurer la continuité des activités dont l’interruption pourrait perturber l’économie ou le système financier (tels que les systèmes de paiement, compensation et liquidation, servi-ces financiers d’importance systémique); – éviter les effets préjudiciables au système financier découlant d’une propa-gation des difficultés d’un établissement aux autres; – optimiser l’utilisation de l’aide financière publique requise; – protéger les déposants dont les fonds sont garantis par le FDG (Fonds de Garantie des Dépôts); – protéger les fonds remboursables et autres actifs des clients des établissements bancaires.

Il convient de souligner que toutes les mesures adoptées par le FROB (Fondo de Reestructuración Ordenada Bancaria) en sa qualité d’administrateur des entités bancaires, et dans le cadre des trois processus commentés ci-après, ne peu-vent donner lieu à aucune action en responsabilité civile ni au regard du droit des sociétés. Ces mesures peuvent être contestées uniquement par une procédure contentieuse-administrative.

La première procédure, dénommée « action précoce » (actuación temprana) concerne les établissements qui ne remplissent pas les conditions de solvabilité, liquidité, et de structure organisationnelle ou de contrôle interne, mais dont il apparaît probable qu’ils puissent y remédier par leurs propres moyens ou, exceptionnellement, avec une aide financière publique sous forme de recapitalisation (le FROB souscrivant ou acquérant des actions ou des titres d’apport en capital ou des instruments convertibles en ces derniers), pour autant que leur capacité à rembourser cette aide dans un délai maximum de 2 ans ressorte d’éléments objectifs.

C’est à la Banque d’Espagne qu’incombe le déclenchement de la procédure d’action précoce, soit à la demande des propres établissements soit d’office si la Banque a eu connaissance de leur situation. Il lui appartient d’approuver le plan d’action que les établissements concernés sont tenus de lui soumettre et, s’il y a lieu, elle peut requérir de ces derniers la cessation et remplacement de membres de leur organe de gestion ou, même, le remplacement provisoire, pour une durée d’un an renouvelable, de tout cet organe.

La deuxième procédure, correspondant à un processus de restructuration, concerne les entités bancaires dont la situation requiert une aide financière publique pour assurer leur viabilité mais pour lesquelles la Banque d’Es-pagne estime, sur la base d’éléments objectifs, qu’elles ont la capacité de rembourser cette aide dans les délais prévus à cet égard.

Le processus s’applique également aux banques qui s’avèrent inviables mais qui, par leur taille, peuvent engendrer un risque systémique pour tout le secteur, ainsi qu’à celles ayant antérieurement fait l’objet d’une « action précoce » qui ne leur a pas permis de surmonter leur situation.

Comme l’action précoce, la procédure de restructuration est engagée par la Banque d’Espagne soit à la demande des banques soit d’office dès que la Banque a connaissance de leur situation. Le plan de restructuration intègre des mesu-res visant à assurer la viabilité de l’établissement sur le long terme: elles consistent en des aides financières publiques par l’entremise du FROB et, le cas échéant, la cession d’actifs et de passifs des établissements concernés à une « socié-té de gestion d’actifs ». Au FROB incombe la détermination de la nature des mesures à prendre dans le cadre du plan de restructuration, ce dernier devant être approuvé par la Banque d’Espagne.

Préalablement à la mise en place du plan, le FROB devra déterminer la valeur économique de l’entité ou des actifs et passifs dont la cession est envisagée, sur la base de rapports d’experts indépendants prenant en compte les projec-tions économiques et financières hors l’aide financière publique.

L’approbation du plan par la Banque d’Espagne exonère les opérations par lesquelles s’instrumente la restructuration, de toutes autorisations administratives ultérieures dans le cadre de la réglementation bancaire.

Le FROB devra également communiquer au Ministre des Finances et de la Fonction Publique ainsi qu’au Ministre de l’Économie et de la Compétitivité un rapport exposant en détail l’impact financier du plan sur les fonds publics alloués. Le Ministre des Finances dispose d’un délai de 5 jours pour faire opposition au plan.

Pour sa part, la Banque d’Espagne, avant de prendre une décision sur les plans de restructuration qui lui sont soumis concernant des caisses d’épargne ou des coopératives de crédit, devra demander un rapport aux Communautés Auto-nomes où les caisses et les coopératives ont leur siège.

L’aide financière du FROB sur fonds publics pourra consister en: octroi de garanties, prêts ou crédits; – acquisition, auprès des entités soumises à la procédure de restructuration, d’actifs ou de passifs dont le FROB en poursuivra la gestion ou la confiera à un tiers; – recapitalisation des entités, moyennant la souscription d’actions ordinaires ou d’au-tres titres d’apports au capital social ou bien par l’acquisition d’instruments convertibles en ces actions ou titres d’ap-port.

Aucune caisse d’épargne ne peut bénéficier de la recapitalisation si, au préalable, elle n’a pas exercé l’option de céder toutes ses activités financières à un établissement bancaire dont elle est actionnaire. Il en est de même pour une ban-que dans laquelle participent conjointement des caisses d’épargne, si ces dernières ne lui ont pas cédé leurs activités financières.

Il est à noter que le seul fait de souscrire ou d’acquérir les actions ou parts sociales confère au FROB les droits corres-pondants ainsi que son incorporation à l’organe d’administration, sans autre formalité que la notification au Registre du Commerce.

Par ailleurs, le FROB n’est pas assujetti aux dispositions légales en matière de souscription d’actions ou parts et de conversion d’instruments financiers (notamment, limitations statutaires des droits d’assistance ou de vote aux assem-blées générales, présentation obligatoire d’une OPA, rapport du commissaire aux comptes en cas de suppression du droit préférentiel de souscription des associés, et en cas de l’émission d’instruments convertibles pour fixer les bases et les modalités de la conversion, etc.).

En aucun cas, l’aide financière du FROB, quelle que soit sa nature, ne réduira les éventuelles pertes engendrées par le processus de restructuration qui doivent être supportées, en premier lieu, par les actionnaires, les participants au capital et les associés, et, après eux, par les créanciers subordonnés. A cet égard, le FROB n’est considéré ni comme actionnaire, coparticipant au capital ou associé ni comme créancier. Par ailleurs, aucun créancier ne supportera da-vantage de pertes que dans le cadre d’une procédure collective normale.

Les créances du FROB bénéficient du rang de privilège général.

Les actions ordinaires ou d’apport ainsi que les instruments convertibles souscrits ou acquis par le FROB sont toujours pris en compte comme fonds propres de base et capital principal, sans que leur soient applicables les limitations fixées légalement à cet égard ni l’obligation d’être cotés dans un marché secondaire organisé.

Le degré de participation du FROB dans le capital social doit s’ajuster à la valeur économique de l’entité telle qu’elle résulte de l’évaluation par experts. Cette participation du FROB n’est pas prise en compte pour évaluer le niveau de participation des caisses d’épargne dans le capital des banques cessionnaires de leurs activités financières, niveau qui conditionne le maintien de leur statut d’entités de crédit ou leur transformation d’office en fondations (Décret-loi 2/2012 du 3 février, art.5 § 7 et 8).

Dans un souci d’efficacité d’emploi des fonds publics, le FROB cédera sa participation dans un délai maximum de 5 ans, selon des modalités ne portant pas atteinte à la libre concurrence.

Concernant les instruments convertibles en actions ou autres titres d’apport en capital souscrits ou acquis par le FROB, les entités émettrices doivent s’engager à les racheter ou les amortir dès que possible et, en tout état de cause, dans un délai maximum de 5 ans. En outre, les émissions doivent prévoir la conversion de ces instruments par décision unilatérale du FROB si ce dernier, avant l’expiration du délai de 5 ans, et après rapport préalable de la Banque d’Espa-gne, estime que la situation de l’entité rend improbable le rachat ou l’amortissement par elle de ces instruments dans le délai précité.

Si l’évolution économique et financière de l’entité ou celle des marchés n’ont pas permis d’atteindre les objectifs du plan de restructuration, le délai de rachat ou d’amortissement des instruments financiers peut être prorogé de 5 à 7 ans.

Pour la détermination du prix de souscription et d’acquisition des actions ou titres d’apport ou du taux de conversion des instruments de recapitalisation, il est appliqué à la valeur économique des entités l’abattement découlant de la réglementation européenne en matière d’aides publiques. Le FROB peut régler le prix de souscription ou d’acquisition, en fonds liquides ou par remise de titres de la dette publique, de titres émis par le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) ou par le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) qui lui succède, de titres émis par lui-même, ou bien en compensant ses créances sur les entités concernées.

La mesure phare du plan de restructuration et de la réforme, qui constitue une innovation majeure dans le droit ban-caire espagnol, est la faculté du FROB à obliger, par simple décision administrative, tout établissement de crédit à céder à une société « de gestion d’actifs » certaines catégories de ses actifs « … particulièrement « endommagés » ou dont le maintien dans le bilan de l’établissement est considéré préjudiciable pour sa viabilité, afin d’extraire ces actifs du bilan et permettre une gestion indépendante de leur réalisation ». La cession concerne également les passifs dont l’ex-traction du bilan s’avère nécessaire pour assurer la viabilité de l’entité de crédit.

La société de gestion, constituée par le FROB sous forme de société anonyme, pourra émettre des obligations sans que lui soit applicable la limitation de l’art. 405 de la Loi sur les Sociétés de Capital (les émissions d’obligations ne peuvent excéder le montant du capital et des réserves, sauf si elles bénéficient d’une garantie publique ou hypothé-caire). Outre le FROB, pourront devenir également actionnaires le FDG (Fonds de Garantie des Dépôts), les établisse-ments de crédit, les sociétés financières, d’autres investisseurs institutionnels et les entités définies réglementaire-ment. Toutefois, la participation publique ne pourra être égale ou supérieure à 50 % du capital social.

La cession des actifs à la société de gestion n’est subordonnée ni à l’accord préalable des tiers (les créanciers, dans le cas de la cession de passifs, par dérogation à l’art. 1205 du Code Civil) ni à l’accomplissement des procédures requises en matière de modifications des structures de sociétés. Cette cession s’effectue sur la base de la valeur réelle des actifs, telle que déterminée préalablement par la Banque d’Espagne à partir de rapports d’experts indépendants commis par elle.

Ces opérations de cession sont assujetties à un régime spécial dérogatoire: en aucun cas, elle ne peuvent être résiliées au motif de leur réalisation pendant la période suspecte; – s’agissant de cessions de créances litigieuses, l’article 1535 du Code Civil ne leur est pas applicable (droit du débiteur à apurer sa dette en réglant au cessionnaire le prix payé pour acquérir la créance litigieuse); – la société acquéreuse est exonérée de l’obligation de présenter une OPA; – les cessions n’impliquent aucune continuité ni augmentation de responsabilités en matière fiscale et de Sécurité Sociale, sauf en ce qui est prévu par l’article 44 de la Loi sur le Statut des Travailleurs (sauvegarde des droits des salariés, si cession de tous les actifs et passifs de l’entité dans le cadre d’un plan de résolution); – la société de gestion n’assume aucune obligation fiscale antérieure à la cession, découlant de la propriété, gestion et exploitation des actifs cédés.

La troisième –et dernière- procédure, qui est la résolution c’est-à-dire la liquidation réglementée des enti-tés concernées, constitue une figure nouvelle dans la législation bancaire espagnole.

Elle s’applique aux établissements de crédit non viables, ou dont il est raisonnablement prévisible qu’ils le seront dans un futur proche, pour lesquels la dissolution et la liquidation dans le cadre d’une procédure collective normale ne permettraient pas raisonnablement d’atteindre les objectifs communs aux trois types de procédure. Elle est égale-ment susceptible de s’appliquer dans les cas où les établissements de crédit ne peuvent présenter un plan de restruc-turation ou en présentent un jugé insuffisant par la Banque d’Espagne, ou bien en cas d’inexécution du plan ou si sa réalisation ne permet pas ou n’est pas susceptible d’atteindre les objectifs visés.

Sont considérés non viables les établissements de crédit qui, d’une part, se trouvent, ou dont il est raisonnablement prévisible qu’ils se trouveront prochainement, dans une des situations suivantes: inaccomplissement des obligations en matière de solvabilité, excédent du passif exigible sur l’actif, et impossibilité de s’acquitter ponctuellement de leurs engagements exigibles; et qui, d’autre part, ne peuvent –ou dont il est raisonnablement prévisible qu’ils ne pourront- se maintenir dans ces situations durant un délai raisonnable par leurs propres moyens, même en faisant appel aux marchés ou aux aides financières publiques susmentionnées.

A la Banque d’Espagne incombe d’engager la procédure de résolution, d’office ou sur proposition du FROB. Si ce der-nier ne détient pas une participation de contrôle de l’entité de crédit concernée, la première mesure de la Banque d’Espagne est la nomination du FROB comme administrateur unique de l’entité en remplacement de l’organe d’admi-nistration existant antérieurement.

Le FROB détermine le contenu du plan de résolution qui devra être approuvé par la Banque d’Espagne, selon les mê-mes modalités de procédure requises pour le plan de restructuration.

Mesure innovante dans la réglementation bancaire, préalablement à l’ouverture de la procédure de résolution, la Banque d’Espagne peut, sur la base d’indices fondés présumant l’existence d’une situation de résolution, requérir des établissements de crédit concernés: la sous-traitance de leurs services dont la prestation est compromise, afin d’en assurer la réalisation; la limitation de leur exposition, au niveau individuel ou de groupe; des réformes urgentes pour promouvoir la productivité et améliorer les prestations au public; la cession d’actifs déterminés; la limitation ou la cessation d’activités déterminées, actuelles ou en projet; restreindre ou arrêter le développement ou la vente de nou-velles opérations ou de nouveaux produits; modifier la structure légale ou opérationnelle des entités, afin de pouvoir séparer par des mesures de résolution, légalement et économiquement, des autres services ceux dont la prestation est compromise.

Le plan de résolution intègre les mesures suivantes: la vente des fonds de commerce des entités concernées; la ces-sion des actifs ou des passifs à une banque « d’attente »; la cession des actifs ou des passifs à une société « de gestion d’actifs »; une aide financière aux acquéreurs des fonds de commerce, à la banque « d’attente » ou à la société de « ges-tion d’actifs » si cette aide s’avère nécessaire pour faciliter la réalisation des autres mesures. Le FROB pourra engager une seule mesure ou plusieurs conjointement.

Si la cession ne porte que sur une partie des fonds de commerce ou des actifs et passifs, l’entité concernée fera l’objet d’une dissolution et liquidation dans le cadre d’une procédure collective.

La vente du fonds de commerce de l’entité de crédit se matérialise par la cession à un ou plusieurs acquéreurs, autres que la banque « d’attente »: des actions et tous titres représentatifs du capital ainsi que des instruments convertibles en ces derniers quels que soient leurs titulaires; et de tout ou partie des actifs et passifs de l’entité.

Les cessions s’effectueront au nom et pour compte des actionnaires ou associés, mais sans requérir leur accord ni celui des tiers détenteurs des instruments convertibles et sans avoir à accomplir les procédures requises en matière de modifications des structures de sociétés. De même, ne sont pas applicables à ces cessions les dispositions légales susmentionnées relatives aux souscriptions d’actions ou parts sociales et aux conversions d’instruments financiers.

Les cessions s’effectueront à prix de marché, en prenant en compte la spécificité de chaque cas. Le produit des ces-sions sera versé aux entités concernées, sous déduction des frais de toute nature engagés par le FROB y compris le coût des instruments d’aide financière que ce dernier aurait utilisés.

Dans le choix du ou des acquéreurs, le FROB doit agir de manière transparente, en évitant toute discrimination et tous conflits d’intérêt, et en optimisant le prix de vente ainsi que l’emploi des fonds publics. Toutefois, si la situation des entités concernées constitue une menace sérieuse pour la stabilité du système financier ou si cette manière d’agir est susceptible de compromettre la réalisation des cessions, le FROB peut sélectionner les acquéreurs sans respecter les principes précités sous réserve de le justifier auprès de la Commission Européenne.

En ce qui concerne la banque « d’attente », elle se définit comme un établissement de crédit contrôlé par le FROB dont l’objet est le développement de toutes ou d’une partie des activités de l’entité en situation de résolution ainsi que la gestion de tous ou d’une partie des actifs et passifs de cette dernière. La valeur de tous les passifs cédés à la banque « d’attente » ne peut dépasser celle des actifs cédés par l’entité en résolution ou de toute autre provenance, y compris les actifs liés à l’aide financière publique.

La gestion et l’administration de la banque « d’attente » s’inscrivent dans la perspective de sa vente ou de celle de ses actifs et passifs, quand les conditions favorables seront réunies, et en tout état de cause dans un délai maximum de 5 ans à partir de sa création ou son contrôle par le FROB. La vente doit s’effectuer dans le respect des principes de libre concurrence, transparence et non-discrimination, et son produit, sous les mêmes déductions que celles énoncées précédemment, sera versé aux actionnaires de la banque « d’attente ».

Une fois cédée la totalité ou une partie de ses actifs et passifs à une autre entité ou bien 1 an après que le FROB eut cessé de la contrôler, et en tout état de cause dans un délai maximum de 6 ans après sa constitution, la banque « d’at-tente » ne sera plus habilitée comme établissement de crédit et cessera son activité. Si, entretemps, la banque cesse d’être opérationnelle, le FROB, pour autant qu’il en ait le contrôle, procèdera à sa liquidation et en versera le produit aux entités en résolution lui ayant cédé leurs actifs et passifs.

Une autre mesure reprise par le plan de résolution est la cession, décidée par le FROB, à une société « de gestion d’ac-tifs » de certains actifs et passifs dont le maintien dans le bilan de l’entité porte préjudice à la viabilité de cette der-nière. Les modalités d’application de cette mesure sont les mêmes que dans le cadre du plan de restructuration.

Un élément important du Décret est l’obligation d’inclure parmi les mesures intégrant les processus de res-tructuration et de résolution des entités de crédit, des actions de gestion des instruments hybrides de capital et de dette subordonnée émis par ces entités, afin d’assurer un partage adéquat des coûts des restructurations et des réso-lutions en conformité avec la réglementation de l’Union Européenne en matière d’aides publiques, protéger la stabili-té financière et optimiser l’usage des fonds publics.

Les instruments concernés sont les participations préférentielles, les obligations convertibles, bons et obligations subordonnés et tous autres titres de dette subordonnée. Comme on sait, les participations préférentielles ont été largement émises dans le public par les établissements de crédit au cours des dernières années.

Ces actions de gestion peuvent être engagées, soit avec l’accord préalable des détenteurs des instruments, soit sans requérir leur accord.

Les actions avec l’accord préalable peuvent consister notamment en: – offres d’échange contre des instruments de capital (actions, parts sociales); – offres de rachat des instruments à leur valeur de marché, avec règlement en liquide ou contre souscription d’actions ou de parts sociales de l’entité ou contre réinvestissement du prix de rachat dans tout autre produit de l’entité; – réduction de la valeur nominale des instruments; – amortissement anticipé des instruments pour une valeur différente de leur nominal.

Les entités détermineront la valeur de marché des instruments sur la base de rapports d’experts indépendants; à cette valeur seront appliquées les primes ou décotes prévues par la réglementation européenne en matière d’aides publi-ques.

Si ces actions à caractère consensuel n’aboutissent pas à un partage adéquat des coûts, le FROB engagera des actions de gestion à caractère contraignant pour les entités de crédit concernées et pour les détenteurs d’instruments hybri-des, à l’exclusion des instruments hybrides souscrits par le FROB dans le cadre des mesures de restructuration ou de résolution des entités de crédit. Le FROB déterminera les instruments ainsi que les émissions sur lesquels porteront les actions, dans le respect de l’ordre de préférence des émissions et sous réserve que les actionnaires, coparticipants au capital et associés aient assumé au maximum les pertes induites par les processus de restructuration et de résolu-tion.

Le FROB pourra décider unilatéralement les actions suivantes:

  • Ajournement, suspension, suppression ou modification de droits, obligations, termes et conditions de toutes et de chacune des émissions d’instruments hybrides de capital et de dette subordonnée des entités de crédit concernées (notamment, paiement des intérêts, remboursement du principal, échéance, droits individuels ou collectifs des déten-teurs, droit de requérir la déclaration de « default » de paiement, etc.);
  • Obligation pour les entités concernées de racheter les instruments au prix déterminé par le FROB, qui ne peut être inférieur ni à la valeur de marché après imputation des primes ou déductions prévues par la réglementation euro-péenne en matière d’aides publiques ni à celui obtenu en cas de liquidation des entités dans le cadre d’une procédure collective. Le règlement du prix de rachat pourra s’effectuer par remise d’actions ou parts sociales détenues en propre par les entités et le FROB pourra obliger les détenteurs des instruments rachetés à réinvestir le prix dans des actions ou parts sociales des entités.

Les détenteurs d’instruments hybrides de capital et de dette subordonnée, affectés par les actions de gestion du FROB, n’ont d’autre voie de recours que la procédure contentieuse devant les juridictions administratives. Par ail-leurs, en aucun cas, les actions de gestion sur ces instruments ne pourront être considérées comme un motif d’inexé-cution ou d’échéance anticipée des obligations de l’entité avec les tiers autres que les détenteurs de ces instruments, et ne modifieront, suspendront ou supprimeront les relations de l’entité avec ces tiers.

Un recours contentieux-administratif contre les actions de gestion du FROB peut également être engagé par les ac-tionnaires et les associés affectés par ces actions, représentant au minimum 5 % du capital des entités émettrices des instruments hybrides.

Toutefois, comme il a déjà été indiqué précédemment, s’il est fait droit au recours, la Banque d’Espagne ou le FROB pourront alléguer, devant la juridiction saisie, les motifs qui déterminent l’impossibilité matérielle d’exécuter la sen-tence. Pour estimer la pertinence de ces allégations, la juridiction devra tenir compte, plus particulièrement, du vo-lume ou de la complexité des opérations concernées et du préjudice qui pourrait s’ensuivre, en cas d’exécution de la sentence, pour les entités concernées et pour la stabilité du système financier. Il est à présumer que ce dernier critère déterminera généralement la décision de la juridiction dans un sens favorable au recours de la Banque d’Espagne ou du FROB.

En principe, tous ces mécanismes de surveillance et d’intervention, parmi les plus rigoureux d’Europe, de-vraient permettre un véritable assainissement définitif du secteur bancaire et prévenir les pratiques à l’origine de la crise actuelle.

Comment et dans quelle mesure, la clientèle des établissements de crédit –particuliers et entreprises- sera affectée par cette réforme ?

La diminution des guichets bancaires va continuer et s’intensifier, par suite de la restructuration des banques existan-tes et la liquidation des autres. De 2009 à aujourd’hui, la concentration bancaire, volontaire ou imposée par les Pou-voirs publics, a réduit de 10 % le nombre de guichets existant à cette époque. Certains milieux professionnels estiment que la réforme portera cette réduction jusqu’à 25 %. On essaiera de pallier cette gêne pour la clientèle, l’Espagne étant un des pays les plus bancarisés du monde, par une amélioration des procédés télématiques, mais les particuliers risquent de supporter le coût d’usage des caisses automatiques de réseaux différents des leurs.

Par ailleurs, afin de faire face aux coûts des restructurations et de leur assainissement alors que leur potentiel de fi-nancement de l’économie –ainsi d’ailleurs que la demande de crédit, du fait de la récession- sont en berne, il est pré-visible que les entités bancaires seront amenées à élever leurs commissions. Etant donné que la majorité des usagers a des comptes dans plusieurs banques, cela débouchera sur une concentration de la clientèle.

La protection des déposants et des petits épargnants investisseurs se trouve renforcée. D’une part, la capacité de remboursement du FGD (Fonds de Garantie des Dépôts) est accrue, puisque l’activité du FGD se cantonnera à la ga-rantie des dépôts, ne fournissant un appui financier que dans le cadre des processus de résolution, à la requête du FROB et avec des ressources allouées par ce dernier. D’autre part, grâce aux mesures améliorant la transparence des offres de produits bancaires et à la suppression de la limitation des rémunérations des dépôts, l’épargne sera mieux protégée et rémunérée.

Enfin, par le biais de la structure de « defeasance » que constitue la société de gestion d’actifs, la réforme contribuera probablement à accentuer la pression à la baisse des prix de l’immobilier, compte tenu de l’obligation pour les ban-ques de céder leurs actifs immobiliers douteux à un prix intégrant une décote par rapport au prix du marché, lui-même déjà bien inférieur à la valeur inscrite au bilan. Cette chute accrue du marché aggravera le manque de solvabili-té de nombreux ménages propriétaires, ce qui ne manquera pas de peser sur leur potentiel de consommation.

UNE BONNE NOUVELLE POUR LES OPCVM ESPAGNOLS AYANT DES ACTIFS EN FRANCE

Par Felipe Sáez,

Administrateur de la COCEF,

Chargé des Relations Extérieures

 

Selon la législation fiscale française en vigueur, (art. 119 bis, 2°, du Code Général des Impôts), les dividendes acquittés par des sociétés françaises résidentes à des personnes physiques ou morales non domiciliées fiscalement en France sont assujettis à une retenue à la source, de 30 % actuellement.

Cette retenue n’est pas applicable aux dividendes versés par ces mêmes sociétés françaises à des personnes physiques ou morales ayant la qualité de résidents fiscaux en France.

Conformément à ce principe,  la retenue s’applique aux dividendes provenant de sociétés françaises perçus par des OPCVM (Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières) espagnols non résidents, tels que les Sicav (Sociétés d’Investissements à Capital Variable) et les Fonds d’Investissements. Toutefois, en vertu de la Convention franco-espagnole en vigueur pour prévenir la Double Imposition, le taux de cette retenue est limité à 15 %.

En revanche, la retenue ne s’applique pas aux dividendes distribués par des sociétés françaises dès lors que leurs bénéficiaires sont des OPCVM français résidents.

Cette réglementation pénalise, surtout, ceux des Sicav et Fonds d’Investissements espagnols qui sont assujettis à un régime spécial de l’Impôt sur les Sociétés (IS), du fait que le nombre de leurs actionnaires ou co-participants est supérieur à 100.

En effet, en vertu de ce régime fiscal spécial, et bien que ces OPCVM se voient appliquer un taux d’imposition extrêmement réduit (1 %), ils perdent le droit à imputer sur leur impôt brut un avoir fiscal -égal à la retenue à la source- pour les dividendes ou les participations aux bénéfices perçus de sociétés non résidentes, de manière ainsi à éliminer la double imposition internationale.

Il en résulte que ce taux réduit d’imposition ne compense pas la suppression de l’avoir fiscal. Cela donne lieu actuellement, pour les placements collectifs portant sur les valeurs mobilières françaises dans le cadre du régime fiscal spécial, à une charge fiscale plus élevée que si ces placements avaient été réalisés directement ou, dans le cas de personnes morales, s’ils avaient été effectués par l’entremise d’une OPCVM imposée normalement.

Cependant le droit communautaire interdit toutes restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres de l’Union Européenne et entre ceux-ci et les autres États (art. 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne ou TFUE).

Cette interdiction ne porte pas atteinte au droit qu’ont les États membres d’appliquer les dispositions pertinentes de leur législation fiscale établissant une distinction entre les contribuables qui ne se trouvent pas dans la même situation en ce qui concerne leur résidence ou le lieu où ils ont investi leurs capitaux (art. 65, 1 du TFUE. Néanmoins, les réglementations nationales ne doivent pas constituir un moyen de discrimination arbitraire ni une restriction déguisée à la libre circulation des capitaux et des paiements (art. 65,3 du TFUE).

Tout ce qui précède a donné lieu, en 2010, à un recours de la part de plusieurs OPCVM étrangères, aussi bien espagnoles que d’autres pays européens, auprès du Tribunal administratif de Montreuil. Alléguant que l’application de la retenue à la source uniquement aux OPCVM étrangères et non aux françaises constitue une discrimination au regard de la libre circulation des capitaux garantie par le droit communautaire, les OPCVM espagnols réclamèrent le remboursement des retenues ayant grevé les dividendes qu’ils avaient perçu en 2004 et 2005.

Le Tribunal administratif consulta le Conseil d’État, lequel lui enjoignit de demander à la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) si, pour déterminer l’existence ou non d’une discrimination fiscale entre les OPCVM français et étrangers, il y a lieu de considérer le traitement fiscal applicable aux dividendes perçus en France par les OPCVM non résidents uniquement et exclusivement au niveau des OPCVM ou bien il faut tenir compte de la situation fiscale des porteurs de parts ou d’actions, étant donné que les OPCVM bénéficient généralement d’exonérations ou d’une fiscalité réduite dans leur pays de résidence. 

La CJUE a prononcé son arrêt le 10 mai 2012. Les attendus de cet arrêt son intéressants en ce que les príncipes invoqués sont susceptibles de justifier des recours contre d’autres modalités des législations fiscales nationales.

En premier lieu, la Cour rappelle que la jurisprudence communautaire a qualifié comme mesures restrictives des mouvements de capitaux, celles susceptibles de dissuader les investissements des non résidents dans un État membre ou les investissements de résidents de cet État dans les autres États. Tel est le cas de la réglementation en vertu de laquelle sont imposés différemment les dividendes perçus par les OPCVM en fonction de la résidence de ces Organismes, car cette réglementation est susceptible de décourager aussi bien les placements des OPCVM non résidents dans des sociétés françaises que les placements de résidents français par l’entremise d’OPCVM étrangères.

En conséquence, la CJUE considère que la réglementation française à cet égard constitue une restriction à la libre circulation des capitaux, interdite, en principe, par le droit de l’Union Européenne.

En deuxième lieu, la Cour rappelle qu’une telle restriction peut être compatible avec le droit communautaire, pour autant qu’elle concerne des situations non objectivement comparables ou bien qu’elle soit justifiée par une raison impérieuse d’intérêt général.

Pour apprécier le caractère comparable des situations, la Cour précise que, lorsqu’une réglementation fiscale nationale établit un critère distinctif pour imposer les bénéfices distribués, il convient de tenir compte de ce critère.

En l’espèce, le critère est le lieu de résidence des OPCVM, puisque ne sont assujettis à une retenue à la source sur les dividendes perçus en France que les OPCVM non résidents dans ce dernier pays. Aussi, la Cour estime que l’appréciation de la comparabilité doit s’effectuer uniquement au niveau des OPCVM, sans tenir compte de la situation fiscale des porteurs de leurs parts ou actions.

La CJUE considère donc que la différence de traitement entre les OPCVM résidents et non résidents ne peut se justifier par une différence de situation pertinente.

Quant aux motifs d’intérêt général qui pourraient justifier la restriction sus mentionnée, l’un d’eux pourrait être la nécessité de sauvegarder la répartition équilibrée du pouvoir d’imposition entre les États membres. Il s’ensuit qu’une différence de traitement est admissible pour autant que la réglementation nationale vise à prévenir des comportements de nature à porter atteinte au droit d’un État membre d’exercer sa compétence fiscale sur des activités réalisées dans son territoire.

Toutefois, si un État membre décide de ne pas imposer les dividendes d’origine nationale que perçoivent les OPCVM résidents, il ne peut invoquer cette nécessité de sauvegarder la répartition équilibrée du pouvoir d’imposition pour justifier son imposition de ces mêmes dividendes dès lors qu’ils sont perçus par des OPCVM non résidents.

L’État membre ne peut non plus invoquer la nécessité de garantir l’efficacité des contrôles fiscaux, puisque l’imposition s’applique uniquement et exclusivement aux OPCVM non résidents.

De même, il ne peut justifier la différence de traitement par la nécessité de préserver la cohérence du régime fiscal, à défaut d’un lien direct entre l’exonération de retenue à la source sur les dividendes d’origine nationale perçus par les OPCVM résidents et l’imposition de ces mêmes dividendes en tant que revenus des porteurs de parts ou actions des OPCVM. En effet, l’avantage fiscal attribué aux OPCVM résidents n’est pas subordonné à la redistribution par ces derniers des dividendes, de manière à ce que l’imposition de ces dividendes au niveau des porteurs de parts ou actions compense l’exonération de la retenue à la source.

Par conséquent, la Cour de Justice de l’Union Européenne déclare que  » Les articles 63 TFUE et 65 TFUE doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une réglementation d’un État membre qui prévoit l’imposition, au moyen d’une retenue à la source, des dividendes d’origine nationale lorsqu’ils sont perçus par des organismes de placement collectif en valeurs mobilières résidents dans un autre État, alors que de tels dividendes sont exonérés d’impôt dans le chef des organismes de placement collectif en valeurs mobilières résidents dans le premier État « .

Cet arrêt revêt une grande importance pour deux raisons.

D’abord, il fait jurisprudence. Partant, il fournit des arguments de défense auprès d’autres juridictions dans les procédures engagées à la suite de situations discriminatoires analogues. 

Ensuite, il est applicable avec effet rétroactif.

En effet, étant donné le montant élevé des requêtes en restitution (4,2 milliards d’euros), le Gouvernement français avait demandé à la CJUE de limiter dans le temps les effets de sa décision, si celle-ci déclarait incompatible la réglementation faisant l’objet des recours avec le droit communautaire pris en ses articles 63 et 65 du TFUE. A l’appui de sa demande, il alléguait les graves conséquences économiques d’une déclaration d’incompatibilité et le fait que, compte tenu du comportement de la Commission Européenne et des autres États membres, l’État français pouvait considérer que la réglementation contestée était conforme au droit communautaire.

La Cour a rappelé que, selon une jurisprudence constante, l’interprétation qu’elle donne d’une disposition du droit communautaire « éclaire et précise la signification et la portée de cette disposition, telle qu’elle doit ou aurait du être comprise et appliquée depuis le moment de son entrée en vigueur« . En conséquence, la disposition interprétée peut et doit être appliquée par la Cour, même à des rapports juridiques nés et constitués avant la décision statuant sur la demande d’interprétation.

C’est seulement à titre exceptionnel, quand sont réunis les critères de la bonne foi des parties et le risque de troubles graves, que la Cour peut limiter la possibilité pour les parties intéressées d’invoquer une disposition interprétée par elle afin de mettre en cause des relations juridiques établies de bonne foi.

La Cour a déclaré que, dans le cas présent, il n’existait pas, comme alléguait le Gouvernement français, d’incertitude objective et importante quant à la portée des dispositions du droit communautaire, et que le Gouvernement français n’avait pas non plus précisé en quoi les comportements de la Commission Européenne et des autres États membres auraient contribué à cette incertitude.

En effet, selon la jurisprudence constante de la Cour, pour déterminer la compatibilité d’une réglementation comme celle faisant l’objet des recours, il convient d’apprécier si les situations sont comparables en les prenant en compte au niveau choisi par l’État membre lui-même (les OPCVM dans le cas présent).

Il n’y a donc pas lieu à bonne foi découlant d’une incertitude objective.

Quant à l’argument tiré d’un risque de trouble économique, la Cour a rappelé que, conformément à une jurisprudence constante, les conséquences financières qui pourraient découler pour un État membre d’un arrêt rendu à titre préjudiciel ne justifient pas, par elles-mêmes, la limitation dans le temps des effets de cet arrêt. Et ce d’autant plus que le Gouvernement français n’avait pas présenté des données qui auraient permis d’apprécier ce risque.

Au vu de ce qui précède, la CJUE a conclu « qu’il n’y a pas lieu de limiter dans le temps les effets du présent arrêt « .

L’Administration française va être obligée d’appliquer un traitement fiscal identique aux résidents et non résidents, soit en exonérant de retenue à la source les non résidents soit en imposant cette retenue à tous les contribuables qu’ils soient résidents ou non. Selon plusieurs experts, la seconde option apparaît plus probable, comme cela a été le cas aux Pays Bas en 2008, car une exonération généralisée pèserait sérieusement sur les Finances publiques (la retenue à la source représente actuellement près de 1 milliard d’euros de recettes annuelles).

Entretemps, cet arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne constitue une bonne nouvelle pour les OPCVM espagnols et, par ricochet,  pour la balance des paiements de l’Espagne.